325/14 - Un début d émancipation?
Vendredi, 21 Novembre 2014 - 325/14 - Un début d’émancipation?
Vendredi soir, je jouais aux cartes et Steven sortait de son côté avec ses potes. On se retrouvait chez lui vers minuit. Glups, on commençait à passer toutes nos soirées ensembles, et ce n’était probablement pas une bonne idée. Ça donne l’impression qu’on sort ensemble, et ce n’est pas le cas. Et... l'idée me plaisait assez!
J’ai donc décidé de rentrer gentiment chez moi. Je l’ai averti. Comme il insistait, je lui ai dis qu’en fait, je devais aller récupérer une copine à Yverdon. Oui, parce qu’entre temps, j’avais eu Dol en ligne, et j’avais accepté d’aller la chercher. J’ai promis de l’appeler demain et qu’on pourrait se voir s’il le voulait.
On irait probablement chez moi, et je n’avais aucune idée l’heure à laquelle j’arriverais à me débarrasser d’elle. L’empêche, ça m’a manqué de ne pas voir Steven ce soir.
Une fois que j’avais ramené Dol, qui était carrément et totalement bourrée, je me suis sentie désoeuvrée, seule, en manque de compagnie. J’avais envie de le voir, de courir chez lui, mais je n’ai pas osé l’appeler.
Pascal me laissait des dizaines de messages. Il n’allait pas au chalet ce week-end, il ne bougerait pas de chez lui et me demandait de passer à la maison. Je n’en avais pas envie, alors je n’ai rien répondu. Je n’ai pas non plus répondu aux messages de Caro ou de Thomas, je ne voulais pas avoir à me justifier ou à mentir.
Mort de rire… Steven a débarqué chez moi à 1h du matin… Ça m’a fait drôlement plaisir. Finalement, il se passait peut-être quelque chose entre nous, qui risquait de déboucher quelque part… Je commençais sérieusement à m’attacher à lui! Ça me faisait un peu peur.
Mais, quelque part au fond de moi, j’avais mal au coeur de la manière que je traitais Pascal. Vraiment mal au coeur. Et je savais bien que je l’aimais toujours, mais j’avais aussi envie de le fuir, fuir ce sentiment trop fort, difficile à supporter pour moi. Je savais que si je le voyais, je fondrais.