339/2012 (mercredi) - En vase clos!

Publié le par JaneDo


Mercredi - 5 décembre 2012  -  (339/2012) -  En vase clos!

Pascal m’a appelé ce matin, il voulait s’assurer qu’on passait la soirée ensemble. Il n’avait rien ce soir et serait à la maison tôt. Il rentrait directement après le boulot. Programme; petite soirée en tête à tête, dîner devant un feu de cheminée.

Thomas était en déplacement à Zurich et dormait sur place.

Aïe, je sais que je devrais dire non et le laisser mijoter pendant quelques jours dans son jus et attendre qu’il rampe jusqu’à ma porte,. Pascal s’était montré inquiet à cause de l’état des routes ce matin parce que j’étais partie comme une voleuse au milieu de la nuit, alors j’ai flanché. Oh, je sais que je me cherche des excuses pour excuser ma faiblesse, mais aussi, Thomas n’était pas là. C’était l’occasion d’être un peu seul tous les deux.

Après avoir changé mes pneus en fin d’après-midi, j’ai foncé chez Thomas. J’avais aussi fait quelques courses pour lui faire la surprise de cuisiner pour nous. Petit poulet rôti au four, avec des légumes en sauces, de la purée de pommes de terres maison. Une petite salade colorée aigre-douce en entrée, petit pâté, et pour le dessert… le choix; moi ou de la glace avec des pépites de chocolat.

En attendant, j’ai fait un petit feu dans la cheminée, mis la table pour 2, étalé des pétales de fleurs sur notre lit. J’étais fin prête, et je l’ai accueillis avec le sourire; “Bienvenu à la maison”. En me prenant dans ses bras, il m’a dit que je ne devais pas en faire autant, surtout qu’il risquait de s’y habitué.

Il n’a pas ajouté que, parce que je n’avais aucune intention de vivre avec qui que ce soit, on avait aucune chance de vivre ensemble. Ses baisers compromettaient notre petit dîner, mais il avait faim d’autre chose. C’était trop tôt pour dîner. Tout était prêt, alors je l’ai laissé m’entraîner vers la chambre. Terminé les bringues, donc vive le sexe.

J’adore quant sa voix devient rauque, entendre ses murmures à mes oreilles. Il me bombardait de compliment et de câlins.
Le rêve était trop beau. Il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Et pourtant, j’avais cru avoir tout prévu pour passer une soirée de rêve. J’avais juste oublié sa femme!

Jess est montée s’invité à dîner. Malgré le temps dehors, elle avait mis un chemisier qui ne cachait pas grand chose. Du coup, j’avais l’impression d’avoir mis une combinaison de ski. Je ne pouvais pas faire autrement que de sourire et faire bonne figure. Je m’attendais à ce que Pascal lui demande de nous laisser. Mais, après sa petite moue triste et avoir dit qu’elle se sentait toute seule en bas, il n’a rien dit.

Comme je ne suis pas une génie en question de conversation, Jess a monopolisé la conversation avec Pascal. Peste. Ils avaient bien plus de choses en commun et de passé que moi. J’étais hors jeu. Pascal était mal à l’aise, je sentais ses petits coups d’oeil dans ma direction, mais je gardais le sourires et faisait semblant de les écouter avec plaisir. En fait, je n’entendais rien, je faisais trop d’effort pour sourire d’un air joyeux.

Pascal m’a serré les doigts une ou 2 fois sous la table. Je crois qu’il devinait mon malaise, mais ne savait pas comment abréger mes souffrances. Puis, comme si sa présence ne suffisait pas, elle a appelé Caro pour bavarder, mais surtout pour l’inviter à venir. Elle a proposé une soirée vidéo.

J’avais envie de sauter au plafond, de l’envoyer balader, de lui sauter à la gorge. Heureusement, Pascal a décidé d’intervenir. Il l’a gentiment raccompagnée à la porte des escaliers, en lui disant qu’on n’avait pas prévu une soirée à 4, juste en tête à tête. Jess a fait le petit coup des petites larmes au coin des yeux, et j’ai cru qu’il allait tomber dans le panneau, mais non. Par contre, je suis sûre qu’il allait se sentir coupable. Mais, il n’a rien montré.

Le reste de la soirée était tout ce que j’avais rêvé. Sauf au moment d’aller se coucher. J’avais vraiment eu peur que tout soit fichu. En fin de soirée, j’ai réalisé que Pascal avait fermé la porte communicante à clé. Trop mignon. Je lui ai fais sa fête. Après quelques jours de sevrage, c’était normal, j’étais en manque.

Avant d’aller se coucher, il a voulu descendre vérifier que Jess allait bien. J’ai fait la gueule, mais intérieurement. A la surface, c’était tout miel, tout sourire. Comme il faisait long, et comme Jess s’était invitée à notre dîner en tête à tête, je me suis permise de descendre pour aller chercher Pascal. J’ai très bien vu que mon initiative l’avait énervé, mais comme moi, elle a garder le sourire. Ses yeux me lançaient des flammes assassines.

Ils étaient sur le canapé à papoter en fumant. J’étais surprise de ne pas voir Caro. Elle avait dû rentrer.

Jess jouait à la petite pleurnicheuse. Se lamentait. Pascal avait passé son bras autour de ses épaules et lui parlait en essayant de lui arracher un sourire. Je déteste le voir si proche d’elle!!! Elle a arrêté de faire sa petite comédie quant je suis descendue. Je suis assise en face pour la fixer, comme si j’étais aussi inquiète et que je m’intéressais. Je savais que ça allait l’énerver. Pascal s’était levé pour qu’on s’en aille, Jess a tiré sur sa manche pour lui demander s’il pouvait rester jusqu’à ce qu’elle s’endorme.

Pascal ne voulait pas, il m’a jeté un petit regard en coin. Il devinait très bien ce que j’en pensais. Alors, il lui a dit, pas ce soir, il était crevé. Qu’il était juste passé lui souhaiter une bonne nuit et voir si elle allait bien. Puis on est monté se coucher.

Pfff, il y a pas à dire, cette cohabitation n’était pas terrible. Ça ne se passait pas très bien, c’était pénible et assez gênant en fait. Dire que j’avais pensé rentrer après lui avoir fait passer une bonne soirée! Pour le coup, je suis restée. De toute façon, j’adore dormir dans ses bras même s’il me tient chaud. J’adore sentir sa présence à mes côtés, c’est rassurant.

L’empêche, si elle n’était pas là, on aurait passé une meilleure soirée. Je l’aurai eu rien qu’à moi toute la soirée.


Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article