72/2013 - Pascal était froid avec moi...

Publié le par JaneDo


Mercredi, 13 mars 2013 - 72/2013 - Pascal était froid avec moi...

Il fallait que je parle à Pascal. Il n’est pas rentré de la nuit. Ou s’il est rentré, il m’a vue et a pris la fuite aussitôt. Je m’étais endormie, alors je n’ai rien vu, rien entendu. Je savais déjà que ce ne serait pas facile. Pascal risque de m’envoyer balader, mais il fallait que je tente le tout pour le tout. Je suis donc passée à l’appartement vers 17h.

En passant par le rez, je voulais vérifier si Jess était là. Je crois que je voulais aussi lui parler, ou du moins, voir comment elle allait. Il n’y avait personne. Jess semblait avoir disparu. Enfin, c’était d’anciens petits signes visibles de sa présence, signes disséminés par-ci, par-là dans l’appartement.

Thomas et Pascal sont arrivés un peu après 19h30. Pascal s’est figé en m’apercevant sur le canapé. Thomas a aussitôt eu quelque chose à faire à l’extérieur, et il a pris la tangente. Je suis presque sûre que Pascal aurait aimé en faire autant.

D’un geste rageur, il a lancé sa parka sur le fauteuil près de l’entrée. Sans m’adresser un regard, il a été se changer, pour enfiler un training. Sa tête devait tourné à plein régime, à chercher comment m’éjecter de son appart. Boh, il pouvait toujours me demander de lui rendre ses clés. Mais, il n’en a rien fait. Donc, j’avais peut-être une chance de le calmer.

Il a traversé le salon pour aller préparer du café, sans un mot, sans un regard. Je devait peut-être être la première à parler, mais il avait l’air si froid que je ne trouvais rien à dire. Malaise. Hésitante, je lui ai demandé s’il allait bien. Waouh, la question complètement naze. C’était vraiment pas la bonne chose à dire. Son regard froid m’a carrément givrée. Il n’a rien répondu.

Pascal a posé une tasse de café devant moi. Clairement, ce n’était que par politesse. Mes sont tombés sur son poignet et son bracelet en cuir brun. Argh, j’aurai voulu toucher sa main. Le toucher.

Comme je ne trouvais rien à dire, Pascal s’est lancé. Il m’a dit qu’il avait reçu mes nombreux messages. Il n’avait pas su quoi me répondre, et ne se sentait toujours pas prêt à me parler. C’était trop vite. Il était encore en colère. J’ai réalisé que j’aurai peut-être dû continuer les messages, et attendre que Pascal se soit calmé. Il voulait savoir ce que je voulais, ce que j’avais à dire. Il avait bien compris le message, c’était fini.

Et ce qui m’a secouée, c’est qu’il disait apprécier d’être libre, de n’avoir de compte à rendre à personne. Il se sentait revivre.

Si je ne savais rien pour sa femme, je me dirais qu’il était content de s’être débarrassé de moi. Puis, il a semblé reprendre le contrôle, il a souri, et pour la première fois, il m’a regardé dans les yeux. Il comprenait mon ras le bol. Puis, il a ajouté qu’il avait eu de la chance que je l’ai supporté aussi longtemps.

Son regard s’est à nouveau assombri. Il ne voulait pas s’étendre sur le sujet. Pascal préférait qu’on en reste là. Trop choquée pour trouver quelque chose d’intelligent à dire, je l’ai laissé me raccompagné jusqu’à la porte. J’ai pensé lui demandé ce que je devais faire avec ses clés, mais je me suis ravisée. Je voulais vraiment les garder. C’était toujours un petit lien avec Pascal. Ce qui était sûr, c’est que je l’aimais toujours. Désespérement.

Puis, alors que je partais la tête dans le vague dans la direction où j’avais parqué ma voiture, Pascal m’a demandé si je voulais aller prendre un verre avec lui demain soir. J’ai fait oui de la tête. Maaannn, j’avais envie d’être dans ses bras. Est-ce que je tiendrais loin de lui? Est-ce que je l’avais perdu? Est-ce que c’était vraiment ce que je voulais? J’étais paumée!


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