355/14 - Je reprends ma liberté

Publié le par JaneDo


Dimanche, 21 décembre 2014 - 355/14 - Je reprends ma liberté…

Oh le pied! Trop bien de pouvoir se larver sur le canapé, sans avoir besoin d’enfiler autre chose qu’un training, de grosses chaussettes en guise de pantoufles, un café fumant, un livre et la télé en fond. Ah le panard géant! Une soirée comme je les aime. Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu toute une soirée à moi.

D’habitude, si on est au chalet, en se réveillant, surtout maintenant avec l’histoire des dortoirs, c’est difficile de pouvoir se glisser dans la salle de bain et profiter d’un peu d’intimité. Non, il y a un constant va-et-vient. Je ne l’ai pas encore expérimenté à Gstaad, mais c’est le souvenir que j’en ai, de mes vacances en groupe.

En début de soirée, j’avais jeté l’éponge et décidé de rester avec Pascal, et advienne que pourra. Vers minuit, après avoir lu pendant plus de 2h, avec bien sûr la tête qui tournait à plein régime en arrière plan, j’ai décidé de penser à moi, à mon bonheur, et de choisir un futur aventureux, et sans Pascal.

Grrr… je change d’avais comme de chemise! Mais… si je ne me trompe pas, c’est Pascal qui m’avait plaquée! Il voulait être libre!!! Donc, même si on continue à se voir comme plan-cul, je ne lui dois rien! Argh… mais Steven ne me pardonnera pas si je re-craque pour Pascal. Et je sais que je ne pourrais pas résister!

Mais bon, faut dire qu’on a pas vraiment passé beaucoup de temps ensemble cette année… Et pas beaucoup de bons moments… Ou peut-être que ma tête me joue des tours…

Dimanche matin, j’ai vu que j’avais des messages en attente de Pascal, Thomas, Caro et aussi Vania. Je n’avais pas le courage de rappeler ou répondre aux 3 premiers, mais j’ai appelé Vania. Elle pensait aller au chalet pour le Nouvel An et voulait savoir si j’y serais.

J’ai pris mon petit déjeuner dans le bain, hihihi, petit luxe, ensuite je me suis vautrée sur le canapé pour continuer ma lecture. Wahhh, je me sentais presque trop bien, du coup, petite angoisse à l’idée d’avoir peut-être oublié de faire un truc important.

En fin d’après-midi, Pascal m’a laissé, message écrit et vocal, pour dire qu’il passait chez moi. Hum, ça ne me disait rien; je ne voulais pas le voir, sinon j’allais à nouveau flancher.

Pour me donner la force qu’il fallait pour ne pas lui ouvrir; je me suis demandée ce qu’il avait fait au chalet et que je ne savais pas!!! Des tas d’images désagréables ont remplis le stock de mon imagination! Puis aussi, s’il tenait tellement à me voir, il n’aurait pas dû attendre le dimanche soir, c’est-à-dire la fin du week-end, pour me faire signe.

Je voulais éviter qu’il vienne jusque chez moi. L’entendre sonner et le savoir derrière la porte m’aurait crucifiée, alors je l’ai prévenu que je n’étais pas à la maison. Pour faire bonne mesure et couper toute tentative; j’ai rajouter un gros mensonge; j’étais partie à Paris pour le week-end, et je ne rentrais que tard dans la nuit, 2 ou 3h du matin.

Il a répondu que c’était dommage, et voulait m’appeler. J’ai répondu que c’était seulement pour lui épargner un détour inutile, mais que j’étais stress, c’était mes dernières heures sur place, alors je n’allais pas les passer au téléphone ou à envoyer des textos. Pour clore, je lui ai dis que je l’appellerai lundi.

Il faudrait que je parle avec Pascal… Je vais lui dire que j’aimerai être libre moi aussi… Oups, rien que de le penser, le dire, ou l’écrire, ça me fiche la boule à l’estomac! Wahhh, c’est mauvais signe! Non, mais tant pis, je reprends ma liberté. Je veux faire ce que je veux, avec qui je veux, quant je veux!

Et aujourd'hui, c'était l'anniversaire de ma maman... Le jour parfait pour prendre de grande décision!


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