94..1 - Je ne fais que des bêtises.. quant tu n'es pas là! - (1ère partie)

Publié le par JaneDo


(1ère partie)

C’était un peu tard pour aller faire ce que j’avais prévue... hum... Ils devaient tous être dehors à faire la fête. Forcément, c’était vendredi soir et samedi était congé! Mais qu’importe, j’avais la bougeotte tout à coup.

Mon 1er passage a été chez Layne;

Comme de bien entendu, il n’était pas là. Il était sûrement à traîner dans un des nombreux bars qu’il avait l’habitude de fréquenter, lui et ses copains. J’irai voir ça après avoir fait un tour du côté de chez Miss Tennis et Alexia. Il n’était pas chez l’une d’elle, quoique, normal s’ils étaient déjà en boîte ou ailleurs.


Mon 2ème petit passage a été chez Pascal;

J’avais prévu de passer chez Jess après aussi. Persuadée que Pascal n'était pas là non plus, je n’avais pas été très discrète en faisant le tour pour aller dans le parc. Surprise de voir de la lumière, je ne m’attendais pas à ce que Pascal soit chez lui, j’ai grimpé sur le toboggan pour voir à l’intérieur. Il y était et jouait de la guitare. La télé était allumée mais il ne la regardait pas.

Qu’est-ce qu’il était mignon! Même à distance en le regardant j’avais le coeur qui s’affolait. Mince. Il me fallait toute la raison du monde pour ne pas courir vers lui. Diable. J’aurai pu passer des heures là à le contempler si je n’avais pas peur de me faire surprendre, où qu’en m’apercevant un des voisins appelle la police. J’aurai l’air maligne!!!


Pourquoi est-ce qu’il n’était pas sorti avec les autres? Pourquoi être rentré après le verre chez Thomas? Ou est-ce qu’il n’y avait pas été? J’adorais carrément le regarder comme s’il était un film et pourtant il ne faisait rien de spécial; il grattait seulement une guitare!!! Mais au moins là, dans le noir, personne ne pouvait voir à quel point j’étais folle de ce mec. Je pouvais le dévorer des yeux avec un sourire bêbête, personne ne pouvait le remarquer.

Ensuite j’ai fait un truc complètement barge... je l’ai appelé. Depuis le parc, je l’ai regardé s’emparer avec empressement de son natel qu’il avait à portée de main. Je n’étais donc pas la seule à faire ce genre de conneries. En voyant mon nom, je l’ai vu sourire et poser sa guitare sur le canapé. Je n’avais absolument aucune idée de ce que j’allais lui dire, mais j’avais trop envie d’entendre sa voix.

Pascal voulait savoir où j’étais et si je pensais passer? Arf, du coup, comment y résister? J’ai dit que j’avais envie de le voir, mais que j’avais un truc à faire avant. Il voulait savoir quoi, mais je pouvais pas lui dire que je voulais aller voir ce que faisait Layne et savoir s’il était sérieux quant il m’a demandé de ressortir avec lui. Que ça allait m’aider à prendre une décision... Finalement, et là, je ne sais pas pourquoi, je lui ai dit que j’étais dans le parc et que je pouvais le voir d’où j’étais.

Qu’est-ce qui m’a pris... suis cinglée ou quoi?

Pascal est sorti sur son balcon et il m’a vu. Je lui ai fais signe. Il voulait que j’aille chez lui, comme je ne voulais pas, il voulait venir me rejoindre, mais j’ai refusé. J’avais encore des choses à faire et que j’étais encore fâchée avec lui. J’ai osé lui avoué que je regrettais presque de l’avoir appelé mais j’avais envie d’entendre sa voix. Il souriait sûrement, mais comme il était sur sa terrasse, je ne pouvais pas voir son visage, mais je l’entendais dans sa voix. Et je lui ai avoué que j’avais envie de le voir... de loin comme ça.

On a bavardé un moment comme ça, en se regardant à distance. C’était assez chouette finalement.

Pascal voulait savoir si j’allais vraiment passer après où si j’allais le fuir comme le week-end passé. Mais j’allais passer, j’en étais presque sûre, même si j’étais, je crois, encore fâchée. Je ne pouvais pas résister à l’envie d’être dans ses bras.

Je suis donc repartie en quête de ma réponse... à propos de Layne!

J’ai fini par trouver la voiture de Layne près d’une des boîte qu’on fréquentait. Je ne pouvais pas décemment y entrer pour voir avec qui il était, ni vraiment attendre de le voir sortir, j’étais impatiente de retourner vers Pascal. Est-ce que c’était vraiment raisonnable? Sûrement pas. Finalement, en attendant de me décider, je suis restée dans le parking et j'en ai profité pour réfléchir un peu.

Ce n’était peut-être pas une bonne idée de dormir chez Pascal, qui penserait que je passerais le week-end avec lui et minimiserait ce que je pouvais ressentir après qu’il ait annulé notre week-end. En même temps, ciel, j’avais envie de passer la nuit avec lui, d’être dans ses bras, de faire l’amour avec lui. Envie de l’entendre murmurer à mes oreilles que j’en frissonnais. Ridicule. Je ne devrais sûrement pas faire ça. Pascal avait un match dans la matinée, il était déjà passé 3h samedi matin, devrais-je l’avertir de ne pas m'attendre?

