365 - Je finis l'année le moral à zéro!

Publié le par JaneDo

Vendredi, 31 déc.2010  --  Layne a décidé de monter à Gstaad aussi. Il trouvait les week-ends au chalet amusantes et beaucoup plus intéressantes que les soirées avec ses potes. De plus, il emmenait Alexia avec lui. Alexia ne m’a pratiquement pas adressé la parole pendant tout le trajet, alors j’étais soulagée d’arriver à Gstaad. Je crois qu’elle se doutait que j’avais passé les 2 dernières soirées avec Layne, ou l’avait appris par Caro, mais on en avait pas parlé. Je m’étais préparée à l’éventualité, je lui aurai répondu que Layne était aussi libre que moi de passer ses soirées avec qui il voulait.

On est arrivé en début de soirée et j’ai été surprise de voir que les parents à Pascal était là! Glups, ça n’allait pas être aussi amusant que d’habitude alors! En arrivant, j’ai réalisé que si j’espérais passer du temps avec Pascal et c’était râpé, avec ses parents sur place, c’était tout simplement inimaginable!

Bien avant que Pascal ne décide de rompre, il m’avait dit une fois en passant, qu’il espérait s’arranger pour qu’Ethan soit là pour le Nouvel An, et Ethan était là. Comme ses parents restaient là, dans nos pattes pour le week-end du Nouvel An, je ne voyais pas pourquoi Pascal avait insisté pour que je vienne, ni comment il imaginait la suite. Il ne pourrait pas quitté les côtés de sa femme, ça c’était sûr.

Mes rêves venaient de s’effondrer.

Thomas est sorti nous accueillir, il semblait content de me voir.  Je m’inquiétais de n’avoir pas pris ma voiture, ça me rend dépendante des autres, j’ai horreur de ça. Si je n’en pouvais plus et que l’envie de partir me prenait, je ne pourrais pas prendre la fuite, je serais coincée là.

On avait l’intention de faire la fête au chalet et de sortir plus tard. Si les parents n’avaient pas été là, on aurait sûrement passé toute la soirée au chalet et, peut-être éventuellement, fait un petit saut en boîte vers les 2 ou 3h du matin, et encore... mais après minuit, ou pas.

Puis, renversement de situation, les parents à Pascal étaient invité à passer la soirée chez les parents de Yumi. Donc, Yumi était là, et les parents de Pascal partaient. Cool, c’était déjà ça. Je crois qu’ils avaient compris que les jeunes voulaient passer la soirée sans les avoir dans les pattes, donc, d’après ce que j’avais entendu, ils ne rentraient pas avant demain après-midi. Par contre, ils étaient là le reste du week-end. Ils avaient emmenés avec eux, le personnel pour s’occuper du service. C’est bien d’avoir du personnel quand même!!!

Un des garçon avait invité une des jeunes femmes au service de ses parents, à se joindre à nous. Je ne sais pas si c’est Pascal ou Thomas, mais j’avais remarqué Pascal en train de discuter avec elle.

Pour la nuit, comme l’année passée, l’organisation était la même je crois; pour ceux qui le voulaient ou ne seraient pas en état de rentrer, le couchage était prévu autour de la piscine et dans la salle de jeux. Moi, je partageais une chambre avec Caroline, on s’était mise d’accord. Thomas aurait bien sûr préféré que je partage la sienne, mais non, pas si je voulais qu’il comprenne qu’on ne sortait pas ensemble ou que j’étais célibataire et libre de faire ce que je voulais.

Partager ma chambre avec Caro, c’était peut-être une connerie, si j’espérais voir Pascal...

Je faisais tout pour ne pas montrer que je suivais Pascal du coin de l'œil, mais je ne faisais que ça. Ciel, que c’était dur d’accepter de ne plus faire partie de ses priorités, dur de ne plus faire partie de sa vie. Je languissais dans l’espoir qu’il me parle, qu’il me regarde, qu’il m’accorde 1mn, c’était comme je l’avais imaginé, un véritable enfer!

Ça m’arrivait d’oublier parfois à quel point Thomas et Pascal étaient proches, que malgré tout ce qui pouvait se passer, ils restaient proches. Une fois de plus, en les regardant parler ensemble, je le constatais encore, je devais me rendre à l'évidence; rien ne pouvait les séparer.

