365/12 - Hyper coincée!

Publié le par JaneDo

Samedi, 31 décembre 2011 - 365/12 - (1)

Thomas m’attendait devant le chalet,. Je le soupçonnais d’avoir planté les autres en boîte ou au bar pour venir m’accueillir. Diantre, qu’est-ce qu’il pouvait être adorable! Pourquoi je n’étais pas tout simplement tombée amoureuse de lui? Bizarre, mais c’est toujours vers lui que je me tourne, jamais vers Pascal, je me demande pourquoi. Est-ce que Pascal n’aurait pas pu venir m’attendre? Mouais, peut-être que si j’avais osé lui demander!

Après avoir déposé mes affaires dans la chambre qu’il m’avait fait préparer, on s’est installé en bas au salon, devant la cheminée. J’étais gelée et surtout, hyper soulagée d’être arrivée saine et sauve.

Petit à petit les autres ont commencés à envahir le chalet. C’était chouette quant on était que tous les 2. Thomas est toujours plein de ressources et avait toujours des tonnes de choses à dire, plus que moi en tous cas, alors sa compagnie était toujours agréable. Bref, je l’adore. Pascal est arrivé dans les derniers en tenant sa femme par la taille. Caro, pétillante et beaucoup plus bavarde que ces derniers temps, suivait en bavardant gaiement avec Julien et Michael.

Mon regard a croisé les yeux verts de Pascal, il m’a juste fait un petit sourire que je n’ai pas eu le courage de lui rendre.

Après s’être servi et s’être arrangé pour occuper sa femme, Pascal est venu s’asseoir à côté de moi. Il m’a planté un bisou sur la joue qui m’a fait frissonner jusqu’au bout des pieds. Je crois qu’il ne se rend pas compte de l’effet qu’il me fait, j’ai l’impression qu’il doute souvent de mes sentiments profonds. Pascal m’a fait signe de le suivre et j’ai dû faire un effort, parce que j’avais les jambes en coton.

Hum… J’avais décidé de lui dire ce soir que c’était fini, qu’il me faisait trop souffrir, que je ne supportais plus toute la situation entre sa femme, Caro et le reste, mais maintenant que j’étais face à lui… les mots me manquaient! Akemi-sama a raison, je devrais le plaquer avant qu’il ne le fasse un de ces 4!

  • Thomas a raison, l’envi de te voir et passer du temps avec toi me fait faire des conneries. Je voulais te proposer de filer tous les 2 ailleurs et passer la soirée du Nouvel An en tête à tête! Finalement ce serait une mauvaise idée!
  • En tous cas, ce n’est qu’avec moi que tu retrouve ton bon sens, on ne peut pas en dire autant pour le week-end passé avec ton ex… Et que je te lèche la gueule, et que mes mains s’enfilent sous ta blouse…
  • Offf, c’est un coup bas…

Mais soudain je me suis retrouvée dans ses bras et il m’embrassait, je flottais au-dessus de moi, mon cœur à bout de bras parce qu’il n’y avait plus assez de place dans ma poitrine. J’étais hors d’haleine et la tête sens dessous dessus. Doucement, il me caressait la joue tout en me gardant pressé contre lui. Hum, heureusement parce que je ne crois pas que mes jambes me portaient. C’était rare qu’il oubli la planète entière pour m’embrasser comme ça devant tout le monde, sauf si c’était par un de leurs jeux.

Pascal a voulu savoir si j’étais partante pour filer à l’anglaise et passer le réveillon tous les 2… mais ça ne m’emballait pas. Ca voulait dire, ne pas fêter l’entrée dans la nouvelle année avec nos amis, qu’on devait se cacher comme d’habitude et c’était triste. Du coup, il s’est demandé si je m’emmerdais tant que ça quant on était que les 2! Ben non, c’était juste que…

 

Jess est venue le chercher des flammes pleins les yeux. Pourtant, quant elle s’est retournée face au salon, elle avait le sourire. Elle avait passé son bras autour de Pascal et lui du coup, il avait passé le sien autour de ses épaules. Il a regardé par-dessus son épaule dans ma direction et j’ai pu voir qu’il semblait un peu étonné et peut-être aussi mal à l’aise. Il n’y avait pas de quoi pourtant, je n’allais pas prendre la fuite parce qu’il est avec sa femme. Non, c’est quant il était avec les autres filles que ça m’agacent et me perturbent.

