58/14 - Je tiendrais le coup

Publié le par JaneDo


Jeudi, 27 février 2014 - 58/14 - Je tiendrais le coup

Jeudi, j’avais rendez-vous chez Marie à 16h, pour ses albums encore. Ça m’emmerdait carrément, j’étais naze, parce que j’étais rentrée tard, et j’ai lu jusqu’à ce que j’aie terminé le livre que j’avais entamé. Comme j’avais aussi promis à ma soeur d’aller prendre un café avec elle le matin, vers 9h, je n’ai pas fermé l’oeil. Donc, je manquais cruellement de sommeil.

Je savais que Marie avait l’ostéopathe avec Roméo, et qu’elle pensait être à la maison à 16h. Elle n’y était pas. J’étais trop contente de filer. J’ai croisé Yves, et je lui ai dit que j’avais laissé le cadeau d’anniversaire de son frère pendu à la porte. J’ai foncé pour rentrer et me jeter au lit.

Le soir, en pleine forme, je me suis pointée au rendez-vous avec les copains, au Time-Out. Thomas s’est précipité à mon arrivée. Pascal est arrivé après moi, mais j’ai fait comme si je ne l’avais pas vu. Il est venu me faire la bise. Aghrh, son contact me fait toujours dresser les poils, j’adore. Et il sent si bon. Son odeur fait tournoyer des tonnes de souvenirs de lui. Afff, il me manque cruellement.

Maud la pouffe de service était là et lui tournait autour. Comme il ne bougeait pas, et restait à côté de moi, Maud est venue le saluer. Elle lui a passé les deux bras autour du cou. Tout ça juste pour une bise sur la joue? Quelle cruche. J’ai voulu me tirer, mais Pascal qui avait dû voir venir, m’a attrapée par le bras. Maud m’a coulé un regard qui m’aurait taillé les jambes si ses yeux avaient été des couteaux.

Pascal a réussi à se débarrasser de Maud et m’a prise par la main. Thomas a essayé d’intervenir, se demandant où on allait comme ça. J’ai pris la main de Thomas pour empêcher Pascal de me séparer du groupe. Pascal a dit qu’il voulait me parler. Ha! Trop facile! Je me suis faite un plaisir de lui répondre ce qu’il m’avait balancé au chalet; ”c’était mieux pas”.

Pascal n’a pas compris. Je ne pense pas qu’il ait fait le rapprochement. Il a froncé les sourcils montrant son incompréhension (trop mignon). Avant qu’il ait pu réagir, je m’étais glissée vers Thomas, qui m’a passé le bras autour de la taille. Pascal est resté planté là, mi-perplexe, mi-furieux. Il n'a pas l'habitude que les choses ne se passent pas comme il veut.

Il a essayé de me demander de lui expliquer ce que je voulais dire, alors à l’oreille, je lui ai dit que c’était ce qu’il m’avait répondu au chalet quant je lui ai demandé si je pouvais dormir avec lui. Et là dessus, j’ai prétexté que j’allais aux toilettes, mais j’ai filé. J’ai ensuite envoyé un message à Thomas pour m’excuser d’être partie comme ça.


Pascal m’a bombardée de messages. Il est parti dès qu’il s’était rendu compte que je n’étais plus là. Il voulait me voir, me demandait où j’étais, si je le fuyais. Je n’ai pas répondu. J’étais presque sûre qu’il irait vérifier si j’étais chez Layne. Pour en avoir le coeur net, je me suis planquée dans le coin. Et oui, il est passé. Je n’étais pas déçue de ma soirée!!!

Pascal ne sait toujours pas ce que j’ai comme voiture, donc il ne m’a pas vue. Il est même descendu de sa voiture pour aller voir autour de la maison. Ça lui fait du bien de se torturer comme je l’ai souvent été. Je suis partie avant qu’il ne revienne à sa voiture. Pendant qu’il vérifiait les alentours, il m’a envoyé encore des messages, pour me demander d’avoir au moins la gentillesse de lui répondre.

Je n’ai pas répondu. Je ne veux pas lui donner l’occasion de me faire craquer. Je le ferai demain… peut-être...


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