346 - Il me manque trop fort déjà
Dimanche, 12 déc. 2010 - Vers minuit, on a été rejoindre Paul et ses copines en boîtes, et là on essayait, tant bien que mal, de se comporter en “friends”. Je devais sans arrêt rappeler à Pascal que nous devions rester sur nos gardes et de faire attention à notre comportement en public, mais il m’arrivait aussi d’oublier, alors c’était lui qui me le rappelait. Après l’amour, je suis plutôt silencieuse et collante, ce qui me donnait toujours envie de le toucher, de me coller à lui, d’enfiler ma main dans la sienne. Mouais, j’étais juste énamourée! C’est vraiment difficile de faire semblant d’être des amis quant on aime quelqu’un à mort!
Mes petites mains pleines de doigts ne pouvaient s’empêcher de se faufiler jusqu’à sa nuque pour jouer dans ses cheveux, comme une chatte en chaleur, je n’arrêtais pas de frotter mon visage contre son bras, ou encore de lui faire des séries de bisous incontrôlés sur le bras, le dos. Arfff, j’avais de la peine à retenir mes envies de contacts. Je me demande pourquoi j’avais insisté pour qu’on retourne rejoindre les autres!!!
Une des copines à la nana de Paul a fini par demander à Paul si on était ensemble, il a répondu qu’on était juste des amis très proche, mais quand Pascal m’a fait un bisou dans la paume de la main, la fille lui aurait dit qu’on avait l’air d’être plus que des amis. Pour elle, ce n’était pas le geste d’un simple ami, ou des amis avec “avantages”!
Elles avaient remarqué son alliance, et savait que je n’étais pas sa femme et Paul a dû expliqué qu’on était sorti ensemble par le passé et qu’on était resté très proche, même après son mariage. Encore une fois, Paul a essayé de nous ramener à la réalité et inciter à la prudence.
Glups! Il fallait vraiment que je me contienne et que je fasse de gros efforts pour ne pas faire tout foirer!
J’ai donc fait l’effort de me détacher un peu de Pascal et de rester un peu en retrait, mais c’est lui qui est venu me rechercher.
Je discutais avec un type qui a osé m’approcher en voyant que je restais dans mon coin, Pascal ne l’a pas supporté. Il est immédiatement venu me chercher pour me ramener vers notre petit groupe. Après ça, je me suis calmée. Après tout, je n’avais pas besoin de parler avec qui que ce soit, j’aimais bien rester dans mon coin à observer les gens autour de moi, et surtout Pascal.
Il avait l’air heureux, différent; plus détendu et plus bavard. Il riait et discutait joyeusement avec tout le monde. J’aimais bien le voir comme ça. De temps en temps, il me faisait un petit clin d’oeil, ou des trucs qu’il ne devrait pas, comme me faire un petit bisou dans le cou. On se prenait souvent la main et Pascal s’amusait souvent à jouer avec mes doigts sans faire attention aux regards des autres. Paul secouait la tête avec un de ses petits airs de “paternel”! A raison, il pensait que Pascal ne devait pas faire des trucs qu’il ne ferait pas avec une autre bonne copine!!!
Pascal connaissait bien Paris et le coin où habitait la copine à Paul (Chantal je crois), et ils discutaient en riant à propos de la petit boulangerie du coin, de la ruelle du caveau, etc. J’adore le regarder rire, parler, sa voix me faisait toujours chavirer. J’aimais entendre les différentes intonations, ou voir les petits fossettes qui se creusent au coin de sa bouche quant il riait. Pascal a dansé avec Paul et ses copines, moi je suis restée à la table. Je n’ai dansé qu’une fois avec lui.
De retour à l’appart, je ne suis pas restée longtemps pour les cafés/croissants, j’ai préféré monter me coucher. Etendue dans le noir dans son lit, je les entendais rigoler. Miam, ses draps portaient encore son odeur, heureusement qu’il ne pouvait pas me voir me rouler dedans à frotter ma joue ou à serrer son coussin dans mes bras comme une midinette idiote. J’attendais avec impatience l’arrivée de mon petit coeur.
J’ai fini par m’endormir et Pascal m’a réveillé en venant se coucher avec des tonnes de bisous. Aïe, le contact de sa peau me fait toujours frissonner de plaisir jusqu’à la pointe des cheveux! Après, au lieu de dormir, j’étais prise de frénésie et lui faisait des bisous mitraillettes partout. On ne peut pas dire qu’il ne devine pas que je suis folle de lui!
Dimanche matin, j’ai eu de la peine à me résoudre à regagner ma chambre, j’aurai voulu passer la journée entière au lit, au chaud dans ses bras. C’aurait été chouette de déjeuner au lit et flâner toute la journée à regarder la télé.
J’étais morte. De retour dans ma chambre, après une petite douche, je me suis flanquée en training et je suis descendue déjeuner avec tout le monde. On a traîné longtemps autour de la table du déjeuner avant de se décider à quitter les lieux. Bah, moi y a pas avoir envie de partir :( Moi vouloir rester là!
Ils ont décidé de se retrouver plus tard pour manger tous ensemble, et là malheureusement, comme j’étais sensée être avec Brian, je ne pouvais pas me joindre à eux.
De ne pas pouvoir passer les dernières heures avec Pascal avant son retour en Allemagne me déprimait carrément. Caroline, elle, allait faire tout le trajet de retour avec lui et en plus, elle allait manger avec eux puisqu’ils prenaient la route direct après. Snif. La pauvre, elle avait passé tout le week-end à le chercher partout, à le bombarder de coups de fils. Il l’avait rappelée 1x, de ce que je sais! Je me demande pourquoi elle persiste à rentrer avec lui???
Sur tout le chemin du retour, Pascal me serrait les doigts entre ses mains, il essayait de me remonter le moral, mais rien n’y faisait. Il est resté chez moi 1h, avant de filer. Mince, j’étais hyper déprimée. C’est vraiment dur de le voir partir encore et encore. Le week-end passait trop vite.
Pascal devait encore passer chez lui pour préparer ses affaires, et là non plus, je ne pouvais pas aller avec lui. Lui qui voulait discuter avec Thomas, c’était plutôt foutu. Il pensait le voir un moment, avant de partir, mais il ne pouvait pas lui proposer de l’accompagner manger avec Paul et ses copines!!!!
Je crois... Je crois que je n’en pouvais plus... Non, non, non, pas déjà... Je devais m’habituer et tenir le coup, Pascal sera bientôt de retour...
Je ne savais pas encore combien j’avais tord!
----- Il me manque trop fort -- (346) -- Dim.12.Déc.10 ------