345/12 - Ne Pas Baisser les Bras

Publié le par JaneDo

Ne pas baisser les bras - Dim.11.déc.2011 - 345/12

J’avais pensé me coucher et je pensais sincèrement que j’allais dormir, mais je n’ai pas réussi, j’avais envie que Pascal soit là. Je savais bien que ce n’était pas possible, je n’avais pas pu lui demander une chose pareille sachant qu’il aurait des ennuis s’il l’avait fait.

Pour une fois, ce n’était ni Jess, ni Caro qui l’appelait en larmes, c’était moi. J’avais envie qu’il revienne, qu’il reste... C’était pitoyable mais à bas l’orgeuil cette fois. Je me suis lamentée, me suis plainte que je ne le voyais pas beaucoup ces temps. De plus, j’avais appris qu’il partait avec sa femme lundi soir, quelques jours pour le boulot à Paris. J’enviais sa femme de passer ces quelques jours avec lui. J’aurai voulu l’accompagner et passer ces quelques jours loin de tout et de tout le monde, libre, rien que les 2.

Pascal a essayé de me calmer, il m’a dit qu’il ne pouvait pas, il devait rentrer, que s’il avait pu, il serait resté. Afff, je n’avais pas envie qu’il me dise non, alors j’ai insisté. J’ai continué à insister pour qu’il revienne, persuadée qu’il allait finir par me dire oui, mais bien vite j’ai compris qu’il n’y avait rien à faire, il rentrait.

Mince, j’étais trop triste...

Des tonnes d’idées noires ont commencés un petit bal dans ma tête; j’ai pensé que si c’était Caro, il aurait sûrement fait demi tour, mais pour moi non. J’étais en larmes. J’avais l’impression que je n’arriverais jamais à arrêter de pleurer, je voulais tellement qu’il revienne, je ne savais pas quoi faire pour arrêter d’avoir mal au coeur. Puis afff, soulagement, bonheur, incrédulité, la totale, Pascal était revenu.

On avait tapé à ma porte, mais j’étais tellement occupée à pleurer que je n’ai rien entendu. J’avais le coussin par dessus la tête pour ne pas faire de bruit, donc je n’ai rien entendu. Pascal a dû sonner à plusieurs reprises et j’ai cru que je fantasmais. Je n’arrivais pas à croire qu’il était revenu pour moi.

J’avais les yeux rouges, enflés, bref, pas belle du tout, mais il m’a prise dans ses bras, m’a serré très fort. Il ne pouvait pas rester, mais il avait bien pensé que je passerais sûrement la nuit à pleurer, alors comme il n’était pas loin, il est revenu; il ne supportait pas de savoir que j’avais de la peine. Son geste, ce petit passage juste pour me serrer contre lui m’a fait le plus grand bien, ça m’a calmée et consolée. Je comprenais bien qu’il ne pouvait pas passer la nuit avec moi, mais il avait fait demi-tour pour moi, alors je n’ai pas insisté plus.

A contre-coeur, mais beaucoup moins triste, je l’ai regardé partir... Mince, je l’adore, que dire de plus!

On a passé notre temps au téléphone pendant tout son trajet jusque chez lui, et j’ai dormi comme un bébé après. Il avait été adorable d’être revenu pour me consoler, adorable d’avoir pensé à moi. J’avais encore son odeur sur les draps, alors je me suis enroulée dedans. Quant je le vois, j'ai tout mon estomac qui tourne comme une essoreuse, j'ai des palpitations, le coeur qui cogne dans tous les sens, c'est dingue qu'il me fasse toujours autant d'effet. Je n'ai jamais ressenti ça pour personne du plus loin que je me souvienne, je ne crois pas avoir jamais été amoureuse de ma vie, non... Non, je me trompe, j'ai été folle amoureuse de l'autre Pascal, celui qui vit à St-domingue! Maintenant que j'y pense, heureusement qu'on a jamais réussi à se rapprocher. De toute façon, soyons sérieux, j'avais à peine 16ans, je ne pense pas que ça aurait duré, et l'un ou l'autre, mais certainement moi, j'aurai perdu des plumes, et des tonnes!

J’ai passé la journée à rêver de lui, il me manquait, mais je me sentais plus sereine. J’ai filtré mes appels, je n’avais pas envie de voir qui que ce soit venir flinguer ma journée. Je crois que j’étais nerveusement fatiguée, je n’étais pas très sûre de ce qui se passait avec Pascal, aussi pleins de choses à régler la semaine suivante avec les fêtes qui approchent. Et j’en avais marre des copines ou des copains qui viennent me scouater avec leurs problèmes. Je voulais qu’on me fiche la paix au moins 1 jour, c’est pas trop demander, non?

Avec la nuit vient toujours le manque de Pascal, je me suis demandée ce qu’il avait fait aujourd’hui, s’il pensait à moi, s’il avait envi de me voir autant que j’en avais envie, ou peut-être qu’il n’avait pas pensé à moi de la journée. Je me suis promise de ne pas l’appeler ou de le harceler avec mes sms s’il ne le faisait pas lui en 1er. Mais je n’ai pas pu me retenir, j’ai essayé de l’appeler, comme il ne répondait pas,  je lui ai envoyé quelques messages.

J’avais presque baissé les bras quant il a appelé, ça m’a fait trop plaisir.

Je savais pas pendant combien de temps, mais je savais qu’il partait avec Jess alors j’avais envie de le voir. Je pense quelque part qu’il a dû regretter de m’avoir appelé. Pascal m’a dit qu’il ne pouvait pas, ils étaient chez ses parents

Je lui ai dit qu’il allait me manquer, et encore une fois, je lui ai dis que je ne le voyais plus beaucoup depuis que sa femme était revenue, j’aurai bien aimé le voir. Je me sentais horrible de lui faire ça, de me plaindre autant, j’avais l’impression de faire ma Caroline. Gentiment il a essayé de s'excuser; “Je peux pas Jane, je suis chez mes parents... Je suis désolé, je peux vraiment pas... Tu sais bien que je ne peux pas partir comme ça même si j’ai envi de te faire plaisir”.

Quelle chance! Jess et Pascal passaient la soirée en famille. Elle est avec lui, ils passent sûrement une bonne soirée, et j’ai dû l’ennuyer avec mes plaintes. Snif, j’avais vraiment envie de le voir. J’arrête. Je ne veux plus l’emmerder. C’est chiant de devoir supplier pour le voir, d’être presque à genoux, alors non, j’arrête.

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Ne pas baisser les bras - Dim.11.déc 2011 - 345/12


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