Flûte, je n’avais aucun caractère, une fois de plus, je me laissais emporter par mes sentiments pour lui!

  • C’est bien ce que je disais, toujours à faire des conneries quant il est avec toi! Ca c’était pas très malin, sur la terrasse éclairée et devant tout le monde! S’il était sous surveillance, en tous cas, ils ont ce qu’il faut pour abandonner pour ce soir! Rhhh, j’y crois pas, qu’est-ce que tu lui as dit?
  • Rien, on parlait seulement et je sais pas ce qui lui a pris!

C’était faux, je l’avais provoqué, mais je ne voulais pas tout raconter à Thomas. J’avais le droit de garder certaine chose pour moi. Thomas m’a demandé de ne pas me faire trop d’illusions, on ne pourra pas passer beaucoup plus de temps ensemble, ni même rêver de passer la soirée du réveillon ensemble. C’était justement ce qu’il avait essayé d’expliquer, il était aussi conscient que je le voulais bien.

C’était super tard, évidemment, je devais être la seule qui n’avait pas vraiment envie d’aller me coucher parce que j’avais l’impression que je venais d’arriver.

Puis, j’ai remarqué en passant devant, que Pascal était à la piscine avec sa femme et quelques autres que je n’ai pas eu le temps d’identifier, mais Caro y était. Hum, je n’avais pas été invitée à ce que je vois ! Evidemment, après je me suis posée pleins de questions ; est-ce qu’il aurait pu refuser et rester vers moi ? Ou peut-être qu’il en avait envi après tout ? Si j’avais osé, j’aurai collé ma tête dans la petite fenêtre pour regarder ce qu’ils faisaient.

Thomas voulait monter se coucher, si je ne montais pas, je serais plantée toute seule dans le salon à attendre. J’ai été forcée de me débrouiller pour que Thomas reste avec moi. Il n’était pas con, il savait très bien ce que j’attendais. L’empêche, Pascal se débrouillait vraiment comme un manche, il me laissait toujours suspendue là, sans savoir ce que je devais faire, ni ce qu’il attendait de moi.

Rhhh, ils ont fait long ! Pascal est passé par le salon, glups, il tenait sa femme par la main. Elle a fait sa petite remarque; « Vous êtes encore là ? ».

Dépitée, il a bien fallu que je me décide à monter me coucher.

A l’étage, Caro était encore à traîner dans le couloir devant la chambre à Pascal, comme si elle cherchait quelque chose ou attendait pour utiliser une des salles de bains. Elle m’a proposé de partager sa chambre, mais je crois que j’espérais que Pascal pourrait se débrouiller pour passer vers moi, alors je préférais être seule. Et s’il ne passait pas, je pleurerais jusqu’à ce que je sois assez crevée pour dormir.

La porte de la chambre du couple était ouverte et Jess, étalée sur le lit, discutait avec l’ex à Pascal. Du coin de l’œil, j’ai vu que Caro discutait avec eux. Alors elle faisait pote-pote avec Jess maintenant ?

Dans ma chambre, toute seule, j’ai collé mon oreille à la porte, je voulais essayer d’entendre ce qu’ils se disaient. J’ai entendu le rire à Pascal, alors sans même prendre le temps de réfléchir, j’ai bondi de ma chambre. Une fois dans le couloir, je me suis préparée à faire celle qui avait peut-être oublié quelque chose en bas.  Je voulais le croiser !

Pascal taquinait Caro tout en parlant avec Michael qui regagnait sa chambre. C’est drôle, mais je me suis sentie quelque peu exclue. C’était comme si une dalle m’écrasait la poitrine. Intérieurement, je me suis traîtée d’idiote de faire tout ce cirque.

Pascal m’a vue sortir de ma chambre, alors que je faisais celle qui ne l’avait pas vu. Je me suis un peu trop précipitée dans les escaliers pour retourner au salon, il n’aurait même pas pu m’en empêché s’il l’avait voulu. Quelle cruche, j’aurai pu marcher lentement, lui lancer un sourire, à la limite même aller vers lui, rhhh, j’aurai pu faire en sorte qu’il ait l’occasion de faire quelque chose ! Mais non, j’ai couru comme si j’avais le feu aux fesses !

