65 - Un petit lapin, deux petits lapins...

Publié le par JaneDo


Quant Pascal m’a déposée à la maison, j’avais un peu moins le cafard et même après une discussion de nanas sur les hommes de notre vie, je me suis endormie comme un bébé. J’attendais le vendredi soir
avec impatience pour retrouver Pascal pour le week-end.

Patricia trouvait que Pascal se la jouait belle; la semaine avec une, le week-end avec une autre... Pas le temps de s’ennuyer et il avait l’argent et l’argent du beurre. Deux nanas prêtent à jouer le jeu et avec qui il pouvait partager son temps etqu'il avait sûrement un certain goût pour le changement!!!  Bouuuh, je n'avais pas envie d’entendre ça.

Pat trouvait qu’il avait vraiment la meilleure part du gâteau, et qu’il était peut-être temps que je lui demande de faire un choix ou le plaquer. Évidemment, je n’avais pas envie de lui ré-expliquer tous les détails. Plaquer Pascal? Elle devait divaguer!!!

Je dormais à point fermé quant des coups de sonnettes répétées à la porte ont finis par me réveiller. C’était Layne...
  • -Tu as remis le couvercle avec Pascal?
  • -Tshhh, je crois pas que cela te regarde Layne. Non mais... t’as vu l’heure? Tu veux pas me dire que tu es venu nous réveiller juste pour me demander ça?
Layne a essayé de virer Pat dans sa chambre, mais je me suis opposé. Elle pouvait faire ce que bon lui semblait. Là-dessus, il m’a attrapé par le bras et voulait m’obliger à le suivre.

Sûrement, à poil sous un T-shirt, bien sûr que j’allais quitté ma maison. Patricia a quand même été se coucher. Layne m’a priée de m’habiller et d’aller discuter chez lui. J’en avais pas envie, en plus, j’étais raide, j’avais envie de dormir et pas de me prendre la tête avec lui, mais à l’idée qu’il pourrait m’embarquer à moitié nue dehors...  j’ai été enfiler un training.
  • -C’était à cause de Pascal que tu as inventé une excuse bidon pour qu’on se sépare, j’ai raison, non? Tu cherchais un prétexte depuis un petit moment.
  • -Pas du tout.
  • -Arrête... Ne me prend pas pour un idiot en plus. Je me demande depuis quant vous avez recommencé? C’est pas à cause d’une inconnue que tout à coup tu aurais pris la fuite en jouant la femme trompée. Pas toi. Je te connais assez pour savoir que tu n’aurais pas agi comme ça sans raison.
Hum, pour ça, j’avais de bonnes raisons, mais... je ne pouvais pas lui dire que je l’avais vu avec elle et que je savais qu’il y avait quelque chose entre eux! Hum!
  • -Alors? Qui c’était? Comment est-ce qu’elle a su pour Carlos?
Les hommes sont parfois assez nul quant il s’agit d’inventer une bonne histoire à la dernière minute et Layne n’était pas différent. Il a expliqué que Nat était une bonne copine. Miss Tennis s'appelle Nathalie, Nat pour les intimes. Que c'était normal qu'elle soit venue à l'hôpital et qu'il ne pouvait pas ne pas lui dire pour Carlos. Je regrettais du coup de n’avoir pas pris la peine ce jour là d’aller jusque vers Layne pour savoir ce qu’il aurait inventé devant Miss Tennis. J’avais tourné les talons un peu vite sur le moment.
  • -Waouh, c'est dingue, tu as donc trouvé le temps de l’appeler?
  • -C’est elle qui m’a appelé.
L’idiot.
  • -Hah, alors elle a ton numéro? Quelle surprise! Mais tu vois, ça ne m’étonne pas, c’est pour ça que je n’avais pas besoin de te dem...
  • -Hé! J’ai dis que c’était une copine, évidemment qu’elle a mon numéro, et même elle pouvait l’avoir par Carlos ou n’importe lequel de mes potes!
  • -Bien sûr, et mon cul c’est du boudin... On se demande qui prend qui pour un idiot! Et c’est pour ça que tu avais besoin de la prendre dans tes bras et de la consoler, hein?
  • -Ha ça? Elle était en larmes, j’ai fait ce que j’ai pu. Mais faut arrêter d’imaginer des choses où il y en a pas.
Il a eu un petit sourire moqueur. J'étais effarée de voir qu'il ne se sentait même pas gêné ou coupable. Vraiment, il me prenait pour une dinde!
  • -Et bien sûr, il n’y a rien entre vous. C'est juste une simple... copine?
  • -Il n’y avait rien entre nous. Tu t’es monté la tête toute seule.
Oh l’affront! Il venait de me mentir à la face! Quel aplomb, si je n’avais pas jouer les espionnes de secondes zones, je l’aurais sûrement cru sur parole, parce qu’il avait l’air absolument sincère. En réalisant ça, et en me rappelant les scènes dont j’avais été témoin, une grosse main velu venait de me broyer le coeur. Dire que je l’aurai cru, ciel...
  • -Layne... je sais que tu me mens.
  • -Dis... Change pas de sujet, c’est toi qui cherchait des excuses pour pouvoir t’amuser avec Pascal, alors cherche pas à mettre la faute sur moi ok. J’ai raison n’est-ce pas? Tu revois Pascal? Pas la peine de me mentir, je le sais.
  • -Écoute... comme tu vois... ça ne servait à rien de discuter. On ne réussira pas à se comprendre. Et c’est pas tout ça, j’aimerai aller me coucher si ça te gêne pas!
Layne plissait les yeux en m’observant. Même si on a pas haussé la voix, il avait semblé énervé. Tout à coup sa colère était tombée, ça m’a un peu prise par surprise. Il a voulu me prendre dans ses bras, mais je ne suis pas comme lui, je ne me refroidi pas aussi vite. Il était hors de question que je le laisse faire. Quand  mais j’avais laissé trop de temps passé avant d’avoir cette discussion et je n’étais plus aussi fâchée. De plus, je n’ai jamais aimé être celle qui rompt, ça devait être lui.

