351 - Angoisse disparue
Jeudi - 17 décembre 2009
Enfin rentré. Pascal avait un rendez-vous à Zurich ce matin, c’est pour ça qu’il était resté une nuit de plus. Il avait été averti au dernier moment et il n’avait pas pu me prévenir. Je lui ai reproché de ne pas m’avoir appelée mercredi soir, il aurait pu m’avertir à ce moment là. Il s’est excusé et a changé de sujet.
Le soir, Pascal n’avait pas très envi de sortir après son match. Il n’avait jamais été très “sorties” dans les bars. S’il sortait beaucoup depuis quelques temps pour me voir au début, ensuite parce qu’on s’était rencontré comme ça. Il pensait que j’aimais ça et avait peur que je le trouve ennuyeux. Pascal préférait les soirées tranquilles à la maison.
Quant je l’ai rencontré, c’était à l’occasion de l’anniversaire de Thomas. Ils avaient fini la soirée dans un bar avant d’aller en boîte. Ils connaissaient la plupart des gens par les soirées que Thomas organisaient chez lui ou par le sport. Entre ses entraînements de natation et de basket, il ne sortait pratiquement jamais avant dans les bars ou les boîtes, préférant les soirées à la maison ou les sorties pour manger entre amis.
J’avais envie de sortir. Enfin, non, pas vraiment. Pascal avait l’entraînement alors je voulais en profiter pour sortir prendre un verre avec Vania et mes potes. Donc, j’allais suivre mon petit programme et le retrouverais chez lui après son match.
Arfff, c’est toujours pareil après tout ce temps, dès que je l’aperçois, j’ai les genoux qui jouent aux claquettes, les mains moites, le coeur qui s’emballe et la gorge serrée. Je sens toujours sa présence et quant je l’ai vu passé la porte du bar où j’étais, j’ai perdu toute contenance. Mince, qu’est-ce que je le trouve beau, j’adore son sourire avec la petite fossette qui se dessinait sur sa joue et ses yeux pétillants de malices. Je ne m’attendais pas à le voir ici. Toute l’angoisse que j’avais accumulé pendant son absence, pffft, envolée.
J’aurai pu m’offusquer de la présence de Caroline qui lui collait aux basques, mais j’étais trop occupée à essayer de contrôler les tremblements qui me parcouraient de la tête aux pieds.
Il m’a fait un clin d’oeil tout en saluant et en échangeant quelques mots avec ses copains au passage. Je n’avais d’yeux que pour lui et pendant un court moment, j’avais même oublié où j’étais et avec qui. Lamentable non?
Après son match, au lieu de rentrer tout seul et m’attendre, Pascal avait décidé de passer me kidnapper direct. Trop chou. Après avoir discuté quelques minutes avec mes copains sans me lâcher la main, il m’a demandé en murmurant avec insistance, si on pouvait rentrer. J'adore son côté impatient. Ses murmurent à mon oreille me faisaient frissonner encore plus. Hum... quelle question! Bien sûr que je voulais rentrer... Mince, il m’avait manqué... Le voir m’avait manqué, l’entendre, le sentir, le toucher... Tout ‘lui’ m’avait manqué. Bizarre... c’était comme si je ne l’avais pas vu depuis des siècles... Je frisais la crise cardiaque, il n’y a que lui qui me faisait cet effet là!
On a pas beaucoup parlé. J’aime ingurgiter les sensations que j’éprouve quant il me touche, ne serait-ce que la main, ses bisous, dévorer ses sourires des yeux, ou même un geste tout bête comme quant il se passe la main dans les cheveux. J’aime les expressions de son visage quant il me surprend à l’observer. Ciel, je n'arrive toujours pas à me faire à l'idée que j'ai la chance d'être sa nana!
Pascal m’a raconté quelques anecdotes, mais pas un mot sur la présence de Caroline.
Évidemment, le cuisiner pour l’amener à me dire que Caroline était du voyage, savoir s’il ne m’avait pas trompée, si son coeur ne s’était pas emballé par la présence d’une autre que moi, tout ça a fini dans la poubelle des mots perdus. Je n’avais qu’une envie; me noyer et perdre la mémoire dans ses bras.
Il me serrait si fort par moments jusqu’à presque m’étouffer, curieusement, ça ne me dérangeait pas du tout, bien au contraire. Mourir d’extase ne me dérangeait pas. J’ai embrassé chaque fossette de ses sourires, presque chaque mot de sa bouche, j’étais contente de l’avoir pour moi toute seule. Je n’étais jamais rassasiée de lui.
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------ Angoisse disparue - (351-jeu.17.déc.09) ------