352 - La derniere a savoir!

Publié le par JaneDo

Vendredi - 18 décembre 2009

Il a neigé durant la nuit. C’est tout beau, tout blanc. Vers les 10h, j’ai sorti mes chiens dans la neige et on a joué un bon moment. J’ai croisé mon voisin du bout de l’allée qui a reconnu la chienne de poche qui s’était réfugiée chez eux la dernière fois que je l’avais.

Comme Pascal n’avait pas de match ce vendredi soir et qu’on avait la furieuse envie de passer tout un week-end, tout seul à 2, libre, tranquille, on a filé au chalet.

On avait pensé passé le week-end entier à se nourrir d’amour et d’eau fraîche, mais arfff, c’était sans compter Thomas. En toute intimité, à moitié nu à manger devant la cheminée, on se croyait seul au monde. Pascal me mangeait le dos avec des petits bisous par-ci, par là, enfin, les raisins qu’il y avait déposé. Hihihi, ça me chatouillait comme ses petits bisous au creux de l’oreille quant une troupe de joyeux fêtards a débarqué au chalet. Quelllllle poisse! Fini notre tête à tête en amoureux, fini la tranquillité, fini l’intimité... Fini.

Ciel, heureusement qu’on avait couvertures et coussins!!! Pascal a bravement affronté les regards amusés de ses copains en caleçon avec un coussin, me laissant la couverture. J’ai fait une sortie plus ou moins digne, sans courir mais en marchant plutôt vite, pour aller m’habiller. J’étais rouge, enfin mes oreilles surtout. Une petite attaque de timidité m’a empêchée de redescendre tout de suite, j’ai attendu que Pascal vienne s’habiller pour redescendre avec lui.

Heureusement, qu’on était pas à poil! Pascal est du genre à profiter des dessous sexy. Je n'aime pas les mecs du genre à gicler vos fringues pour me retrouver en 2 secondes, nue comme un asticot. Sinon les dessous sexy, à quoi ça sert? Être inconfortable pourquoi? De toute façon, le mec ne prend même pas la peine de regarder le tableau qu’on lui présente? J’aime aussi prendre le temps de redécouvrir chaque millimètres de sa peau ;)

On est tous sorti mangé dehors, puis on s’est réfugié dans notre Pub habituel pour finir la soirée. Pascal espérait qu’on pourrait les semer en les plantant au pub et rentrer en douce. Mais c’était plus facile à imaginer qu’à faire. En boîte, je me réjouissais de danser avec lui, enfermée dans ses bras et j’en ai profité.

Plus tard, on avait un peu bu et on était tous plutôt gai. Caroline en a profité pour inviter Pascal à danser, et là, Pascal a commis un lapsus;

  • Hahh, pas ce soir. Je t’ai déjà vue toute la semaine, ce soir, j’ai envi de collé à ma petite bonne femme comme un scotch...

A la fin de sa phrase, à son petit coup d’oeil dans ma direction, Pascal s’est rendu compte qu’il en avait trop dit. Il m’a lancé un petit coup d’oeil mais, j’ai fait celle qui n’avait pas entendu. Pas question de se disputer devant tout le monde à cause de Caroline. Il a fallu quand même qu’elle en rajoute au cas où j’avais pas saisi.

  • C’est pas juste, Zurich ça compte pas... Jane n’est pas jalouse à ce point!

Elle a quand même réussi à l’attirer dans un coin pour discuter. Pfff, c’est vrai ça, il l’avait vue toute la semaine, de quoi est-ce qu’elle pouvait bien encore lui parler?

On est rentré par petit groupe. Personne ne semblait pressé d’aller se coucher, nous non plus. C’était une soirée sympa et il y avait une bonne ambiance, que Caroline a bien failli gâcher. Elle a voulu proposé d’échanger de partenaires, mais pour une fois, Pascal a refusé net. La majorité l’emporte toujours et là, à part Pascal et moi, tout le monde semblait d’humeur à jouer. Pascal leur a simplement rappelé que si on était venu au chalet, c’était pour passer du temps ensemble. Il a même été un peu plus explicite, et ça m’a fait rougir jusqu’à la pointe des cheveux. Pascal préférait quitter le chalet. J’étais sidérée, Pascal avait gagné! Quelque part dans ma tête, j’avais déjà baissé les bras.

Pourtant, je pense qu’on n’avait pas le droit de refuser de jouer, après tout ça faisait partie des rîtes des soirées de beuveries. J’ai convaincu Pascal qui a fini par accepté à jouer mais il ne voulait pas d’un jeu qui l’empêcher de dormir dans son lit. Hum, heureusement pour lui que personne n'en a profité, qu'ils étaient plus ou moins saoule, parce qu’avec ça, s’il avait été avec une autre fille et que je voulais passer la nuit avec lui, je l’aurai eu à son propre jeu. Sa nana aurait dû aller dormir ailleurs et hihihi, il aurait dormi dans son lit, oui, mais avec moi... ;)

On a joué à un jeu de vérité un peu différent; on s’adressait à une personne avec une question ou un challenge, et il l’acceptait ou non, à ce moment là, on pouvait décider du gage qu’on lui demande. Thomas a dû aller courir dehors en caleçon à pieds nus, le pauvre, ça l’a un peu désaouler. Alexia a tendu un billet à Pascal, qui a préféré un gage, et contre toute attente, elle a demandé 1h avec lui dans la piscine. On était tous sous le coup de la surprise, autant Pascal, qui s’y attendait pas, que Caroline.

C’était vraiment la meilleure du siècle! J’ai compris plus tard, que Caroline et Alexia étaient en froid. Le pourquoi? Personne ne le savait. Layne a un peu tiqué par contre, et Caroline faisait la tête. D’habitude, on sait tous plus ou moins les préférences des uns et des autres, et en général, on essaie de ne pas marcher sur les plates bandes des copains. On a continué à jouer sans eux. C’est long 1h!

Hum, à la question de Paul, qui voulait savoir un truc trop privé; “si j’avais déjà fait des parties à 3”, j’ai préféré le gage. Je n’avais jamais eu l’occasion de parler de ça avec Pascal, j’allais quand même pas en parler devant tout le monde. Le gage n’était pas trop dur; je devais faire les spaghettis pour tout le monde. J’ai fait à manger tout en continuant à jouer. On était en plein jeu de mimes quant Pascal et Alexia sont remonté. Pascal voulait aller se coucher. 

Curieuse, j’ai voulu savoir ce qui c’était passé? Pourquoi Alexia l’avait choisi? Mais, il ne voulait pas en parler. Il a fini par me dire que Caroline était à Zurich avec lui et un de ses collègues. Qu’il n’avait pas voulu que je m’inquiète et me fasse des idées, alors il avait préféré ne rien me dire avant, ni pendant qu’il y était.

Je lui ai dit que je le savais et que j’avais trouvé bizarre qu’il ne me dise rien. Il a cru que j’avais peut-être reconnu sa voix? Non. Je le savais avant son départ. J’ai quand même un peu fait la tête, parce que je ne trouvais pas normal qu’il ne me dise rien alors que tout le monde était au courant. Je détestais être la seule et la dernière à savoir.

Pascal a essayé de se faire pardonner. Mais, je lui avais déjà pardonné.

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------ La dernière à savoir - (352-ven.18.déc.09) ------

 

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