36/15 - Je le voulais "lui"!
Jeudi, 5 Février 2015 - 36/15 - Je le voulais "lui"!
Pascal me faisait la gueule, il fallait qu’on se parle. Je lui avais envoyé plusieurs messages, mais il n’a répondu à aucun. L’air de rien, ça me foutait en boule. Si je n’avais pas l’impression que la situation méritait que je garde la tête froide et mon calme, la capsule aurait sauté.
J’étais folle de ce mec, malgré toutes mes tentatives pour tirer un trait sur lui, je n’y arrivais pas. Ma tête me dit de partir en courant, mon coeur lui s’accroche. désespérément. Je ne voulais pas le perdre. Même si mon coeur passe son temps sur un grand 8 en permanence, je voulais “lui”.
Je crois que j’avais réalisé qu’il fallait que, comme Caroline, je me pose et attendre son bon vouloir… Ça ne me servait à plus rien de courir, mon coeur sait ce qu’il veut, et c’est Pascal.

Il faisait un temps exécrable, froid, sec, les routes étaient gelées, mais j’ai réussi à aller jusqu’à son boulot. Mince, Pascal était en réunion. J’ai donc attendu. Pascal est sorti vers midi et demi, et sortait dîner avec des collègues. Ma présence inattendue à son travail l’a quelque peu surpris. Je crois que ça l’a embarrassé.
Il a promis de m’appeler, question de se débarrasser de moi je pense. Impossible de lui parler. Poisse.
J’étais la première surprise que Pascal m’appelle en milieu d’après-midi. J’étais si persuadée qu’il avait dit ça comme ça, que j’ai pratiquement sauté sur mon téléphone. Ça lui a fait plaisir que je me donne de la peine à aller jusqu’à son travail. Et dire que je croyais qu’il était embarrassé de me voir.
Sans détour, Pascal m’a dit qu’il avait invité Caro à manger après son match, alors on ne pouvait pas se voir ce soir. Il a voulu savoir si j’avais l’intention de monter au chalet ce week-end. Seule ou avec Steven. Je lui ai dit que la route me faisait soucis, alors je ne pensais pas.
Pascal ne montait pas au chalet, il jouait pour le groupe de son pote vendredi soir. Probablement samedi aussi. Il a proposé de passer chez moi après ou aller chez lui. C’est comme ça que j’ai appris que Jess était repartie à New York. Tant mieux, je trouve qu’elle était restée bien longtemps.
En discutant, j’ai su que Pascal avait l’intention de monter skier samedi, et de rentrer le soir s’il jouait avec Varios. J’ai noté qu’il ne m’a pas proposé d’aller le voir jouer, ni même d’aller à Gstaad avec lui. Pour cause, il l’avait déjà proposé à Caroline. La moutarde me montait au nez, mais je n’ai rien dit.
S’il ne faisait pas si moche et que les routes n’étaient pas si dangereuses, je crois que j’aurai été voir ce qu’il faisait. S’il rentrerait chez lui ou pas. Pourquoi ne m’a-t-il pas invitée à manger dehors moi aussi? Pourquoi elle?