C’était fou, mais même si Thomas et Jess ont été adoptés par l’oncle, donc le frère du père à Pascal, je trouvais que ces 2 là, Thomas et Pascal se ressemblaient drôlement. Ils avaient souvent les mêmes mimiques, étaient tous les 2 grands et se tenaient souvent de la même façon.

Bon, c’est clair que même dans un brouillard à couper au couteau ou dans une pénombre profonde, je reconnaîtrais Pascal à coup sûr, et il n’aurait pas besoin de dire un mot pour ça. Je connais le dessin de sa silhouette, la largeur de ses épaules, de son cou, sa manière de bouger, je le connais par cœur.

Après avoir échangés quelques mots, Thomas m’a demandé de le suivre dans la bibliothèque... Comme, il tardait à parler, Pascal a pris la parole;

  • Tu le lui dit ou je le fais? (Pascal)

Après quelques hésitations, ils m’ont appris qu’ils avaient fait un pacte, pourtant les choses ne s’étaient pas passé comme Thomas l’avait espéré; au lieu de nous rapprocher, je l’avais fui et continuer à poursuivre Pascal. Ben oui!

  • Pascal a accepté de te foutre la paix, d’arrêter de t’encourager dans une relat... (Thomas)
  • Viens en au fait. (Pascal)

Gros soupir...

  • Pascal a accepté de te fiche paix, pour autant que vous puissiez passer le week-end de Nouvel An ensemble. (Thomas)
  • Vous êtes cons! (moi)

Ha! Les salopard! J’ai fait demi tour pour partir, ils m’énervaient tous les 2. Alors j’étais quoi? Un pion? Un jouet qu’on se balance de l’un à l’autre? Je n’ai pas voix au chapitre? Non mais oh! Pascal m’a rattrapée pour me demander de rester. Thomas a essayé de m’expliquer que ce n’était que pour mon bien. Non mais franchement les mecs sont parfois lamentable, pour qui se prennent-ils donc? Nos chefs? Qui lui donne le droit de décider à ma place? Furax, je leur ai dit que j’étais libre de faire ce que je voulais, ce n’était pas leur choix, mais le mien.

Après avoir fulminé un moment, je me suis calmée. Pascal a dit, devant Thomas, qu’il ne supportait pas de nous voir ensemble. Thomas lui a rappelé que de toute façon, même s’il prétendait vouloir passer le week-end avec moi, il devra rester auprès de Jess, qu’il n’aura en fait que peu de temps à m’accorder, et que, la situation avait peu de chance de s'améliorer.

  • L’empêche si Pascal se retrouve dans cette situation, c’est pour vous; toi et Jess, non? Il va passer les 5 plus belles années de sa vie dans un piège, faut croire qu’il vous aime beaucoup,  pas vous?

Pascal m’a regardée avec surprise, jusqu’à présent, je n’avais jamais rien dit. Hum, je remerciais secrètement Sminette de me l’avoir rappelé. Thomas a baissé la tête en enfonçant ses mains dans les poches.

  • Alors, qu’est-ce que tu veux faire? (Thomas)
  • Je n’en sais rien, vous m’énervez! Vous êtes des abrutis tous les 2. (moi)

Sur ce, j’ai tourné les talons. C’était vrai, je ne savais pas ce que je voulais faire. Si je me laissais aller à faire ce que mon cœur voulait, je retombais dans les griffes de Pascal et je causais de la peine à Thomas. Si je résistais, je serais malheureuse. De toute façon, Thomas avait raison, en public, Pascal resterait près de sa femme, je n’aurai que les miettes, comme d’habitude!!!

Comme je m’y attendais, c’était une soirée pénible. Je ne m’amusais pas beaucoup et j’avais plutôt l’impression d’être là en spectatrice. Je faisais semblant de sourire, de faire la fête, je discutais avec tout le monde, mais intérieurement, je souffrais terriblement.

J’étais désespérée à regarder Pascal et sa femme se faire des tonnes de bisous, danser comme s’ils étaient seuls au monde. Arfff, j’enviais Jess à fond.

