332/2013 - Crever de chagrin..

Publié le par JaneDo


Jeudi, 28 Novembre 2013  - 332/2013 - Crever de chagrin..

Café avec ma frangine ce matin, cours d’équitation avec ma puce à 16h. J’étais à la sortie de son école à 14h30, comme prévu. Elle avait du jus de pomme de son école pour moi. Le soir, j’ai dîner avec mes 2 nanas avant de rentrer. Pas de nouvelles de l’autre bout du lac. Triste, mais je m’y attendais.

L’empêche, c’est vache, Pascal aurait dû m’appeler au moins pour savoir comment j’allais. Même s’il n’avait rien à me dire. Comment peut-on prétendre avoir aimé quelqu’un et agir comme ça? C’est peut-être les mecs finalement. J’aurai pu appeler, oui mais, ce n’est pas comme ça que ça marche. Ce n’était pas à moi de le faire.

Bordel, la souffrance est tenace. J’ai du mal à trouver le sommeil et quant j’y arrive, je me réveille en sursaut. Comme si j’avais oublié quelque chose. Comment devrais-je réagir? Que faire? Attendre? C’est une non-solution. Attendre ne sert à rien, et agir non plus. Pffff… Le temps s’écoule lentement, et j’ai toujours aussi mal.

Heureusement, ou pas, ce week-end, c’est l’anniversaire de ma nièce, alors je serais hyper occupée. Il faut que je fasse le gâteau aussi. Le week-end n’a même pas commencé et je me sens déjà épuisée. Quant je dors un peu, je me réveille en ayant mal partout, comme si j’avais passé la nuit dans un machine lave-linge.

Arf, en rentrant de chez ma frangine, j’ai été faire un tour chez Pascal. Il faisait un froid polaire. Emmitouflée dans ma veste, écharpe enroulé autour du cou, j’ai passé une heure é regarder Pascal trier ses DVDs. Assis parterre devant le meuble, il lisait les résumés, le remettait en place. Vachement palpitant. Jess ne semblait pas être à la maison. Thomas non plus.

J’aurai pu en profiter pour aller lui parler? L’appeler? Un petit bruit non loin de moi, m’a fait réaliser que je n’étais pas la seule dans le coin. Caroline sans doute. Elle était debout au coin de la haie et regardait dans la même direction que moi, un moment plus tôt. Au lieu de regarder Pascal, j’ai surveillé Caro. Je ne voulais pas qu’elle sache que j’étais là.

Je ne sentais plus mes pieds. Pourquoi est-ce que je n’avais pas mis des bottes. Les baskets, c’était vraiment une mauvaise idée. Le hic, c’est que je ne sais pas dans quel carton et où j’ai laissé mes pompes. Va falloir que je cherche.

Après 20mn d’observation, alors que je commençais à geler sur pieds, Caro a décidé de monter chez Pascal. J’ai failli partir, furieuse contre moi, de n’avoir pas eu le courage de le faire en premier. Caro est toujours un pas en avant!

Pascal lui a fait la bise et ils ont discuter peut-être 5mn, debout dans l’entrée. Puis, Caroline est passée devant moi pour rentrer chez elle. Elle était bouleversée. Je me demande ce qu’ils se sont dit. Si je voulais le savoir, j’aurai pu passer chez elle? Puis non. Sinon, on finira la soirée à se pleurer dessus. Puis, j’avais encore en travers de la gorge, que Pascal lui ait parlé avant moi.

Zut… Pascal me manque… Je sais qu’au fond de moi, j’ai toujours l’espoir que ce ne soit pas fini… On s’était séparé souvent, mais on avait toujours retrouvé le chemin l’un vers l’autre. Oui, j‘espérais encore. Ce sera foutu le jour où je baisserai les bras. Je n’arrivais pas à croire que ça puisse être sérieux. Non, on ne peut pas aimer, et du jour au lendemain, plus rien. Ce n’était juste pas possible pour moi de croire ça.

J’avais trop froid pour continuer ma surveillance. Depuis ce soir là, je suis toujours glacée jusqu’à l’os, incapable de me réchauffer. Bah, quand même de petits coups de chaleur, mais ça ne dure que 5mn.

Demain, va falloir emmener mon canapé-lit chez Carmine pour l’anniversaire à Lilice samedi… Ça me stress déjà. Je rêve d’un week-end, toute seule, à ne rien faire, juste rester chez moi. Je rêve de pouvoir me larver du vendredi au lundi, sans avoir à mettre le nez dehors, et ne voir personne. Je couperais mon natel, me louerais pleins de films… Quoique, j’ai l’ordi comme cinéma moi. Faut que je trouve une petite prise USB, comme Pascal pour échanger avec la télé, comme ça, je serais sur grand écran.

Pascal me manque tellement… Avec un hiver si froid, je devrais être au chaud dans ses bras. Je dois me secouer, et penser à autre chose!


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