84/2013 - Retour après 1 semaine d'absence!
Lundi, 25 mars 2013 - 84/2013 - Retour chez moi après 1 semaine d'absence!
Souper de famille ce soir. Est-ce que j’en profite pour me faire raccompagner par un de mes neveux? Ai-je vraiment envie de retourner là-bas? Est-ce que je serais jamais bien à nouveau là-bas? J’hésitais encore, plantée en haut, sur le balcon de l’étage, quant Dol a appelé. A sa voix, j’ai senti qu’elle avait des problèmes. J’ai aussitôt décidé de rentrer, je ne serais pas seule au cas où. Une fois de plus, elle était complètement bourrée. Elle va finir par perdre la garde de sa fille si elle continue. J’ai promis à Kachouka de passer la prendre après l’école, et de dormir chez ma frangine demain.
Mon papa est passé. Ha, j’ai l’impression de lui avoir porté un sale coup. Il a l’air d’avoir pris un coup de vieux. Mon pauvre papa. Je suis si désolée. J’avais tellement envie de ne plus avoir à supporter une minute de plus, un jour de plus! Et je vois bien que ma soeur est inquiète aussi. Je ne peux pas leur dire que j’y pense encore, que je me demande si je ne devrais pas essayer de réussir et le plus vite possible, avant qu’ils n’aient le temps à s’habituer à m’avoir encore là? Non, non, je peux pas.
Je m'attendais à retrouver mon appart complètement retournée... Que la police ou que les ambulanciers aient emporté tous mes médics… Hum, même pas! Je dois dire que ça m’a surprise, mais en même temps, rassurée. Je crois même que mon médecin ne sait pas que j’ai profité de ses services pour me procurer de quoi me faire changer de monde! Tant mieux. Ce qui fait que, je peux me procurer et stocker encore plus pour ne pas me rater la prochaine fois. Tout comme je fais semblant que tout baigne auprès de ma famille.
Avant mon réveil à l’hôpital, j’étais restée imperméable aux tentatives de me culpabiliser, de me faire ressentir de la tristesse pour les autres, et toutes les tentatives pour me faire renoncer ou changer d’avis. Je savais que ce serait bientôt fini, que je n’aurai plus à endurer quoi que ce soit, alors j’étais en paix. Calme et sereine. Mais, aujourd’hui, j’essaie d’éviter de penser à l’angoisse terrée dans un coin de mon coeur, à la pesante vision du lendemain. Et au fait que je n’en peux plus…
David et Aurore m’ont ramenée. J’ai donc été chercher Dol. J’avais raison, elle était bourrée et s’était encore disputée avec son mec. Il s’appelle David, comme mon neveux. C’est quand même dingue le nombre de personnes de mon entourage, qui portent les mêmes prénoms, ou que les prénoms commencent par les mêmes lettres! Parce que, Aurore, ma copine de Morges, m’a aussi envoyé un message pour me demander de passer jeudi soir.
David, David, Aurore, Aurore… Dingue! Dol m’a fait envoyer un message à Tchoy. Puis, on s’est parlé 1mn au téléphone. Il allait se coucher, il bosse demain. Lui aussi n’allait pas bien. Il déprime parce qu’il n’a pas vu son fils depuis des semaines.
Vers 2h du matin, Dol tenait encore moins debout qu’à son arrivée. Je l’ai ramenée. Elle est tombée à plusieurs reprises chez moi, cassant mes lampes, renversant les verres, se fracassant presque le dos contre les briques de la cheminée! Alors, descendre 3 étages, c’était du sport! Quant elle est aussi saoul, elle ne fait que se coller, se serrer contre moi, et je trouve ça désagréable. Waf, ça, je ne pourrais jamais le lui dire, même si d’habitude, je suis plutôt du genre franche. Sans compter toutes les pleurnicheries.
Dans la voiture, elle débloquait carrément, croyant qu’on, elle et moi, avions couché ensemble!!! Par moment, elle ne savait même pas avec qui elle était. Puis, s’excusant d’avoir couché avec mon copain… Graveleux! Je me suis dit qu’elle devrait vraiment arrêter de boire!!! Monter les quelques marchent jusqu’à son appart puant la merde de chats, était aussi tout une aventure. Elle s’accrochait à ses 3 sacs énormes et lourds, et n’arrivait pas à aligner 2 pas. Je l’ai couchée sur le canapé du salon, couverte, et j’étais contente de me retrouver enfin seule. Ha! Dol m'a offert une pomme en terre cuite, faite par sa maman. C'est drôlement joli et ça m'a fait très plaisir. C'était rempli de chocolat. J'ai tout bouffé! Maintenant, je me sens comme une grosse baleine!!! Ierk.
De retour à la maison, je me suis sentie désoeuvrée après avoir ranger le bordel qu’elle avait laissé. Lire? Je devrais peut-être plutôt aller me coucher? Regarder un film? Pas trop l’envie. En fait, je ne sais pas très bien quoi penser de mes réactions. J’évite les petits coins de ma tête où se cachent les idées noires, les tristesses qui ne demandent qu’à me faire couler. Je me demande si tous ceux qui ce sont ratés se sentent aussi… paumés! Par contre, j’aime vraiment être seule…
J’évite aussi de penser à Pascal. Même en écrivant ses mots, je ne m’implique pas sentimentalement. Ne ressens pas de manque. Ni même de tristesse. Je ne me demande même pas ce qu’il fait. Je suis contente d’arriver encore à compartimenter mon cerveau, ça m’évite de souffrir. L’empêche, ça fait 1 semaine que Pascal n’a pas eu de mes nouvelles, ni chercher à m’en donner! C’est de l’amour ça???