323 - En attendant son retour...
Hahhh, je m’ennuie, Pascal me manquait.... Jeudi enfin, Pascal rentrait ce week-end... Plus que 2 jours à tuer!
Samedi 14, après son départ, j'avais heureusement une journée plutôt chargée ce qui m’évitait de trop penser à lui. C’était l’anniversaire de mon neveux hier, le 13, et on le fêtait ce soir, alors j’ai été très occupée le reste de la journée à préparer des gâteaux. Après la fête d'anniversaire chez ma soeur, j'ai fini la soirée en compagnie de Thomas. On est sorti prendre un verre en tête à tête.
En fait, je pensais que Pascal me manquerait plus que ça. Le savoir à des milliers de kilomètres était finalement rassurant, aucune chance qu’il soit avec Caroline! Qu’il soit avec Jess ne me terrassait pas autant qu’on pourrait le croire, c’était sa femme, et elle l’était déjà longtemps avant leur mariage. Si Pascal couchait avec elle, ça ne me surprendra pas. Ok, ça me fera mal à en crever, mais je survivrais. Bien sûr, les images de la vidéo me revenait aussitôt en tête, et une petite piqûre se faisait sentir au niveau du coeur.
De toute façon, je ne chercherais pas à le savoir. Pas que ça m’était égal, mais c’était sa femme après tout.
Je suis sortie un soir avec Layne, qui bien sûr savait que Pascal était absent. J’ai passé la nuit avec lui et je ne me sentais absolument pas coupable. En rigolant, Layne m’a demandé d’être sa maîtresse secrète, mais je savais qu’il le pensait. J’y ai sérieusement réfléchi l’air de rien; ça me permettrait sans doute de me détacher un peu de Pascal, d’être moins amoureuse. Mais, Layne n’était pas le bon plan. Il était bien trop proche de toute la petite clique, c’était le meilleur moyen de se faire prendre. Si Pascal l’apprenait, je pourrais mettre une grosse croix sur lui, cette fois, il ne me le pardonnera pas.
Si je devais choisir un amant, mon choix se porterait sur quelqu’un qui aurait une copine à qui il tient. Un mec tendre avec qui je m’entendrais bien sexuellement, mais à qui je n’aurai aucun compte à rendre et qui ne cherchera jamais plus que ça! Qui saurait détaler aussi vite qu’il était venu ;)) Surtout un qui ne fasse pas partie de mon cercle, qui saurait tenir sa langue et n’en parlerait jamais à personne, même sous la torture. Pas facile à trouver!
J’ai aussi passé beaucoup de mon temps avec Thomas qui prenait son rôle très au sérieux. En fait, je l'ai vu presque tous les jours; si j'avais un truc, je finissais chez lui après. Je l’adore ce mec, il est vraiment adorable dans tous les sens du terme. Mercredi soir, on a mangé chinois devant un DVD, puis bavardé comme de vrais commères. Hihihi. Bien sûr on a parlé des relations ambiguë entre Pascal et Caroline.
J'aimais probablement être avec lui parce que c'était, en quelque sorte, une façon de me rapprocher de Pascal. Il me racontait pleins d'anecdotes sur leurs enfances, des relations amoureuses de Pascal. Il m'a raconté que losrque Pascal a commencé à fréquenter Cassandra, Jess s'était rendue compte qu'elle était amoureuse de lui, et elle a tout fait pour qu'ils soient ensemble. Leurs relations avaient toujours été cahotique, Pascal était du genre renfermé et discret, Jess était tout le contraire. Un peu gêné, il pense que Jess ne laissera jamais Pascal lui échapper. Mouais... elle aura peut-être pas le choix!
Puis, me sentant en confiance, après lui avoir fait promettre de ne jamais en parler; j’ai raconté à Thomas ce que son père adoptif, le père à Pascal, avait essayé de faire. Thomas ne connaissait pas les détails, mais il s’était douté de quelque chose, mais il ne savait pas que j’étais concernée. Ça ne l’étonnait pas vraiment, il était surpris qu’ils aient attendu aussi longtemps et n’osait pas imaginer la réaction de Pascal, furieux lui semblait être un euphémisme.
Jeudi soir, petite sortie avec mes copains, mais j’ai retrouvé Thomas plus tard. Mes copains ne me voyait plus comme “un” des leurs, j’étais tombée dans la catégorie des “filles”. Pour eux, ça signifiaient les “objets” avec lesquels on couche. J’avais du boulot pour que les choses redeviennent comme avant :( A l’arrivée de Thomas, je n’ai pas trop osé rester avec lui à cause de mes potes.
Layne est passé un petit moment en fin de soirée. Je ne voulais pas qu’on nous voit partir ensemble, alors on est parti chacun de son côté et séparément pour se retrouver chez lui. J’étais un peu préoccupée par la discussion que j’avais eu avec Pascal. A son retour, il avait à me parler. Je ne savais pas trop quoi en penser.
- Iiiichhhhi... Ça sonne pas terrible. Je vais pas pouvoir attendre, dis moi...
Il avait rit. J’aime son rire, j’imaginais son visage et les petits plis aux coins de ses yeux. J’ai insisté. Attendre son retour me paraissait impossible, mais il n’a rien voulu me dire.
- Quant je rentre. Hééé, je rentre dimanche Babe, dans même pas 2 jours et demi!
- Ok, dis moi si je dois m'inquiéter ou pas? C’est bon ou mauvais? C’est mauvais hein?
Arfff, Pascal me dit que ce n’était rien, juste qu’il ne voulait pas oublier. Je ne le croyais pas vraiment, mais sa voix semblait normale, pas d’intonation plus dure ou indéterminée. En plus, il m’a répété des milliers de fois que je lui manquais et qu’il m’aimait, ça pouvait pas être mauvais? Mais quand même, je savais que je passerais mon temps à me torturer pour essayer de deviner!
C’était peut-être pour me dire qu’il mettait fin à sa séparation d’avec Jess? Peut-être qu’ils allaient se remettre en ménage? Mais je ne pense pas que c’était pour me quitter, je l’aurai entendu dans sa voix.
Qu’il me téléphone tous les jours finalement était un empoisonnant. Après ses coups de fils, je passais des heures à penser à lui; ce qu’il pouvait être en train de faire, s’il s’amusait, si je lui manquais et des tonnes de conneries du style. En fin de compte, j’aurai préféré qu’il m’appelle un peu moins. Je pense qu’on peut me coller l’étiquette; “Loin des yeux... loin des pensées”, peut-être pas du coeur, mais de la tête oui! Oui, je faisais définitivement partie de ses personnes qui sans attention et constant rappel de l’existence de l’autre, il s’efface. Bizarre non?
Le 1er jour avait été difficile, après ben, c’était comme un lointain souvenir. En fin de semaine, j’étais pratiquement repasser en mode-célibataire; je fais ce que je veux et je n’ai de compte à rendre à personne. Bien qu’après chacun de ses appels, je nageais pendant quelques heures dans une sorte de flou artistique. Si je sortais juste après, j’étais sage comme une image.
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------ En attendant son retour... - (323) - (jeu.19.nov.09) ------