358/12 - Pas dans son assiette? Ni dans la mienne!

Publié le par JaneDo

Samedi, 24 déc 2011 - 358/12
(1ère heure du matin du samedi)

Pascal était souriant, il m’a écouté mais je n’avais pas l’impression qu’il en avait quelque chose à fiche de ce que je racontais. Je voulais qu’il quitte la piste, l’éloigner un peu pour lui parler. L’autre pouffe s’accrochait à lui et les bras de Pascal n’avait pas quitté sa taille. Je me suis sentie un peu conne et aussi compris qu’il n’avait pas l’intention de me suivre même s’il m’a dit qu’il arrivait. Pascal n’avait pas l’air comme d’habitude.

Je ne comprenais plus rien, on s’était vu à midi, tout allait bien, il était tout câlin, empressé, on avait fait l’amour pendant toute sa pause et maintenant je le trouve en train de faire câlins-câlins, bisous-bisous avec une autre? J’étais complètement perdue. Il avait l’air d’avoir oublié ma présence, la présence de toute la planète, il n’y avait que cette pouffe qui semblait compter. J’avais beau le regarder, je ne le reconnaissais pas.

Thomas a essayé de m’attirer ailleurs, de me faire quitter la pièce, pour que je ne passe pas toute la soirée à le regarder avec de gros yeux, c'était mal me connaître. Il a tout de suite vu que j’étais au bord des larmes. Je ne comprenais plus? Pourquoi Pascal agissait-il comme ça? Qu’est-ce que j’avais fait? Qu’est-ce qui s’était passé?

J’ai voulu courir me réfugier dans ma chambre, je ne me sentais pas très bien. J’ai fait de gros efforts pour ne pas pleurer sinon j’aurai les yeux rouges et tout le monde le verrait, mais bordel, je me sentais vraiment mal. Pourtant, je suis retournée me torturer, parce que je voulais avoir un oeil sur lui. Pascal avait disparu. Introuvable.

Après l’avoir cherché partout, j’ai fini par demander à Caro si elle l’avait vu. Non, elle aussi l’avait cherché partout. Ils ne semblaient ne plus être dans le chalet, on avait même regardé dans sa chambre 3 fois et dans l’attique, la piscine, partout. Ils avaient disparus. On a essayé de l’appeler sur son natel; pas de réponse.

Au bord de la crise de nerf, j’ai demandé à Thomas de faire quelque chose! Ben oui.

Impossible de m’amuser, une grosse pierre au fond de l’estomac, j’attendais, j’espérais le voir arriver. Caro me tenait compagnie. Au petit matin, presque tout le monde était couché et toujours pas de Pascal. Thomas était resté avec nous, et il commençait à s’endormir sur le coin du canapé du salon.

Il s’inquiétait parce que ses parents arrivaient vers midi, il fallait que tout le monde soit parti, ils fêtaient Noël en famille, et si Pascal n’était pas là, ça allait masser! inquiet, Thomas les a appelé et expliqué qu’il avait invité du monde au chalet et que ça l’arrangeait qu’ils arrivent dans la soirée. Thomas a réussi à les convaincre de venir seulement dimanche après-midi, comme ça il aurait assez de temps pour se débarrasser de tout ce petit monde.

On ne voulait pas laisser Thomas s’endormir, on l’a pressé d’essayer d’appeler Pascal, quitte à avoir l’air de le harceler. Après le 8ème essai, Pascal a enfin répondu. Thomas nous a dit qu’il avait l’air bredouille et lui a demandé d’aller le chercher. Apparemment, il ne semblait pas savoir où il était. On a voulu bien évidemment le suivre, mais Thomas voulait y aller seul.

Évidemment qu’on a attendu leur retour même si on avait des cernes jusque par terre et de la peine à garder les yeux ouverts. En tous cas, j’étais un peu dégoûtée, Pascal me faisait un sacré mauvais cadeau de Noël!!! Pourri oui! Je ne voyais pas ce qu'il pourra inventer pour me faire passer là-dessus!!!

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