Je n’avais rien à faire au salon, alors après avoir été prendre quelque chose à boire, moi qui ne boit jamais avant d’aller au lit, je suis remontée. Je n’étais pas très fière de moi, en même temps, je me dépêchais, folle d'angoisse à l'idée qu’il soit déjà dans sa chambre sans savoir si c’était seulement avec sa femme et personne d’autre, ou s’il a été ailleurs… Le stress me coupait le souffle, j’ai monté les marches 4 à 4 !

J’avais tellement fait vite, qu’ils étaient exactement où je les avais laissé. Cette fois, je voulais au moins aller vers lui, mais une fois en haut… trop gênée, je n’ai pas osé. Pascal m’a pourtant appelée, mais il a dû venir m'attraper pour me tirer vers eux, sinon j'aurai été me cacher dans ma chambre.

Thomas est sorti de sa chambre à torse nu et en caleçon. Il était crevé. Ils semblaient tousprêt à encore prolonger la soirée avec des jeux de souillasses. Thomas plus raisonnable, pensait qu’il était tard pour ça, mais Jess lui a fait remarquer qu’ils étaient à la maison, donc en toute sécurité, donc qu'il arrête de jouer les vieux snocks.

Apparemment, ils avaient déjà commencé à jouer dans la piscine, et les couches tard, ne semblaient pas presser de se ranger pour avoir un bout de nuit. Moi, j’avoue que j’avais de la peine à tenir debout, après quelques coups d’adrénalines, entre 2, j’étais naze. Pascal semblait vouloir encore s’amuser lui aussi, dans ce cas là, il n’avait sûrement pas prévu de passer un mini bout de temps avec moi ! Thomas a passé son bras autour de mes épaules, il avait peut-être senti ma déception.

J’ai décidé d’aller me réduire, je ne voulais pas encore me briser le cœur. Je devinais que je n’aimerai pas les jeux qu’ils s’apprêtaient à faire. J’ai été dormir avec Thomas, qui, avec raison, pensait que je n’aimerai pas rester toute seule.

Je savais que je pouvais lui faire confiance, il ne se passerait rien, il avait promis à Pascal de ne plus tenter quoi que ce soit. Je suis bête, parce que, j’aurai pu simplement aller me joindre à eux à la piscine, et même coller Pascal sans gêne. Mais non, on dirait que j’attends une invitation en lettres d’or ou quoi ? Non, je suis simplement stupide et hyper coincée, ce qui m’empêchait d’être cool et profiter de la compagnie de Pascal. Même pas une 1/2h plus tard, Pascal est venu me chercher. On s’était presque endormi. On était couché face à face et j’écoutais Thomas en sombrant doucement. Pascal n’a même pas frappé, il est simplement entré. Peut-être qu’il pensait nous surprendre ou quelque chose ?

J’avais envie de lui demander s’il n’avait pas eu envi de jouer avec les autres et tout, mais j’étais trop crevée et il ne m’en a pas laissé le temps. Pascal m’a emmenée dans sa chambre dans l’attique, et à peine la porte fermée, il m’a soulevée pour me jeter sur le lit. Ses yeux brillaient de malices. Je crois que j’ai commencé à lui dire que je trouvais qu’il me faisait vivre sur des charbons ardents, sur la brèche tout le temps, que je n’aimais pas ça, mais, c’était peine perdu, les mots sont restés suspendus dans ma tête.  Je pensais être plus fatiguée que ça… Afff, je l’aime !

Inutile de dire qu’on a dormi tard, vu l’heure à laquelle on s’est couché ! Pascal a été le 1er à se lever pour regagner sa chambre. Je ne sais pas à quoi ça servait, je crois que presque tout le monde savait qu’on se voyait toujours et je suis sûre qu’ils se doutaient qu’on avait dormi ensemble ? Ou c’était mon imagination ?

Je me demande si je crois parfois être le centre du monde !!! Ou le centre de la vie de Pascal ???


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