39/15 - Ça sentait le complot

Publié le par JaneDo


Dimanche, 8 Février 2015 - 39/15 - Ça sentait le complot à plein nez

Maligne petite Caroline a proposé qu’on passe un petit moment prendre un dernier verre chez elle. J’étais prête à lui dire non quant Pascal a accepté.

Hum, comment expliquer… parfois, on a le sentiment qu’il se passe quelque chose, qu’on est pas au parfum, qu’on nous cache quelque chose. La plupart du temps, c’est qu’il y a anguille sous roche, notre 6ème sens se trompe rarement. Ben là, j’avais l’impression qu’il se passait quelque chose dans mon dos.

Peut-être à cause des regards en douce que j’ai capté sans m’en rendre compte…

J’ai pas tout de suite mis le doigt dessus, mais plus la soirée avançait, plus j’ai commencé à soupçonner que Pascal et Caroline étaient de mèche. J’en avais pas la preuve, mais ça sentait le complot à plein nez.

Alors je les ai laissé mener la danse. Ni l’un, ni l’autre ne savait comment m’annoncer la couleur. En fait, je sentais que ça venait plus de Caro que de Pascal.

Comme elle n’osait pas me demander directement, elle nous a proposé de rester dormir. Elle le disait assez pour que j’entende, mais s’adressait à Pascal. J’ai fait comme si je n’avais rien entendu les 2 premières fois.

Caroline s’est résolue à me demander directement la 3ème fois. J’ai haussé les épaules en regardant Pascal qui s’est détourné. Ce qui fait que je ne savais pas s’il le voulait aussi ou si c’était une manière de me faire comprendre que non.

De mon côté, aucune envie de rester là, parce que je savais ce que ça impliquait. Et je crois que Pascal et moi avions besoin d’un peu de temps; seul. On avait des choses à régler, et il nous fallait un peu de temps à l’écart des autres pour nous retrouver.

Réalisant qu’il ne fallait pas compter sur Pascal, je lui ai dis que; “peut-être une autre fois, mais pas ce soir”. Tout de suite, j’ai vu la déception se peindre sur son visage. Aussitôt, Caro a cherché son appui des yeux, mais ne l’a pas trouvé. Je crois que c’est là que j’ai senti qu’ils avaient dû en parler ensemble.

J’imagine qu’ils étaient persuadé, l’un comme l’autre, que je dirais oui, et n’avait pas prévu un plan de secours. Je voyais Caroline insister du regard, demandant presque à ce qu’il intervienne. Puis Pascal a proposé à caroline de venir pltôt chez lui.

 

  •  Ah ben moi je rentre alors! Je pensais qu’on avait des choses à régler les deux, mais… apparemment toi non! 

 

Pascal a reconnu qu’effectivement, on avait peut-être besoin d’être un peu tranquille. J’ai cru que Caroline allait fondre en larmes direct. Elle avait plus d’un tour dans son sac, et je crois que je manque de dureté. Je me sens tout de suite coupable ou autre. Comme si j’avais à me préoccuper du fait qu’elle passe le dimanche toute seule.

Caroline s’est pendu à mon bras, et la voix chevrotante, elle m’a supplié de rester. Elle ne voulait pas être toute seule. Et stupide, j’ai craqué. La culpabilité m’avait submergée. Je le regrettais aussitôt, mais c’était trop tard.

Et voilà comment on fiche en l’air les retrouvailles avec son petit copain, comment on flingue son week-end. D’autant plus qu’elle était avec lui vendredi soir, moi non. Je n’y ai pensé qu’après alors qu’on se dirigeait chez Pascal et qu’elle babillait comme un rossignol sur le siège arrière.

Mon regard a croisé celui de Pascal, et j’ai su avec certitude qu’ils avaient combiné ça ensemble. Ils savaient que je finirais par tomber dans le panneau. Mince, ça me faisait chier de partager mon homme et mon lit avec une autre femme ce soir!

J'ai donc eu Caroline dans les pattes tout le dimanche, ce qui m'a énormément fatiguée. J'ai été aux aguets tout le temps, faisant attention à mon humeur, ne pas me laisser aller à péter un câble. Bref, j'ai mal partout d'avoir été si tendue, je me sens super fatiguée, épuisée, et les nerfs à fleur de peau.

Chaque fois qu'ils riaient ensemble, je décortiquais, me demandant s'il y avait un sens caché. Et aussi, je cherchais sur leurs visages à détecter les signes de leurs contentements, ou s'ils se foutaient de ma gueule! S’ils se touchaient, je flippais. Bref, c’était crevant.


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