337/2012 - (lundi) - Malade de jalousie!

Publié le par JaneDo


Lundi - 3 décembre 2012  -  (337/2012) - Malade de jalousie!

Que Pascal ose me balancer qu’il passait la soirée avec sa femme, était une première. D'habitude, il me dit simplement qu'il a un truc. Je n'aimais pas ça. J'avais aussi eu la faiblesse de ne pas aller jusqu'au bout de ce que j'avais prévu. Aucune chance de lui manquer maintenant. En plus, je cours dès qu'il me sonne! Je suis une idiote.

En même temps, je me rends compte que le voir avec Caro m'avait fait plus de mal que je ne le pensais, et j'essayais de le lui faire payer. C'était bête ça aussi. Je savais qu'il était aussi amoureux d'elle, qu'ils se voyaient. Je l'acceptais. Alors, je n'avais pas de raison d'en faire une maladie. Mais c'est vrai, j'étais jalouse. Ça me bouffait de l'intérieur. Aucun contrôle là-dessus.

En plus, mon comportement ne pouvait que me déservir. Le repousser, ne pas le voir, c'était peut-être pas une bonne idée. L'éviter, tout en prétendant le contraire, ça aussi, c'était stupide. Je laissais à Caroline le beau rôle, en étant toujours de bonne humeur, toujours présente, toujours à disposition. Je devais me ressaisir.

Ce soir, je n'ai pas osé me pointer chez lui, j'étais déprimée. Pas de bonne compagnie. On a parlé un moment au téléphone. Pascal a bien essayé de me faire aller chez lui, mais j'avais trop le moral dans les pompes. Je n'étais capable que de paraître adorable au téléphone, pas dans un face à face. J'ai prétendu que je passerais plus tard, mais je ne l'ai pas fait. C'était pour m'assurer qu'il dormirait seul. Pas top, je me déçois.

Avant de se coucher, Pascal m'a appelé une dernière fois. Je n'aurai pas dû répondre, parce qu'il a su que je n'irai pas chez lui.
C'est fou comme la déprime peut handicaper, vous couper les ailes et les pattes avec. Comme on se sent vide, mais aussi super lourde. L'impression de porter des poids sur les épaules. Dur de se traîner de la journée, et l'envie de pleurer tout le temps qui vous pend au bout du nez. Et il y a tout qui va avec; sale tête, les cheveux rebelles, se sentir mal dans sa peau, etc.

1h après son appel, j'ai rappelé Pascal. Je me sentais coupable. Il n'était pas encore couché, il discutait avec Thomas. Qui m'a fait un petit coucou de loin. Pascal était déçu. Pourquoi est-ce que je me sentais coupable? D'être déprimée? Ou de ne pas être comme Caro? J'espérais qu'il ne se disait pas que si c'était Caro... Zut, surement! Pourtant, je n'arrivais pas à trouver la force de me bouger et d'aller vers lui.

Et je me suis tapée tout un truc de glace... Me sens toute gonfflée, grosse, moche... Ierk, maintenant, j'suis dégoûtée! Peut-être que si j'allais vers lui, il me ferait me sentir belle? Beurk, non. Veut pas qu'il me voit ainsi. Je me laisse la soirée pour me pleurer dessus, me laisser aller, et demain, je me rattraperais.


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