64 - Avec Layne, c'est clair, on a rompu

Publié le par JaneDo



Je n’avais pas vraiment envie de sortir prendre un verre ce soir. Je n’avais envie de voir personne. Pourtant, j’ai fini par accepter de sortir manger un petit truc avec ma bande de potes. Thomas avait insisté pour me voir, alors je lui ai demandé de se joindre à nous.

J’avais accepté de voir Layne ce soir, et c’était prévu que je prenne un verre avec mes potes pour le retrouver plus tard. Mais il ne m’a pas rappelée pour confirmer. Layne était déjà là quant on est arrivé, flanqué de Miss Tennis. Ils sont un peu souvent ensemble ces 2 là il me semble!!! J’ai fait semblant de ne pas l’avoir vu.

Un peu plus tard, en sortant des toilettes, Layne me barrait le chemin. J’ai l’impression qu’il m’avait attendue. J’ai lancé un vague “salut” et je m’apprêtais à fiche le camp vite fait, mais Layne m’a attrapé par le bras.
  • -Tu me fui ou quoi?
  • -Du tout... Je m..hhh...
  • -Ouais, je vois! Tu va bien?
  • -Ouais, ça va. Toi?
On était lancé dans des banalités à faire pleurer! Après avoir été si proches, nous voilà face à face, ne sachant pas vraiment quoi se raconter. C’était mortel, j’avais envie de prendre mes jambes à mon cou. J’avais aussi envie de lui balancer qu’il devrait vite retourner rejoindre sa miss, sinon elle allait finir par se poser des questions, mais, zip-zip, je ne voulais pas agir en jalouse.
  • -Et si on se tirait?
  • -Héééé? T’es pas bien? Je peux pas faire ça.
  • -Pourquoi pas?
  • -Parce que... Je peux pas.
  • -On avait prévu de se voir ce soir, non?
  • -Oui, mais tu devais me rappeler pour ça... et tu ne l’a pas fait.
Mais Layne, c’est Layne... Après m’être tirée pour éviter la suite de la liste des banalités et me sentant en sécurité entouré de mes copains et Thomas, Layne est venu se planter devant moi. Pour discuter, on était obligé de se parler à l’oreille, c’était pas génial, on avait l’air de comploter. Layne m’a attrapé par la main et on est sorti. Dehors, il a poussé un grand soupir et m’a sorti une blague en riant.

Il a voulu alors savoir pourquoi j’avais réagi comme je l’avais fais à l’hôpital et pourquoi depuis, je ne voulais même pas en discuter. Que je trouvais tout un tas d’excuses bidons, ou repoussait toujours à plus tard. Il se demandait pourquoi on avait rompu?
  • .-C’est bien ça, non? On a rompu?
Je lui ai rappelé, qu’à cet époque,  il passait son temps à l’hôpital et qu’il ne trouvait même pas 30 secondes pour m’appeler... Déjà, que j’avais su après tout le monde qu’un de ses très bon copain avait eu un accident... Mais par contre, il avait trouvé le temps d’appeler sa copine, celle qui se trouvait justement assise à sa table. Et je n’avais pas une mauvaise vue non plus, quant j’étais passée à l’improviste à l’hôpital, je l’ai quand même trouvée dans les bras de mon soi-disant mec. Donc oui, c’était normal, on avait rompu.
  • .-Jalouse?
Au lieu de me répondre, voilà qu’il s’amuse à me taquiner? Ça m’a énervé encore plus. Je l’ai planté dehors et je suis retournée à l’intérieur prendre mes affaires pour partir.

Petits frissons le long de la colonne vertébrale, Pascal était là. Il m’avait pourtant dit qu’il ne sortait pas. Nos regards se sont croisés une demi seconde, j’ai vite détourné le mien, je ne voulais pas qu’il s’aperçoive de ma mauvaise humeur. Thomas a proposé de me raccompagner, mais Pascal a dit qu’il rentrait de toute façon, alors il me ramenait. Son ton et sa conviction ne laissait pas de place pour de la discussion.

Pascal ne m’a pas demandé s’il devait me déposer chez moi, il a simplement pris la direction de son appart. Si je ne voulais pas, je n’avais qu’un mot à dire... Je n’ai rien dit.

Chez lui, il m’a simplement prise dans ses bras sans tenter quoi que ce soit. C’est une des nombreuses choses que j’adore tellement chez lui; sa sensibilité. Il m’avait vu discuter avec Layne, et pourtant il ne m’a posé aucune question. Il devinait sans que j’ai à le dire, que je devais être en pétard ou down.

On est resté comme ça un long moment avant que je ne me décide à parler. Il m’a écoutée en me faisant des bisous dans les cheveux. Ça a fini par me détendre.

Je lui ai raconté les conneries que j’avais faite en début de semaine et que je m’étais sentie down de ne pas avoir de ses nouvelles tout le mardi, le bowling et comme j’étais à la limite d’exploser d’avoir toujours quelqu’un dans mes pattes chez moi.

Ça m’a calmé quant il m’a répondu, ce que je savais déjà, que je n’aurai de toute façon jamais le coeur de la fiche dehors, que j’avais beau râler, je l’aimais bien ma Patricia. Ça m’a fait sourire. C’est vrai que je l’aimais bien cette tête de linotte, mais ça me faisait du bien de pouvoir pester.
  • -Ce n’est pas vraiment ça qui te met dans cet état, je me trompe?
Arf... Il avait raison. C’était Layne qui me mettait dans cet état. J’avais les nerfs à fleur de peau, j’avais envie de lui taper dessus, mais je ne l’avais pas sous la main et ce n’était pas à Pascal de subir ça.

Pascal a dû me rappeler qu’on ne pouvait pas passer la nuit là, il devait rentrer. Du coup, je me suis sentie coupable d’être de si mauvais poil. Je me suis forcée à laisser mon humeur dans une petite boîte dans un coin de ma tête et à sourire. Pas question que je laisse Layne me gâcher la soirée à distance.

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Avec Layne, c'est clair, on a rompu  - (64-jeu-5/3/09)
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