355/12 - Clairement, je n’avais pas toute ma tête!

Publié le par JaneDo

Mercredi, 21 déc 2011 - (355/12)

Sur le chemin du retour, j’ai quand même fait demi-tour, je voulais voir Pascal, quitte à attendre toute la nuit... Lamentable et pas du tout adulte, mais voilà, je suis complètement accroc, raide dingue de ce mec!

Je ne sais pas pourquoi j’ai eu l’idée d’aller d’abord jeter un coup d’oeil chez Caro, mais j’ai bien fait. C’était peut-être parce que c’était sur mon chemin, enfin, sur le chemin après avoir parquer dans un coin caché. Ciel, il faisait un froid de canard, la neige et tout, s’il y avait une caméra cachée, je serais l’héroïne du jour! Même si j’ai passé par chez Caro, je ne m’attendais pas à voir Pascal là-bas, alors de froid, j’ai passé illico à chaud, une chaleur volcanique.

Alors voilà pourquoi il ne m’avait pas appelé, il avait d’autres projets, des projets qui ne m’incluaient pas!

Assez lamentable, mais j’ai pleuré sur tout le chemin du retour. Je trouvais qu’il aurait pu m’appeler quand même, surtout que sa femme n’était pas là, mais non, il ne pensait qu’à voir Caroline, pas moi. Je ne comprenais plus rien. Pascal avait voulu passer le week-end avec moi, et pourtant dès que sa femme disparaît du paysage, il court vers Caroline? Est-ce que je flippais pour rien? Est-ce qu’il y avait une raison que je ne voyais pas?

Puis Noël sera là dans 5 jours, et bientôt la nouvelle année, et Pascal passera ces fêtes avec sa femme. Cette année avait été une horreur, vivement qu’elle s’achève. Oh puis, je me sentais trop déprimée, stressée, et j’avais trop mal au cœur. Je me sentais aussi très nulle!

Entre 2 larmes, je me suis rongée tous les ongles de la main gauche, j’attaquais la main droite quant j’ai décidé que je me foutais de l’heure, j’allais me ridiculiser encore et l’appeler. Sans aucune surprise, il n’a pas répondu, ce qui m’a rendue encore plus vorace avec les ongles de la main droite. Ils étaient plus que limées!

Vers minuit et demi, Pascal a enfin eu pitié de moi et a rappelé... Sa voix était claire, enjouée, comme si de rien, ça se voit qu’il ne se doutait pas de ce que je savais! Il disait n’avoir pas vu mon appel, qu’il avait oublié son natel dans la voiture, bref, Pascal m’invitait à manger ce soir. Ma 1ère réaction aurait été de refuser, mais... j’avais trop envie de le voir, de lui parler, de me serrer contre lui, sentir son aftershave, de sentir ses bras m’emprisonner... Je n’ai pas pu refuser.

J’ai passé la journée à me préparer, comme pour un 1er rendez-vous. J’étais nerveuse, changeant 10milles fois d’idée sur ce que j’allais mettre, hésitant à me couper les cheveux, à tenter de réparer les dégâts que j’avais fait endurer à mes ongles. Vers 19h30, j’étais presque prête quant Pascal a appelé, j’étais persuadée que c’était pour annuler. Défaitiste, je me suis assise, préparée à l'entendre énumérer des excuses bidons, mentalement ma réponse pour l’occas en n’oubliant pas de mettre de côté ma désolation et d’y ajouter une pointe de bonne humeur et d’assurance; “Ça ne fait rien, ça m’arrange aussi en fait...”.

Mais, je pense qu’il a dû immédiatement se douter que j’avais pensé qu’il voulait annuler parce que mon ton a changé d’un coup quant j’ai sauté de joie et accepté d’aller manger chez lui. Pascal avait décidé de cuisiner et qu’on serait mieux à la maison qu’au restaurant. Après avoir raccroché, j’ai réalisé que j’avais accepté un peu vite, et manger chez lui n’était pas une si bonne idée, ça voulait dire qu’il n’avait pas l’intention de me toucher!

J’ai rappelé pour lui dire que je préférais manger au resto, c’était plus neutre, parce que j’avais à lui parler! C’était pas vrai!

Le soir, assis l’un en face de l’autre, sous le charme de ses sourires, de ses petits bisous au creux de mes mains, j’avais bien de la peine à me rappeler que j’avais passé la soirée précédente à mourir à petit feu et que j’avais pleuré. C’était vrai que j’avais bien des choses à lui demander, mais j’avais la tête aussi vide qu’une citrouille, rien ne me venait, j’étais sous sa coupe. Je crois aussi que j’avais peur de tout gâcher.

Il me racontait des tonnes de trucs, mais je n’écoutais que le son de sa voix. J’ai quand même réussi à lui dire que je savais que sa femme n’était pas là, alors je me demandais pourquoi il ne m’en avait rien dit. Assez subtilement, il a réussi à détourner la conversation et je m’en suis rendue compte, qu’une fois qu’il m’ait déposée à la maison et parti, qu’il ne m’avait pas répondu.

Pfff.... J’suis nulle! Mais j’étais trop contente de l’avoir vu, d’avoir passé la soirée avec lui.

J’aurai peut-être dû me demander pourquoi il n’avait rien essayé? Aussi, pourquoi m’avoir ramenée et pas proposé d’aller dormir chez lui, ou de dormir chez moi? Mais aussi bé-bête que n’importe quelle amoureuse de la planète, j’étais juste contente qu’il ait eu envi de me voir! Clairement, je n’avais plus toute ma tête!


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