61/2013 - Silence Radio!
Samedi - 02 Mars 2013 - (61/2013) - Tjs pas de news!
Soirée foutue à attendre, espérer, s’ennuyer de Pascal… Rire. Dire qu’on était rien que 3 gourdes à poireauter au chalet. On est pas sorti faire la fête avec les autres. Moi, j’avais la tête dans mon bouquin, Caro feuilletait un magazine en faisait les cent pas entre le canapé et les baies vitrées, et Jess se trainait d’un coin à l’autre du chalet avec une tête à faire peur. Bref, je crois qu’on était toutes les 3 plutôt déprimées.
Si ce n’était pas triste et lamentable, ça aurait plutôt été à pleurer de rire! 3 filles bourrés de caractères, réduites à de simples pantins. C’était comme si on était les groupies d’un vampire et qu’on attendait que notre Seigneur et Maître nous honore de sa présence. Je ne voulais pas faire partie du club des pauvres filles.
Après quelques fous rires avec Caro, qu’on atténuait dès que Jess croisait notre champ de vision, j’ai été me faire une petite sauna. Caroline s’est aussitôt précipitée. J’ai dû lui rappeler que j’étais une horrible solitaire, que je n’avais pas besoin de parler tout le temps. Elle a cru que j’étais fâchée.
Ça m’a rappelé de dire à Caro que je ne voulait pas que Pascal sache qu'elle m'avait raconter, à propos de son mariage.
J’ai avoué à Caroline que Pascal ne m’avait encore rien dit, que je pensais pas que Pascal apprécierait qu’elle ait mentionné cette histoire. Il préférait probablement que ça vienne de lui. J’attendrais qu’il m’en parle, sans mentionné notre conversation. Caro a aussitôt sauté sur l’occasion. Caro était d’accord. Elle savait aussi que ça ne lui plairait pas.
J’ai gardé mon sang froid. Je ne voulais pas qu’elle sente à quel point ça m’avait détruite.
Vers 1h du matin, crevée, j’ai rejoins mon lit. Caro ne voulait pas dormir toute seule alors on a partagé le même lit. Je me demande si elle voulait être sûre que Pascal ne vienne finalement, et passe la nuit avec moi. Moi, en tous cas, j’ai accepté pour les mêmes raisons.
Vers midi, j’ai quasiment rampé jusqu’à la machine à café. J’avais besoin de ma drogue. Sans ça, impossible d’avoir les idées claires. Caro était déjà descendue. La moitié des fêtards étaient déjà debout. Caro m’a appris que Pascal n’était toujours pas là. Elle ne s’était pas gênée pour se renseigner. Thomas semblait toujours aussi inquiet. Je pense qu’il n’avait toujours pas réussi à joindre Pascal au téléphone.
Ciel, ce que j’avais envie de foutre le camp et de rentrer chez moi. Mais, si je faisais ça, tout le monde se rendrait compte que c’était parce que Pascal n’était pas là. Donc, je ne montais que pour lui. Pas bon pour mon orgueil. J’ai donc décidé de rester et de partir tôt le dimanche. De faire l’effort de me lier un peu avec les autres, quitte à faire semblant que, je m’amusais comme une petite folle. Mais intérieurement, j’étais à la lisière d’une monstre déprime. J'y avais déjà trempé les pieds, mais là, ce sera pire! Pour cela, j’ai dû abandonner mes livres. L’après-midi, j’ai été traîner en ville avec un groupe, dont Thomas.
Thomas a été un parfait gentleman. Une fois de plus, je me suis demandée, pourquoi je n’étais pas plutôt avec lui? J’ai préféré éviter d’aborder le sujet de Pascal. C’était mieux que ce soit Thomas qui en parle le premier. Il ne l’a pas fait. Peut-être que lui aussi préférait ne pas en parler. Thomas, comme Pascal d’ailleurs, déteste montrer ses faiblesses. Non, peut-être Thomas plus que Pascal.
J’avais imaginé que Pascal se montrerait en début, ou même en cours de soirée. Mais non. Pas de nouvelles, pas vu, bref, rien. Je trouvais son attitude légèrement agaçante. Puérile même. Puis, je lui ai envoyé un message pour lui dire qu'il aurait pu me répondre, ou me donner des nouvelles. Ça, je n'aurais peut-être pas dû.
En soirée, j’ai beaucoup dansé. Après quelques verres dans le nez, je suis un fanfaron. J’ai parlé avec tout le monde, participé aux jeux des plus bizarres. Etant donné que je n’avais pas toute ma tête, je ne comprenais pas les règles, mais je jouais quand même. Un moment donné, j’étais tellement à l’ouest, que Thomas m’a ramené au chalet.
Je me rappelle avoir insisté lourdement pour qu’il reste, pour dormir avec lui. Bref, j’étais out. Adorable, il a dit qu’il resterait jusqu’à ce que je dorme. Hum, j’ai dormi à peine la tête sur l’oreiller. C’est pour dire comme j’étais naze. Même si j'étais légèrement bourrée, pendant une petite seconde avant de sombrer dans les bras de Morphée, j'ai pensé à Pascal, il me manquait tellement. Qu'est-ce que j'aurai donné pour poser ma tête au creux de son épaule!!