56/2013 - Peut-être tord de m être énervée?
Lundi - 25 Février 2013 - (56/2013) - Peut-être tord de m’être énervée…
J’ai été furieuse hier soir, que Pascal ait pris l’appel de Caro, alors que, lorsqu’il était avec Caro tout le week-end passé, il ne m’avait ni appelé, ni envoyé de messages, ne serait-ce que pour me faire coucou, ni pris mes appels non plus. Pfff, des vapeurs me sortaient par les oreilles. J’étais vraiment trop fâchée pour même être triste. Tellement enragée, que je ne voulais pas lui parler. J’étais aussi furieuse qu’il ne se donne pas la peine de venir plaider sa cause. Non, non, il était resté bien tranquillement à la maison, à me bombarder de messages. Ben, trop tard.
Ce n’est que bien plus tard, alors que j’allais me coucher, que je réalisais qu’il n’aurait pas pu venir. Il avait dû réaliser que sa femme allait arriver à la maison d’un moment à l’autre, il pouvait difficilement être absent. Il devait montrer pattes blanches. J’allais de toute façon rentrer avant 16h-17h, pour être sûre de ne pas la croiser. Donc, Caro n’aurait de toute façon pas pu scouater chez lui.
C’était rassurant, mais ça ne changeait pas le fait qu’il ait répondu à son appel. Je sentais la moutarde me grimper au nez dès que j’y pensais. De toute manière, je ne voulais plus en parler, et je n’en parlerais pas avec lui. Je dirais seulement que j’avais un truc, et que je ne voulais pas les déranger (au téléphone), et que c’était le moment pour moi de partir. Je ne lui ferais aucune scène. Rien. Seulement que Pascal face attention à ce qu’il fait quant je suis là.
En milieu d’après-midi, j’ai reçu un énorme bouquet de roses avec un petit mot, où il me disait à quel point il s’excusait. Mais, je le soupçonnais de ne même pas savoir de quoi! Le bouquet m’a fait plaisir, mais j’avais toujours les nerfs en pelotes et l’estomac sur un grand huit. Merde, j’étais en pleine déprime. J’avais peur que mes réactions ne soient pas très sensées et que j’ai fait un drame d’un petit rien. C’est pour ça que je l’évitais et que je préférais me cacher chez moi.
Même mon travail s’en ressentais. Je n’ai rien fait de très créatif, c’était que de la merde. Impossible de présenter ça à mon agence. Je ne pensais qu’à Pascal; ce que je devais faire, quoi dire, comment expliquer mon silence. Bref, rien à voir avec le boulot. Et je ne sais pas quoi faire pour me sortir de cette horrible descente aux enfers. Peut-être que si je pouvais me serrer dans ses bras? Sans penser à rien? Comment bloquer mon cerveau pour ne penser à rien?
Pascal va finir par se dire, qu’on passe notre temps à se prendre la tête! Que j’étais trop compliquée et chiante! C’était pas bon! J’ai donc décidé de lui envoyer un message joyeux pour le remercier pour les fleurs. Pascal a essayé de m’appeler 5mn plus tard, mais j’ai répondu par sms, pour dire que j’étais avec du monde que je ne pouvais pas parler au téléphone. Alors, il m’a fait un gros bisous, et a arrêté de me harceler. Ça me laissait un peu de temps pour réfléchir.