341/2013 - Un pari?? Sur moi? contre moi? - (1)
Samedi, 7 Décembre 2013 - 341/2013 - Un pari qui engage… mon avenir !? - (1)
Aller chercher ma nièce et la ramener ne m’a pas pris plus d’une demi heure. Je suis donc retournée au restaurant, mais je n’ai pas osé entrer. Dommage, ça aurait fait très plaisir à Thomas. Ça me déchirait le coeur de voir Pascal avec sa femme, aussi attentif, lui remplissant son verre, et elle qui penchait la tête vers lui pour le remercier d’un baiser. Atroce.
Si on ne connaissait pas leur histoire, ils faisaient vraiment figure du couple parfait. Parfait dans tous les sens; elle était racée, souriante, belle, Lui, beau à couper le souffle, prince charmant sexy, grand et bien foutu comme c’était pas permis, un peu comme Magic Mike, et aussi tout sourire. Horrible.
Mince, j’enviais sa femme! Zut, secoue toi ma fille, c’est fini, alors arrête de baver sur lui…
Il faisait froid, super froid même, mais j’avais les vapeur. Ça faisait bien 1h que je les regardais s’amuser, prendre du bon temps entre amis sans oser m’y mêler. Pascal s’est levé après avoir embrasser sa femme et je l’ai vu partir. Hein? Il allait où? Sa femme restait, et lui non? Et Caroline partait avec lui?
Ma première impulsion a été de le suivre, puis j’ai changé d’avis. C’était ridicule. C’était fini, alors à quoi ça m’aurait servi. Comme je n’avais pas osé retourner les rejoindre au restaurant, il ne me restait plus qu’à rentrer attendre Thomas.
Je n’ai pas parqué devant la maison. J’aurai bien voulu être clair avec Pascal avant, mais je ne voyais pas comment. Au resto, on n’avait pas pu se parler. Mettre Pascal au pied du mûr, devant le fait accompli, sans lui avoir dit clairement que j’avais compris que c’était fini, que je n’avais pas l’intention de passer le reste de ma vie à l’attendre, c’était moche.
J’ai entendu une voiture approcher, il me semblait que c’était celle à Pascal. Celle à Thomas était bien plus bruyante. Je n’avais pas eu le temps d’avertir Thomas que j’étais déjà chez lui. Pascal était seul. Mon coeur a recommencé à danser la java.
J’ai tout de suite éteint dans la chambre. Heureusement, je n’avais pas allumé dans le salon. Les lumières diffusent et tamisées suffisaient pour que je puisse me déplacer sans encombrent. Pascal ne pourrait pas se douter que j’étais là. Comme Pascal était tout seul, que sa femme était sortie avec sa bande de pote, je pourrais peut-être en profiter pour lui parler?
Je ne savais pas comment engager la conversation, ni quoi dire… Par contre, après bien 5mn, j’ai réalisé qu’il était rentré tout de suite après avoir déposé Caro… Bon signe! Avant que j’ai eu trouvé le courage de descendre, sa femme est rentrée! Poisse! Stupide moi, j’avais trop hésité. Maintenant, c’était foutu.
Je m’étais faufilée dehors, parce que je ne voulais pas descendre de l’appartement à Thomas. Je voulais avoir l’air d’arriver par hasard, et pas pour aller chez Thomas, mais pour lui parler… Maintenant, c’était râpé!
Jess était rentrée pour s’assurer qu’il n’était pas resté à traîner chez Caro. Elle était contente de le trouver à la maison. Pascal s’est laissé tombé dans le canapé en se frottant les yeux; “Jess, il faut qu’on parle… Sérieusement”. Jess a jeté un regard dans sa direction tout en enlevant son manteau pour le jeter sur le fauteuil près de l’entrée. Elle a dit qu’elle préférait qu’ils discutent demain, elle était fatiguée.
