340/2012 - Baisse de moral...
Jeudi - 6 décembre 2012 - (340/2012) - Baisse de moral!
Impossible de voir Pascal ce soir. Il avait un match, ensuite, je crois que Thomas avait envie de passer une soirée entre mecs. Comme au bon vieux temps. Après le match, ils sortaient surement prendre un verre avec l’équipe. Enfin, si Pascal acceptait de le suivre. Je ne pense pas qu’il dira non. Il ferait tout pour éviter de se retrouver face à sa femme. Je crois.
Pascal m’appellera pour me souhaiter bonne nuit en rentrant. Si ce n’est pas trop tard. Et peut-être que j’irai le rejoindre.

En attendant, je pouvais me prélasser à peindre. Flottant parmi des bulles de lavandes, dans un bon bain chaud, j’ai fini un bouquin de Judd, que j’avais commencé plus tôt. J’étais prête à partir dès que je recevrais son appel. En attentant, j’avais enfilé un vieux t-shirt, que je pouvais tâcher à ma guise.
A part ça, je ne voulais voir personne. Je n’étais pas dans un de mes bons jour. Je faisais déjà assez d’efforts pour ne pas le montrer. Isabelle, une internaute, m’a dit que ce n’était pas le moment de prendre mes distances? Elle a raison. Gambate (courage en japonais).
Devant ma toile, j’oublie tout. Même mon entité, l’heure. Tout. Plus rien n’existe. Je n’ai pas conscience du temps, de l’espace, part celle de ma toile. Je suis dans ma bulle. Ça m’évite de poireauter derrière le téléphone. Je ne pense à rien d’autre; je suis couleurs, forme, doigts, pinceaux. Je plane. Je suis bien quant je peints. Je m’évade de ce monde.
Donc, si Pascal ne m’appelle pas, je ne m’en rendrait compte que quant je tomberai littéralement de sommeil.
L’empêche, c’est pas pour dire, mais j’ai de nouveau des grosses bouffées de baisse de moral. Des envies de mourir pour ne plus sentir ce poids dans ma poitrine. Je dois me jeter sur mes pinceaux, dans un livre, devant un film ou autre pour ne plus le ressentir. Evidemment, je n’en parle à personne. Comment confier ce genre de chose à qui que ce soit…
Je sais que bientôt, si je n’arrive plus à surnager, je ne serais plus là. Mon journal s’arrêtera brutalement. Evidemment, j’effacerais toutes traces dans mon appart, je détruirai toutes les photos, les petits mots, effacerait tous les messages sur mon natel. Je ferai le vide. Les seules traces que je ne peux pas effacer, sont ceux sur internet.
Marrant, il restera un petit peu de moi sur la toile pendant quelques temps. Un autre genre de toile :) … Puis plus rien.