331/2015 - Hostilité

Publié le par JaneDo


Vendredi - 27 Novembre 2015 - 331/2015 - Hostilité

Vendredi, tout le monde va au chalet, et moi alors? J'ai décidé d'y aller et de m'incruster, même si je savais que je n'étais pas la bienvenue. J'ai demandé à Steven de m'accompagner. Hum.

Je ne dormais pas sur place, j’étais venue juste pour sortir avec eux. Le lendemain matin, Steven tout comme moi, avions des rendez-vous. Je devais prendre ma nièce vers 10h30, et l’accompagner pour faire les courses pour sa soirée pyjama, qu’elle organise pour samedi prochain.

Hum, un silence gênant s’est installé dès qu'on a posé les pieds sur le pas de la porte! Hum hum! Glacial.

Apparemment, personne ne s’attendait à me voir. On a emboîté le pas aux 3 autres personnes qui sont arrivés en même temps que nous. Les « enfin, etc » ont salués leurs arrivées, et une fois que nos 2 têtes se sont montrés, silence radio, motus.

Ça fiche un de ces froids! Steven a fait comme si de rien, mais il me l’a fait remarqué un peu plus tard quant on était en tête à tête. Pascal s’est levé pour venir nous accueillir comme tout le monde semblait tout à coup pressé de regarder ailleurs, en jetant des regards en coin à Jess et Pascal.

Son geste m’a touchée, mais pas des masses à Jess, qui a viré au rouge. Pas difficile de décoder le regard hostile qu'elle m'a lancé. Si j'avais été en sucre, je me serais cristallisée sur place. Thomas n’était pas dans les parages. Il était en bas en train de jouer au Billard. Quelques petits malins ont été le mettre au courant et il est arrivé comme une flèche.

Il a remarqué que nous n’avions pas de bagages, je lui ai confirmé qu’on ne dormait pas au chalet.

Quant on est sorti manger, Jess s’est arrangée pour que Pascal soit le plus loin possible de nous. Heureusement, Caroline s’est assise à côté de moi. Il y avait aussi Natacha, la petite peste qui avait fait des avances à Pascal. Je me demande si Jess savait ça?

Je ne parle jamais beaucoup, mais j’écoute bien, alors j’ai écouté Caroline. Elle aussi avait noté la baisse de l’ambiance quant on est arrivé. Elle n’avait pu échanger que quelques mots avec Pascal, mais toujours en présence.

Jess le surveillait comme une vraie mère poule. Elle répondait même à sa place dès fois.

Après dîner, on s’est entassé dans un bar, le bar qu’on avait l’habitude de fréquenter. Je me suis mise de manière à pouvoir voir Pascal dans les miroirs derrières les boissons. Je lui tournais le dos, mais je le voyais nous épier sans cesse en se mordillant la lèvre inférieur. Un tique quant ça va pas.

Steven m’avait fait promettre de ne pas me volatiliser pour aller me coller à Pascal, sinon, il se casse. Apparemment, il n’était pas au courant que Pascal n’avait pas le droit de m’adresser la parole! C’était d’autant plus facile de faire une promesse que je n’aurais aucun mal à tenir.

Chaque fois qu’il me touchait ou passait son bras autour de mes épaules pour me chuchoter un truc à l’oreille, je voyais Pascal se raidir et nous fixer intensément. D’ailleurs, Jess l’a pincé une fois pour qu’il la regarde et l’écoute. Mais Pascal n’a pas pu s’empêcher de se détourner nerveusement pour regarder dans notre direction.

Vers les 1h du matin, j’ai décidé qu’on l’avait assez torturé comme ça et on a décidé de rentrer. Steven m’a proposé de dormir chez lui, et j’avoue que j’étais tentée. Je n’avais pas vraiment envie de dormir toute seule, mais demain matin, j’avais des obligations que je n’avais pas pu annuler.

J’ai dû refuser et me glisser toute seule dans un lit tout froid et tout vide. Pascal ne dormira pas seul lui, et son lit ne sera pas aussi glacial que le mien. Chiotte.


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