77/15 - L angoisse m étrangle...
Mercredi 18 mars 2015 - 77/15 - L’angoisse m’étrangle...
Arhhh, j’ai le moral dans les pompes, et je ne sais pas pourquoi. Je n’arrive pas à mettre le doigt dessus. J’étouffe. La présence de ma coloc m’étouffe. Tout m’étouffe. Incapable de parler, j’ai laissé mon téléphone sur silence. J’avais peur de fondre en larmes pour rien. Je me suis réfugiée dans ma chambre. Simple, je ne voulais voir personne.
Je sais très bien que quant on est comme ça, au contraire, on devrait sortir, voir du monde, bouger. Un jogging m’aurait sûrement fait du bien.
J’ai emmenée Gislaine faire les courses ce matin. Elle voulait passé à la poste. Ça a pris des plombes! Dans la Migros, un moment donné, j’ai dû lui dire d’accélérer le mouvement. Je n’avais pas l’intention d’y passer la sainte journée! Elle traînait dans chaque rayon, à regarder quoi? Tu prends ou tu prends pas? Mais, y pas de raison de rester des heures à regarder les yaourt quoi!
Bon, je sais que je suis intolérante, mais c’est pour ça que je n’aime pas faire les magasins avec quelqu’un. Hum, je crois que j’aime faire la plupart des trucs que les autres font à deux, toute seule!!! Est-ce que c’est grave Docteur?
Jeudi 19 mars 2015 - 78/15 - Pas de ménage cette semaine!
La femme de ménage devait venir ce matin, et je lui ai laissé un message pour dire qu’on lui ouvrira. Gislaine a dit qu’elle se levait à 8h pour étudier. Je me suis réveillée peu avant midi, et je n’avais pas l’impression que Shaska avait fait le ménage. J’ai donc vérifié mon natel, et effectivement j’avais une dizaine de message en absence, des messages incompréhensibles de Shaska. Gislaine ne s’était pas levée, elle roupillait encore! Donc personne n’avait ouvert à la femme de ménage.
Je ne vais pas dire que j’étais contrariée, ce serait un euphémisme. J’ai aussitôt rappelé, et Shaska m’a dit avoir sonné, tapé à la porte pendant plus de 15mn. Tous les voisins ont entendus, sont venus voir, mais nous, là-dedans, niet! Pfouhhh!
J’ai failli oublié l’équitation… Gislaine est partie vers 14h pour faire des trucs en ville avant son cours, alors j’ai profité de traîner chez moi. Vers 16h45, j’ai pensé me mettre à peindre, et en sortant mes affaires et sur le point de couper mon natel, pour ne pas être dérangée, j’ai vu la petite “alerte”!
Je suis rentrée avant Gislaine, alors j’ai pu encore profiter de la paix de ma caverne. Je dois dire que je me sens toujours au fond du gouffre. Moins visible parce qu’après une journée d’entrainement, je le dissimule mieux. Et je crois qu’elle ne va pas faire tard, comme elle a des cours demain après-midi, et qu’elle part ensuite en France.
Oui, je sais pourquoi je suis angoissée. A force de réfléchir, on fini toujours par trouver…
J’ai ressenti de la distance avec Pascal. Tant que nous étions au chalet, il était attentif, adorable, présent, constant, mais c’était autre chose dès qu’on a passé la porte chez lui. C’était imperceptible, mais je le fréquente depuis assez longtemps pour sentir immédiatement quant quelque chose ne va pas.
Ce sont de toutes petites choses, mais c’était “distant, froid, absent”. Je voyais bien qu’il était dans la lune, dans ses pensées par moments. Est-ce que c’était à cause de moi? Ou Caro lui manquait? Ou cette fille avait réussi à le toucher? Je sentais qu’il y avait quelque chose avec cette autre fille! J’en étais traumatisée, parce que je n’arrive pas à voir comment c’était arrivé.