Je ne pouvais pas résister à l’envie de voir Pascal, alors je suis partie. J’avais décidé de ne pas passer la nuit chez lui, alors j’ai été me poster dans le parc à nouveau. Après l’avoir regardé un moment, je l’ai rappelé et lui ai dit où j’étais, que je ne voulais pas aller chez lui sinon, je n’aurai plus envie de repartir.
  • -Alors tu es encore fâchée avec moi? Tu m’en veux beaucoup.
C'était juste un murmure en me prenant dans ses bras, mais arffff, comment lui en vouloir... après ça. Pffff, j’étais cuite. Non, non, non, je ne voulais pas me laisser avoir si facilement, ou... peut-être me laisser couler dans ses bras juste une petite minute et après je pourrais... re-être fâchée... arffff, ses lèvres si douces, ses baisers si tendres... arfff... j’étais fichue.

Après un effort surhumain, je l’ai repoussé (sans trop de conviction, ce qui le faisait sourire).
  • -Oui, suis hyper toujours fâchée. En fait, je suis pas sûre que je suis vraiment fâchée, je sais seulement qu’il faut que je fasse attention de ne pas trop... m’attacher, de garder un peu mes distances.
  • -Aïe. Je vois!
Après quelques bisous-bisous, je ne savais même plus comment je m’appelais, fallait que je me sauve avant de me laisser entraîner chez lui.
  • -Donc, tu m’évitais vraiment le week-end passé. Tu pouvais venir quant tu voulais, mais... tu ne voulais pas me voir? C’est ça?
  • -J’ai passé le week-end avec Layne.
Ben voilà... Si je voulais le refroidir, j’avais réussi. Il m’a lâchée, son sourire avait disparu et il a reculé d’un pas pour me regarder en grimaçant.
  • -Je croyais que c’était un poisson d’avril. J’avais tord?
  • -Layne m’a demandé de ressortir avec lui.
  • -Tu lui as dit non j’espère?
  • -Je n’ai rien répondu. Mais j’avoue qu’avec toute la semaine que je passe seule, tous les week-end que tu passera avec Jess... Je ne sais pas...
Pascal a hoché la tête, son regard c’était assombri. Aïe, je crois que j’avais manqué singulièrement de tact en lui balançant ça de cette manière. J’ai essayé de lui dire que j’avais juste parlé en vrac, je ne savais pas comment le lui dire. Je n’avais pas pu lui en parler au téléphone et on avait pas vraiment eu l’occasion de se parler alors!

Pascal ne disait rien. Il restait là, le regard fuyant et il contractait sa mâchoire. Je pense qu’il devait être perplexe ou fâché, je ne savais pas bien. J’aurai préféré qu’il me parle, qu’il pose des questions, je ne sais pas, quelque chose pour qu’on puisse s’expliquer. Mais au lieu de ça, il a passé la main dans ses cheveux, et m’a dit qu’il préférait rentrer. Il ne pouvait pas m’aider et n’en avait pas envi. Que je savais où le trouver quant j’aurai décidé ce que je voulais.

C’était pas bon. Et voilà que je me mettais à parler comme lui...
Je ne pouvais rien faire de plus que de le regarder partir. Mais... je ne voulais pas le voir partir...

  • -Pascal?
Il s’est arrêté mais sans se retourner. Il n’avait pas envi de me regarder. Il était sûrement très fâché et en colère.
  • -Est-ce que t’as couché avec lui?
Glups... hein? C’était quoi cette question? Zut, ça ne le regardait pas vraiment. C'est pas lui qui était marié là? Pas moi... Il n’avait pas le droit de me poser ce genre de question?
  • -Et toi? Avec Jess?
On était dans une impasse. A voir comme il a baissé la tête, je n’avais pas envie d’entendre la réponse, je la connaissais déjà. J’ai reçu un coup de poignard en plein coeur, et pourtant... je n’avais pas à lui poser ce genre de question parce que je connaissais très bien la situation et je l’avais acceptée...
  • -Tu devrais rentrer, c’est pas prudent de traîner dehors comme ça, aussi tard...
Arfff, le néant complet. Je ne savais pas quoi faire et mes pieds pesaient une tonne. J’avais envie de dormir et de remonter le temps ou me réveiller en ayant perdu la mémoire.
  • -Viens, je t’accompagne à ta voiture.
On a marché en silence. J'avais envie de me frapper la tête contre les mûrs, de me suicider en me pendant avec ma langue. J’avais envie de pleurer. Comment avait-on réussi à tout foutre en l’air... Non, comment j’avais réussi en une demi minute à foutre en l’air la soirée. Stupide. Tout ça pour ne pas fondre, pour ne pas me laisser aller? C’était stupide. Je tremblais de trouille. Est-ce que j’avais tout gâché? Est-ce que je l’avais perdu? Avec quelques mots stupidement dites? C’était vraiment trop bête.

Je crois bien que je l’avais perdu. Je me sentais drôlement vide... et triste.

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Je ne fais que des bêtises... quant tu n'es pas là! - (94-sam-04avr09) part 1
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