333/2012 - Résistance à la flotte!

Publié le par JaneDo


Jeudi - 29 novembre 2012  -  (333/2012)  -  Résistance à l’eau!

Pascal m’a accompagnée à ma voiture. Mes jambes tremblotaient légèrement. Difficile de mettre un pas devant l’autre, tout en essayant d’avoir l’air de glisser au lieu de marcher, séduisante et à l’aise. Après quelques pas, il a passé son bras autour de mes épaules. Je crois que c’est pour ça que mes jambes ne me portaient plus. Il me tenait de manière amicale et pas comme un petit ami.

Mais moi, j’avais le coeur qui battait dans les oreilles, qui battait trop vite que j’en avais le souffle coupé. Et je n’entendais rien de ce qu’il me disait. Il a dû se répéter. L’honneur était sauf, ça pouvait passer pour de l’hésitation, penser que je n’en avais pas très envie. Alors il a insisté.

Arrivé à ma voiture, Pascal s’est penché sur les éraflures du côté conducteur. Je lui ai dis que c’était l’oeuvre de mon frangin. Il a proposé que je passe chez son carrossier, mais je n’ai jamais eu envie de la réparer. Je me suis baissée à mon tour pour passer la main sur les marques. Pascal a pris mon visage dans ses adorables mains chaudes. Il ne s’intéressait plus à ma voiture. En plongeant son regard dans les miens, avec douceur, il m’a posé un tendre bisou sur les lèvres.

Vacherie… Mon coeur faisait quelques claquettes, oh encore, je voulais plus…

Je n’ai pas essayé de le repousser quant il m’a prise dans ses bras quant on s’est relevé. J’aurai dû parce qu’on avait pas le droit de faire ça. Ses lèvres chaudes parcourant délicieusement ma gorge, il me chuchotait encore sa demande; “viens à la maison… rentre avec moi”. Jeeez, qu’est-ce que c’était dur de lui résister. Mais je voulais qu’il propose de venir chez moi. C’est ce que j’espérais, ce que j’attendais de lui, alors j’ai résisté.

A peine 5mn après qu’on se soit séparé, je roulais en silence. Pour une fois, je n’avais pas envie de musique à plein tube. Je voulais réfléchir. Me convaincre que j’avais eu raison de refuser. Oui, j’avais eu raison. Si j’avais craqué, il ne pensera jamais à passer chez moi. la sonnerie de mon natel m’a fait sursauter. C’était lui.

Encore une fois, il me demandait si je ne voulais pas changer d’avis, si je ne voulais pas aller dormir chez lui. Je me sentais faiblir. Là encore j’ai eu toutes les peines du monde à ne pas céder. En imaginant comment je me sentirais dans ses bras, j’avais juste envie de faire demi tour et courir chez lui.

Je suis faible Je ne réussirais jamais à obtenir ce que je veux si je n’arrive pas à être plus déterminée. Plus dure.

Pourtant, j’ai fait demi tour. Après avoir réussi à refuser son invitation pressante, dès qu’il a raccroché, j’ai regretté. Alors je l’ai rappelé. Rhhh, ça sonnait occupé et j’ai flippé. Est-ce qu’il appelait Caro? Non, il essayait aussi de me joindre encore. Pascal voulait encore essayé de me faire changer d’avis. Pas la peine. Zut, si j’avais deviné, j’aurai attendu et fait semblant de finalement céder. Je l’imaginais en train de sourire, heureux.

Pascal m’attendait dehors devant sa voiture avec un grand sourire. Est-ce que c’était le sourire de la victoire? De me voir capituler? Non, je ne pense pas. Il avait l’air sincèrement content de me voir. Jess est sortie voir ce qu’il fabriquait. On avait pas pris la peine de dîner, Pascal s’est donc immédiatement mis à cuisiner après s’être changé. Je suis montée chez Thomas.

Thomas était affalé sur son canapé à détailler une carte de pizza à livrer. Tout comme Jess, il n’était pas doué en cuisine. Pascal m’avait dit qu’il me préviendrait dès que ce serait prêt, je suis donc descendue lui demander si Thomas pouvait manger avec nous. Jess m’a flinguée du regard. Je n’ai pas tout de suite compris, mais elle n’a pas apprécié. Je me comportais comme si j’étais chez moi… Et Pascal, mon mari!

Milles excuses Jess, c’était pas exprès.

Après le dîner, on a pris le café ensemble. Thé ou petit verre de vin rouge pour les autres. Il n’y a que moi qui boit du café à toutes heures. Pascal m’a fait un petit signe, c’était le moment de s’éclipser. J’ai salué tout le monde avant de monter me préparer pour me coucher. Il est arrivé 30mn plus tard, déjà en training. Il avait pris une douche en bas.

Enfin ses bras, ses lèvres que je pouvais dévorer à loisir. J’ai très vite perdu le fils. Oublié les ressentiments, oublié les doutes, les plans d’attaques, effacé les images qui me torturaient, etc. J’étais seulement heureuse d’être dans ses bras. Tout le reste n’existait pas.

Jeudi matin, on a pris le café avec Thomas et on est parti en même temps. Ce n’est que lorsque j’étais sur la route pour rentrer que j’ai retrouvé mes esprits. Ce soir, hors de question que j’aille chez lui, j’éviterai même de lui parler au téléphone, sinon je risquais de flancher encore. De toute façon, il avait des trucs avec sa femme, il sera occupé, donc ce sera plus facile de ne pas aller traîner chez lui.

J’ai passé la journée à peindre, puis fait quelques courses en prévisions du week-end. Je devais voir Aurora vendredi soir, mais je n’en avais pas envie. Je rêvais de profiter d’un peu de solitude, profiter de mon temps pour me larver, me droguer de télé et de lecture. J’ai été chercher du bois pour me faire de petits feux dans la cheminée.

Après avoir essayé de me joindre plus de trois fois, Pascal m’a laissé un message pour dire qu’il espérait que je passerais à la maison (chez lui) ce soir. Il avait un match, mais serait rentré vers 21h30. J’ai attendu 22h pour lui répondre et avertir que je ne pourrais pas. Puis, prise d’anxiété, j’ai eu envie de vérifier s’il en avait profité pour voir Caroline. Impossible de savoir sans poser la question à Caro.

Je me suis demandée aussi où il dormirait? Dans notre chambre chez Thomas ou avec sa femme? Grrr, je déteste me méfier, bouillir de jalousie, alors j’ai été voir. Bon point pour lui, et grand huit de battements de coeur; il était en haut. Il dormait déjà. Et tout seul. Je n’ai eu aucun scrupule à le réveiller pour l’embrasser. J’étais si contente. J’ai prétendue avoir juste fait un saut pour lui voler un bisou. Ça lui a fait plaisir.

Bien sur il a essayé de me faire rester. Mais, j’ai prétendu avoir un truc demain matin très tôt, alors je devais rentrer. Il était à moitié dans les vapes, alors il n’a pas trop insisté. Le coeur léger, je suis enfin rentrée me larver dans mon canapé qui me tendait les bras. J’avais même oublié de tuer le feu dans la cheminée en partant, tellement je me sentais stressée et les boules de le trouver avec une autre femme dans les bras.

Peut-être qu’on ne se verra pas du week-end… Alors, j’espère que je lui manquerais!


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I
C'est pas le moment de prendre des distances à mon avis Jane!!!
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