J’ai voulu qu’il me lâche, mais on ne se débarrasse pas aussi facilement de Layne s’il n’en a pas envi.
  • -Je tiens plus à toi que tu ne l’imagine, tu sais. Pourquoi tu ne viendrais pas dormir chez moi? Promis, je ne ferais rien.
Ça, il en était pas question. Il avait beau insisté, j’avais aucun mal à lui tenir tête parce qu’on venait de parler de Miss Tennis, ça avait eu le don de refroidir tout attendrissement chez moi, et aussi parce qu’il m’avait menti avec un sang froid incroyable. De plus, je n’avais pas envie de passer le reste de la nuit à le repousser. Comme je ne voulais pas aller chez lui, il m’a supplié de passer la nuit chez moi, avec la promesse de ne rien tenter.

Finalement, lasse, fatiguée, je l’ai laissé dormir chez moi. Après tout, Patricia était dans la chambre voisine, il ne tenterait rien.

La journée du vendredi s’est traîné en longueur, j’attendais le soir avec impatience pour retrouver Pascal. Il sortait prendre un verre avec ses potes et Jess, ils avaient un anniversaire. On avait prévu de se retrouver chez lui vers les minuit. Thomas m’avait demandé d’être sa cavalière, mais, j’ai refusé en prétextant avoir déjà quelque chose. Je n’avais pas vraiment envie de me retrouver attablée avec Pascal et Jess, et devoir ensuite trouvé une excuse pour filer en même temps que Pascal. Apparemment, Thomas ne savait pas qu’on se revoyait ou préférait l’ignorer.

De toute façon, voir Pascal et Jess ensemble risquait de me refroidir, alors autant m’abstenir.

Les heures traînaient en longueur, et mon imagination aussi. Je commençais à piaffer d’impatience attendant le coup de fils de Pascal. Je lui ai envoyé un petit sms, et je n’ai pas eu de réponses. Arf, ça avait le don de me mettre dans tous mes états. Les idées noires à la pèle sont venus assombrir le tableau, mais je n’allais pas les laisser gagner. Vers minuit, il m’a enfin envoyé un message pour dire qu’il raccompagnait Jess et qu’il m’appelle dès qu’il partait de là-bas pour passer me prendre.

Rassurée, j’ai préparé mes affaires près de la porte en comptant les minutes; environ 15mn pour aller jusque chez Jess. 5mn pour la déposer et prendre quelques affaires. Donc, dans les 20mn, il allait me rappeler... 20mn plus tard... Niet.

1h après, toujours rien. Je commençais à m’inquiéter un peu, mais je n’osais pas le harceler en l’appelant; genre miss impatience, qui lui demande des comptes sur son emploi du temps. Alors, je n’ai pas appelé, mais j’ai commencé à tourner en rond dans mon appart. Pour m’occuper, j’ai même commencé à faire un peu de ménage. Si Patricia avait été là, on aurait bavardé. Pour une fois, son babillage ne m’aurait pas dérangé... 2h plus tard, toujours rien... J’avais une boule qui commençait à grossir au fond de l’estomac.

Qu’est-ce qui pouvait bien le retenir? Qu’est-ce qu’il fabriquait?

Iargrhh, une image atroce de lui et Jess faisant l’amour traversa  mon cerveau endolori... Biatchhhh, je l’ai vite chassée de ma tête. Je n’allais pas me mettre à passer en mode-débile, c’était pas le moment. 3h plus tard, toujours rien...

Pascal ne m’a pas rappelé... J’étais verte!

*   *   *   *   *   *
Un petit lapin, deux petits lapins... (65 -ven-06mar09)
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Publié dans jane's diary

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J
Oui, ça ne lui ressemblait pas, maintenant que je sais... je suis encore plus verte :(
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A
Rhoooo... ça je n'en doute pas que ça t'ai rendue verte. Je serais vraiment curieuse de savoir ce qui s'est passé, en plus ça ne lui ressemble pas je crois :S.
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