338/2013 - Panser mes plaies d'avance...
Mercredi, 4 Décembre 2013 - 338/2013 - Panser mes plaies d’avance…
Ça me fait chier de l’avoir attendu ces 5 dernières années pour en arriver là. Tout ce temps perdu. Les hommes et les femmes ont des horloges différentes. Pour lui, 5ans c’est pas grand chose, pour moi, c’est toute une vie. C’est nul. Je sais que je vais morfler grave… 5ans de ma vie perdu à jamais... pour lui...
Il faut que je m’accorde 3 jours pour pleurer toutes les larmes de mon corps. Ensuite je ramasse les morceaux, je relève la tête, et je serais plus forte. Je l’espère. Je n’ai jamais aimé personne autant que cet homme, alors j’ai peur de ne pas être capable de m’en sortir.
J’espère après ça, pouvoir le regarder en face et lui dire que je n’avais pas l’intention de me cacher dans les trous de serrures pour le voir. Que je n’allais pas attendre comme une cloche, que monsieur veuille bien me voir, ou qu’il ait une minute à m’accorder… Non merci. Ciel… comme ça va être tellement, tellement dur!
Ce week-end, je crois que je me mettrais tout de suite devant ma plus grande terreur; la souffrance! Je dois faire face, et plus vite sera le mieux. Je dois affronter la nouvelle donne. Ma nouvelle situation. J’en profiterais pour mettre les choses au clair avec Pascal…
Ou qui sait, c’est lui qui me donnera la preuve que c’était bien ce qu’il cherchait; la rupture? Peut-être! Ça m’arrangerait bien! Au moins, je n’aurai aucun regret. Ça m’ôterait tous mes doutes. Je crois que ça me rendra plus forte, et je souffrirais moins.
Jeudi passé, quant j’ai surpris Pascal chez lui, c’était parce qu’il n’avait pas été au souper de Thanksgiving chez ses parents. Je ne vois pas pourquoi il reste fâché avec eux, puisque de lui-même, il a décidé de rester avec Jess! Donc, ses parents avaient bien fait de décider à sa place!!! A mon avis, il n’a pas à leur en vouloir.
J’ai passé la journée à peindre aujourd’hui. Je n’avais pas envie de mettre le nez dehors. Il faisait froid, et demain, j’avais une grosse journée, donc je me suis accordée un peu de tranquillité. Une journée à moi. Je voulais pleurer un peu pour évacuer la boule que j’ai à l’estomac. Mais rien. Peut-être que je construis déjà, inconsciemment, un mûr autour de mon coeur? Ou je n’arrive pas à croire que c’est vraiment fini??