Pascal a insisté. Il ne voulait pas attendre le lendemain…
J’avais peur des faux espoirs, mais comment ne pas en avoir quant j’entends Pascal dire à sa femme, qu’il aura de la peine à tenir sa promesse. Que c’était dur de tirer un trait sur moi.
Tout de suite, l’espoir est monté à un rythme vertigineux. Trop peut-être. Je savais qu’il ne fallait pas, parce que je risquais de me prendre une brique, mais mon coeur n’a pas tenu, il battait à la folie. Je devais arrêter de me bercer d'illusions. Si Jess était fatiguée, ça ne s’entendait pas. Je n’avais plus froid, juste peur qu’on puisse me choper à épier chez eux.
Jess était furieuse; “Comment veux-tu qu’on ait une chance si tu n’y mets pas du tien? Hein? Dis moi? On n’a aucune chance si tu veux continuer à la voir?”. En parlant, elle lui a lancé son sac à main qui s’est vidé dans le canapé. Pascal a ramassé et tout remis dans son sac. Jess s’est assise en face de lui, la tête dans ses mains. Elle pleurait surement, je ne sais pas.
J’ai compris au long de leur discussion, que Jess ne voulait plus qu’il me parle. Pascal trouvait ça impossible. On n’avait passé des années ensemble, il ne pouvait pas me tourner le dos du jour au lendemain. Ce serait insulter ce qu’on a vécu. Rompre et s’ignorer? Il trouvait ce genre de comportement dégueulasse. C’était petit et minable d’agir comme ça envers quelqu’un qu’on a aimé autant qu'il m'a aimé.
Et il m’aimait toujours… Il l’a dit…
Ciel, mon coeur ne tenait plus. Comment avoir le courage de reprendre sa vie en main en entendant ça? J’étais à nouveau complètement perturbée. Puis non, il ne fallait pas. Quoi qu’il puisse ressentir, quoi qu’il puisse penser, ça ne changeait rien; ils avaient l’intention de faire des efforts pour rester mariés.
Donc, je passais à la trappe de toute façon… Même si ça me faisait plaisir, ça ne changeait pas grand chose à ma situation. Au moins, je ne regrettais pas de l’avoir aimé. Je me sentais honorée. Et je l’aimais encore tant… Les hommes comme lui sont rares, et j’avais eu de la chance d’en avoir rencontré un.
C’est vrai que la plupart des hommes que je connais sont plutôt minable, une fois qu’ils se séparent, ils ne parlent plus à leurs ex, les traitant comme de la merde. Comportement qui dégoûte et on se retrouve à se réjouir de ne plus être avec ce crétin. Il n’en valait pas la peine.
Pascal refusait de ne plus m’adresser la parole, malgré l’insistance de sa femme, qui disait que c’était ce qu’il y avait de mieux à faire, s’ils voulaient avoir une chance de réussir. Elle disait ne pas pouvoir se sentir tranquille, ni être capable de fermer les yeux et lui faire confiance. Elle se rappelait trop bien toutes les souffrances endurées à cause de moi. Je crois que Caroline a fait pire!
Super! Je ne me rappelle pas de l’avoir fait volontairement souffrir, ni involontairement d’ailleurs!
Jess lui a alors proposé un marché… Un pari… Si je me consolais déjà dans les bras d’un autre, il acceptait de ne plus me voir, plus me parler. Elle voulait qu’il m’ignore, qu’il ne m’adresse plus la parole. Que même si j’essayais de le relancer, de le re-contacter, qu’il m’envoie balader. Elle voulait qu’il lui fasse la promesse, qu’il jure de respecter sa parole.
Jess a voulu qu’ils fassent une sorte de pacte, et que Pascal accepte le pari!
Après beaucoup d’hésitation, Pascal a fini par capituler. Une fois qu’il a accepté le pari, Jess lui a balancé que je dormais chez Thomas ce soir! Hein? Elle savait que je passais chez Thomas et que je dormais là? Comment???