Pourtant, Pascal discutait souvent à droite et à gauche, avec tout plein de monde, mais il ne m’approchait pas et ne me parlait pas. J’ai dansé, fait semblant de m’amuser, j’ai même avalé plusieurs verres en espérant noyer ma tête et mes espoirs brisés, mais ça ne marchait pas des masses.

Vers les 23h15, prise de panique, parce que je savais que je ne supporterais pas de voir Pascal continuer à m’ignorer, ni de devoir le voir enlacer et embrasser sa femme à minuit, je suis sortie du chalet comme une furie. Je me demande à quoi je pensais, il faisait un froid de canard! Je ne voulais pas être là pour voir ça, je savais que ça me ferait mal.

Je dramatisais un peu, j’avais tout de même surpris Pascal en train de me suivre du regard, il m’avait glissé quelques sourires, mais j’avais détourné la tête comme si je n’avais pas remarqué. Il a aussi essayé de venir me parler à 1 ou 2 reprises, mais j’ai pris la fuite. Je ne sais pas ce que j’espérais, peut-être qu’il laisse tomber sa femme pour passer la soirée avec moi? Ce n’était pas très logique, mais bon, difficile d’être logique dans mon état!

Frissonnante, je suis rentrée au chalet, mais j'ai filé dans l'attique. Heureusement que le feu dans la cheminée brûlait toujours. Je n’avais même pas pris la peine d’allumer, tendue, je me suis assise devant et j’ai regardé les minutes passer. Peut-être que j’y retournerai après minuit. Peut-être... J’étais au bord de la dépression nerveuse, mais je me battais pour ne pas pleurer comme une madeleine. J’attendais que les minutes passent en imaginant tout ce qui se passait en bas. Je ne pensais qu’à lui.

Je regrettais aussi d’être partie, parce que franchement, c’était encore plus terrible d’imaginer. J’étais juste pas bien, l’angoisse me bouffait l’estomac, j’étais trop mal. Mais pourquoi diable être venue à Gstaad? Est-ce que j’aimais tellement souffrir?

Petit à petit, la raison se faufilant un petit passage parmi les débris de mon cerveau engourdi, je me suis demandée pourquoi c’était si dur pour moi de rester en retrait et d’accepter que Pascal ait des priorités autres que les miennes? Je lui avais dis à plusieurs reprises, que je pouvais tout accepter, alors c’était à moi de le prouver, non? Je devais lui montrer que ce n’était pas que des paroles en l’air.

Oui, je pouvais tout accepter, tout ce que je voulais c’est faire partie de sa vie, l’avoir de temps à temps à moi. C’était normal qu’il soit auprès de sa femme à minuit, c’était normal que ce soit avec elle qu’il passe les 1ères secondes de la nouvelle année, et à elle qu’il donne le 1er baiser. Ça n’allait pas me tuer, mais de ne plus pouvoir être avec lui, ça oui!

Afff, je regrettais vraiment d’être partie, ça lui démontrait que je n’étais pas capable de le comprendre et de le soutenir, c’était nul!

Depuis le début, et surtout depuis l’été, je savais qu’il nous fallait être discret, j’avais pourtant eu assez d’ennuis avec son père, et je continuais à ruer dans les brancards. Carrément nul.

Je regrettais vraiment d’avoir filé comme ça. Du coup, après sa femme, ce serait sûrement Caro qui aura la chance de recevoir ses vœux et son bisou pour la nouvelle année, et moi, j'étais là à regarder le feu de cheminée!!! Frankly!

------ Je termine l’année comme elle avait commencé; le moral à zéro! -- Ven.31.Déc.10 - (365) ------

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J
;) merci
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H
Jane, je voudrais te félicité pour les images dont tu décore ton blog, elles sont merveilleuses :-)
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J
C'est ce que je pensais aussi, mais c'est plus facile à dire qu'à faire! Et je ne peux pas trop me rapprocher de Thomas sans que Pascal n'en souffre... :$
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K
Je ne voudrais pas me contredire chaque fois, mais c'est vrai que tu as raison de penser à lui montrer que tu peux être compréhensive et un réél soutien :! Tout de m^me ca n'empeche pas que tu as le droit de passer ta soirée avec Thomas puisqu'il est occupé, tu ne va pas te mettre dans un coin et attendre....
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