88/14 - La séparation me fait souffrir

Publié le par JaneDo


Samedi, 29 mars 2014 - 88/14 - Pascal me fait du mal…

Pascal s’est mieux comporté depuis que j’étais à la table. Heureusement, je me sentais prête à faire un petit scandale, oubliant même que Steven aurait trouvé ça bizarre. Pascal était plus occupé à observer l’interaction entre Steven et moi. Quelque part, ça m’a fait plutôt plaisir. Donc, comme lui, je faisais attention à mon comportement.

Je parlais à tout le monde, mais presque pas à Pascal. Lui non plus ne semblait avoir rien à me dire. Il semblait moins enthousiaste et jovial depuis mon arrivée à la table. C’était comme si j’étais de trop, ça me faisait mal au coeur.

Puis, comme pour me faire encore un peu plus mal, Pascal s’est levé, a dit qu’il s’en allait. La fille avec qui ils se marmonnaient  des trucs à l’oreille avant qu’on vienne à la table s’est levée aussi. Ce qui m’a fait penser qu’ils avaient prévu de rentrer ensemble depuis le début.

Un concert de palpitations, d’angoisses et de chagrins m’ont submergés. J’ai remarqué son geste de la laisser passer en premier, et son bras dans son dos.

Pourquoi est-ce que ça me donnait envie de pleurer si fort? Malgré l’alarmant débit de mon système cardiaque, j’ai tenté de donner le change et me montrer bonne figure, mais le coeur n’y était plus. J’ai tenu une bonne heure avant de demander à Steven de me ramener. Je n’avais plus envie de faire la fête.

J’irai quand même samedi soir chez Thomas. J’avais besoin de le revoir, de savoir où il avait été après son départ du Time-Out. S’il va chez cette fille, s’il couche avec elle, alors je n’aurai plus de raison de continuer à garder mes distances avec Steven. Je sais que je lui en voudrais énormément. Et pourtant, je sais pertinemment que je n’en avais pas le droit. La distance qu’il y a entre nous me fait mal.

Samedi soir, j’ai voulu prendre ma voiture. Je voulais pouvoir partir quant bon me semblait, sans avoir de compte à rendre. Je suis arrivée en avance et j’ai déchanté presque aussitôt. Pascal n’était pas là, et j’ai appelé Caroline en douce, et appris que Pascal jouait avec le groupe ce soir sur Genève. Elle se trouvait là-bas. Elle m’a appris que la fille d’hier soir était là-bas. Elle était arrivée avec Pascal et patientait au bar avec ses copines.

Elle rayonnait, se comportant comme si elle était déjà la petite amie à Pascal.

Il n’en fallait pas plus pour me flinguer le moral. Je n’avais plus du tout envie d’être là, à cette soirée. J’aurai préféré être avec Caroline à Genève, à garder un oeil sur Pascal. 1h plus tard, un sms de Caro m’apprenait qu’Elodie, Maud et quelques copines venaient de faire leurs entrées. Je me demandais ce que ça allait donner! Même si j’aurai eu envie d’être au concert, je n’aurai pas osé; Pascal aurait immédiatement deviné que j’étais à ses pieds.

Après avoir fait semblant de ne pas me sentir très bien, j’ai pu enfin me tirer et aller rejoindre Caroline.

On s’est mise au fond de la salle pour observer. En tous cas, si Pascal souffrait, ou si je lui manquais, ça ne se voyait pas du tout! Lors des pauses, on l’a regardé se faire aborder par des groupies du groupe. Leurs faire des sourires chaleureux. J’ai eu bien du mal à retenir Caroline, qui voulait aller vers lui.

Pascal a fait la bise à sa “compagne” d’hier soir, qui souriait de toutes ses dents, le touchant à la poitrine, lui chuchotant à l’oreille en le bombardant d’oeillades sexy. Grrrh. Il a passé plus de temps vers Elodie, qu’il a même embrassé sur les lèvres.

Mais bon, il en a fait autant avec Maud, qui a aplati son énorme poitrine contre son torse, volant la vedette à Elodie. Ce qui n’a pas échappé à la miss d’hier soir. Je suis sûre qu’elle a dû lui poser la question quant il est repassé vers elle et ses copines.

… J’étais furax …

Caroline voulait absolument qu’on aille vers lui. Moi j’étais d’avis d’attendre de voir ce qu’il allait faire après. J’espérais le voir rejoindre ses copains. Caroline pensait qu’il rentrerait avec une de ces filles si on n’intervenait pas.  Je ne vois pas pourquoi on l’empêcherai de faire des conneries. Pour qui? Pour quoi’ Pas pour nous en tous cas!

Après le concert, on a pris Pascal en filature. Il a été prendre un verre avec le groupe. La pouffe de Lali le collait de près. Je pensais qu’elle avait abandonné depuis le temps!! Elodie, Maud et leurs copines les avaient accompagnés. La fille d’hier soir n’était plus dans la partie. Tant mieux.

Pascal est sorti fumer et Maud l’a accompagné dehors. Caroline est immédiatement sortie de la voiture pour approcher. Elle a rampé entre les voitures jusqu’à eux.

Maud a eu le culot d'inviter Pascal à passer chez elle après. Elle lui a dit qu’elle allait partir, sortir avec ses copines et s’il voulait la voir, il n’avait qu’à l’appeler. Pascal n’avait rien répondu, ni oui, ni non, il ne l’avait non plus pas découragée. De retour à l’intérieur, Maud à saluer tout le monde et est partie avec ses copines. Elodie est restée.

Après le verre avec le groupe, on a vu Pascal et Elodie partir ensemble. On l’a suivi jusque chez elle.

On a attendu deux heures dehors. Heureusement, il faisait bon. On a fumé cigarettes sur cigarettes, la voiture était un vrai cendrier. Ou plutôt une bonbonne de gaz infect, difficile à respirer. On n’a pas beaucoup parlé, chacune perdue dans ses pensées, plus ou moins sombres. J’étais d’avis d’abandonné et rentrer. Je ne sais pas pourquoi, mais j’étais sûre qu’il passerait la nuit chez Elodie. Caroline ne voulait pas partir, elle espérait encore le voir sortir de l’immeuble pour rentrer chez lui.

De toute façon, je crois que le mal était fait… Pas besoin d'un dessin pour deviner ce qui se passait chez Elodie.

Pour finir, j’ai dû prendre un taxi pour me ramener à la voiture à Caro. On avait pris ma voiture pour le suivre, comme il ne savait pas encore ce que j’avais comme voiture. J’ai dû lui ramener sa voiture pour reprendre la mienne et rentrer. Pascal était toujours chez Elodie, et il n’y avait plus de lumière. Caroline attendait pour rien. J’ai remarqué ses yeux rougis, et j’ai eu de la peine pour elle, et aussi pour moi.

En partant, j’ai entendu le chant des oiseaux du matin… ça m’a serré le coeur… je ne pourrais plus entendre ses chants sans penser à ce soir… à Pascal… et avec tristesse. Ce n’était plus un chant joyeux, mais un chant de blessure, de mortification, de chagrin. Cette musique matinale était autant de picotements directement dans le coeur. J’étais triste. Les larmes ne se sont pas fait attendre.


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