335/12 - Je comprend plus!
Je ne comprends plus rien!
Jeudi, 1er déc 2011 - 335/12
J’avais passé la nuit dernière à me demander comment cela se faisait que Pascal était chez Caro hier soir, à quelques mètres de chez lui, donc avec Jess si près?! Donc, quant il m’a appelée aujourd’hui, je lui ai carrément dit que je savais qu’il était chez elle. Pascal a voulu savoir comment je le savais, si c’était Caro qui me l’avait dit, ensuite il a raconté qu’elle avait un truc à lui demander, alors il était passé en vitesse avant de rentrer.
Bouh? Vrai? Pas vrai? Je n’en sais rien, en tous cas, Pascal a dû regretté d’avoir appelé!
J’ai voulu alors savoir ce qu’elle avait à lui demander qui lui faisait faire un détour? Caroline lui avait demandé de l’accompagner samedi soir à un dîner d’anniversaire ou de boulot. Ha?! Comment ose-t-elle lui demander un truc pareil, il avait dû refuser, elle le savait d’avance? Ben non, il a accepté!
Alors là, j’étais sur le cul, mais littéralement attérée, raide de surprise, Pascal a accepté? Mais alors, est-ce que Jess le laissait y aller? Et comment se fait-il qu’on n’ait pas pu se voir depuis que Jess était là, et si c’était le 1er week-end qu’il pouvait s’échapper, pourquoi on ne se voyait pas? Pourquoi Caro?
Pascal n’en dirait rien à Jess, il préférait éviter qu’elle le sache. Donc Jess ne savait rien. Mais alors? Ben, il semble que je ne lui ai rien demandé, Caro oui!!! Si je lui avais proposé un truc, il aurait accepté? Ça m’étonnerait. En tous cas, c’était tiré par les cheveux, je ne le croyais pas. Ça m’a bouleversé.
Pascal s’est lancé dans un tas d’excuses; comme quoi, ils ne s’étaient pas vu beaucoup depuis que Jess était arrivée, alors il n’a pas pu lui dire non. Et qu’est-ce que je devrais dire moi!!! Pour me faire avaler la pilule, il m’a dit que c’était juste un dîner, donc ils ne finiraient pas tard, si je voulais, il pouvait passer chez moi!!! Verte de rage contenue, je lui ai dis que ce n’était pas la peine, que s’il avait eu envi de me voir, je pense qu’il se serait débrouillé. Je ne voulais pas qu’il se force par pitié.
Ha la la, j’étais vraiment, vraiment énervée, déçue et tout le reste... Mais, fallait que je me fasse invisible pendant quelques temps! S’il voulait me voir, il allait vraiment devoir ramper!
J’ai pensé ça, mais le soir même, je n’ai pas pu m’empêcher de sortir prendre un verre, histoire qu’il me voit dans les parages, souriante et tout, et j’avais l’intention de l’ignorer. Mais pas de chance pour mon petit plan, il n’était pas de sortie, ou pas aux endroits où j’ai traîné mon pote, Fred! Par contre, j’ai croisé Thomas. Il était toujours fâché contre moi. Il est quand même passé me faire la bise, vu que j’avais fait celle qui ne l’avait pas vu. Un peu dur de ne pas le voir, il est plutôt grand et ne passe pas inaperçu.
Avec une pointe de raillerie dans la voix, il m’a demandé si je cherchais Pascal et j’ai répondu que non. après avoir échangé quelques mots banals, du style “comment va” et le reste, il est retourné vers son groupe. Étant donné son passage, je me suis sentie obligée de passer faire la bise aux autres. Jess était là, elle aussi, j’ai essayé de l’éviter, mais comme c’était pas évident, je me suis approchée pour lui dire bonjour. Alors que je m’étais penché pour lui faire la bise, Jess a levé sa main en me disant que ce n’était pas la peine. C’était plutôt gênant.
Comme Caro n’était pas là, j’ai voulu faire un saut dans les parages pour voir si elle était chez elle ou aussi absente que Pascal. Elle était à la maison, et Pascal chez lui. Rassurant.
Pascal était en training, assis à califourchon sur le canapé, il jouait de la guitare en regardant discrètement la télé. Était donné la façon qu’on s’était quitté au téléphone, je n’ai pas voulu débarquer chez lui. Par curiosité et aussi pour qu'il pense à moi, je l’ai appelé sur son natel, mais il ne l'a pas vu. Il n’a pas bougé un cil. Bah, il verra plus tard, au moins il était chez lui et pas à traîner dieu sait où.
Je suis rentrée me morfondre toute seule chez moi.
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Je comprend plus! - Jeudi, 1er déc 2011 - 335/12