75/2013 - Je tiens, mais je souffre... Trop dur!
Samedi, 16 mars 2013 - 75/2013 - Aller au chalet?
Pascal était probablement au chalet. Pour bien faire, je ne devrais pas y aller. Comme me l’avait conseillé plusieurs copines, je devrais éviter tous les endroits où je risquais de le croiser. J’avais de la peine à me raisonner. J’aurai voulu pouvoir demander à Thomas, mais lui aussi m’avait dit de tourner la page. Pascal ne me répondrait surement pas. En dernier ressort, j’ai demandé à Caroline. Si Pascal était au chalet, Caro y serait aussi. Et je crois que, je serais plus tranquille.
Caroline m’a répondu. Pascal était bel et bien au chalet.
Rassurée de savoir où il était, et que Caroline l’avait à l’oeil, je suis restée à la maison. J’aurai pu monter, et rester lire au chalet. Mais à quoi cela servirait-il? Espérer dormir avec lui? Et s’il ne me le propose pas? Souffrir? Passer une nuit à me torturer les méninges? Ça n’en valait pas la chandelle. Je n’avais pas envie de sortir. Partout, je chercherais Pascal. Alors, autant rester tranquille chez moi. J’ai dû me répéter un millier de fois; “ne pas l’appeler, ne pas lui envoyer de sms”.
Je sais bien que je devrais faire des efforts et me bouger… mais voilà… La souffrance m’engourdi.
La journée, je n’ai pas été plus active. Je suis restée enfermée chez moi. Les yeux un peu gonflés par les quelques larmes que j’ai versé avant de m’endormir. Contre toute attente, j’ai espéré un appel de Pascal. Evidemment, qu’il ne m’appellerait pas. Comment pouvait-il tenir? Est-ce que je ne lui manquais pas? J’ai eu envie de monter les rejoindre toute la journée, et j’ai eu besoin de toute mon énergie pour ne pas le faire.
Encore une soirée seule, à me torturer d’espoir… Surtout ne pas craquer…
Mais wafff, je n’ai pas réussi. D’abord, j’ai essayé de joindre Caro. Comme elle ne répondait pas, j’ai craqué et j’ai appelé Pascal. Quant j’ai raccroché, je me suis sentie idiote. Ils étaient peut-être ensemble? Au moins, j'ai eu de la chance, Pascal a répondu au téléphone! Bien sûr, j'ai commencé à me faire des films, et me dire que, c'était parce que je lui manquais, ou y avait-il un message derrière ses mots???
- Tu sais bien que tu es la bienvenue? Tu n’as pas besoin de mon autorisation pour venir Jane voyons!
- Ben, je sais pas… Quant on s’est vu vendredi, tu ne m’as pas dit que tu allais au chalet, ni proposé de monter…
Pascal n’a rien répondu. Donc j’avais raison, il n’avait pas eu spécialement envie que je monte. Je n’aurai jamais dû l’appeler. Une fois de plus, je m’étais couverte de ridicule. Je me suis montrée faible.
- C'est comme tu veux, tu peux venir si tu veux… J’avertirais, et ta chambre sera prête.
Waouh! Comme ça fait mal! Il parlait de ma chambre, comme pour me signifier clairement, qu’on ne dormirait pas ensemble. Comme si j’étais une invitée parmi tant d’autre. Oubliant toute fierté, j’ai demandé s’il avait envi que je monte, et j’ai eu ma claque; “C’est comme tu veux”. Aïïïe! J’ai fait la souriante, parce qu’il paraît que ça s’entend à l’autre bout du fils, pour lancé un joyeux “OK”. Puis, pour changer de sujet avant de raccrocher, j’ai demandé ce qu’ils faisaient ce soir.
La réponse ne m’intéressait pas. Je ne voulais juste pas me montrer vexée, ni avoir à lui dire si je montais ou pas. Je n’avais pas l’intention d’y aller, juste de le laisser y croire. J’allais ruminer ma déception dans mon coin.