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053 - Je l'aime toujours autant...

Publié le par JaneDo

Lundi..... 22 février 10
(053)

Le soir, après son boulot, on s'est retrouvé chez lui. On a passé une chouette soirée comme d'hab. quant je suis avec lui. Chaque fois que je passe du temps avec Pascal, je me rappelle pourquoi je l'adore toujours autant. Il me couve de tendresses et me rappelle sans arrêt qu'il m'aime, tout autant qu'il sait me le faire sentir. On a cuisiné ensemble, passé la soirée enroulé dans les bras l'un de l'autre, rigolé... Afff, je l'adore.

On a pas parlé du week-end. Qu'y aurait-il eu à en dire? Rien. C'était derrière nous, c'était hier, c'était dans un autre monde.

Bien sûr Caro l'a appelé. Ce qu'il ne faisait jamais, c'était répondre, mais là il a pris l'appel. Elle essayait de l'attirer chez elle, pour lui faire à manger et touti quanti. Pascal m'a passé le téléphone pour que je lui réponde. Du coup, Caro m'a dit que j'étais aussi, bien entendu, la bienvenue. Elle nous aurait préparé à manger et on aurait passé une petite soirée sympa entre amis, tous les 3!!! Le geste de Pascal m'avait un peu surpris, il me faisait signe de refuser, ce que j'ai fais.

On a ignoré ce coup de fils et continué notre soirée comme s'il n'avait pas eu lieu. Thomas est descendu un moment pour manger avec nous. Je me suis rendue compte qu'ils mangeaient souvent ensemble et qu'ils passaient probablement beaucoup de leurs soirée aussi ensemble. Thomas n'aime pas se retrouver seul et n'est pas très doué quant il s'agit de cuisiner.

Pascal était impatient de voir Thomas rentrer chez lui, je n'avais plus mes bringues, alors... Après tous ces mois avec lui, je ne suis pas encore blasée, ni rassasiée de lui. J'aime ses lèvres, ses sourires, l'éclat de ses yeux, j'aime sa manière de me toucher, l'entendre, j'aime sa manière de se mordre les lèvres par moment quant on fait l'amour... Je l'adore trop fort. Et le temps passe trop vite dans ses bras... Et j'adore passé la nuit chez lui, j'adore dormir avec lui...

* * * * * *
------ Je l'aime toujours autant - 22.fév.10.lun - (053) ------

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052 - Adorable dimanche

Publié le par JaneDo

Dimanche..... 21 février 2010
(052)

Thomas a proposé, comme d'hab de finir la soirée chez lui. On faisait parti des fêtards qui ont sautés sur l'occas. J'aimais bien les soirées entre nous, chez les uns ou les autres, je trouvais ça plus sympa.

Les garçons étaient en grandes discussions à propos du week-end prochain. Il y avait le carnaval un peu partout, et Thomas pensait que ce serait plus sympa au chalet. Paul a proposé qu'on passe le week-end à son chalet à Villars pour changer.

On était tous bien lancé ce soir avec la folle envie de s'amuser.

Évidemment, on a commencé à jouer à des jeux débiles. Par contre, même si Pascal ne semblait pas très chaud pour jouer. Il a refusé de participer prétextant la fatigue. Mais, il a dû jouer. 5mn après, difficile de se rappeler qu'il n'était pas partant.

  • Est-ce que je peux rester ce soir?
  • Rester?
  • Rester dormir chez vous?
  • Ah... Je sais pas Caro... Faut voir ça avec...
  • Il dira non, c'est pour ça que je te demande à toi? Stp, stp Jane... STP?

J'avais toujours mes bringues et d'un côté... Ça pourrait être amusant...

On jouait aux jeux des 7, chaque fois qu'on se trompait on devait avaler un verre. Comme on était tous pas très frais, c'était parfois assez marrant et les gages étaient délirants. C'était marrant.

Tout feu, tout flamme après ces quelques verres, Pascal voulait rentrer. A la lueur qui brillait dans ses yeux, je devinais pourquoi, mais la boutique était encore fermée. J'étais encore hors service. Moi, je voulais rester et je lui ai proposé de rentrer, j'en ai profité pour demander s'il acceptait que Caro reste dormir. Il était contre, il ne voulait pas qu'elle dort à la maison et devoir se réveiller avec elle dans notre chambre.

  • Faut que je te dise quelque chose...
  • Non... Dis rien chou, dis rien... Je sais déjà.

Maaaah pourquoi j'ai dit ça? Je devrais me fiche des claques parfois. C'était peut-être parce que j'avais trop bu. Trop nulle. Pascal a paru surpris.

  • Alors, elle te l'a dit?
  • Non... Elle n'a rien dit... Je veux pas en parler d'accord.

Pascal me collait comme une sangsue, mais une sangsue adorable. Il était un peu trop câlin pour être honnête, hihihi, même s'il est toujours aussi câlin. Caroline restait à proximité, collée à nos basques. En fait, elle le suivait partout même s'il était évident qu'il essayait de l'éviter. Il restait quand même sympa et agréable, même si je le connaissais assez pour reconnaître les petits signes d'agacements qu'elle lui inspirait. Pascal a cherché à savoir ce que je savais exactement, et comment je savais ce que je savais. Il était un peu inquiet, mais à voir ma réaction, il a dû se dire que je ne savais peut-être rien.

Pascal me suppliait pour qu'on puisse passer une soirée rien que les 2. Il ne demandait qu'à rentrer et finir la soirée ensemble. Caro restait les bras ballants entre nous, espérant qu'on finirait par penser à elle, mais Pascal lui a demandé de nous lâcher un peu ce soir. Elle lui a proposé de rester la plus discrète possible, de se faire toute petite, qu'elle ne nous dérangera pas Elle se fera invisible.

  • Si jamais, ça ne me dérange pas que tu restes Caro...

Je suis allée me préparer pour me coucher. J'ai pris une petite douche et en sortant, Pascal était dans la chambre. Il s'était débarrassé de Caro. En tous cas, il faisait beaucoup d'efforts pour que je ne doute de rien.

Je me suis réveillée tard dimanche et Pascal était déjà debout depuis un moment. Il nous avait préparé à déjeuner. Je me sentais raplapla, n'avais pas très faim et j'avais un peu de fièvre. Même du café ne me tentait pas. J'avais peur que ça me retourne l'estomac.

Caroline m'avait laissé un message pour savoir si elle pouvait passer déjeuner avec nous. Je n'ai pas osé demander à Pascal, je lui ai envoyé un message pour lui dire qu'elle pouvait venir sans autre. Vers midi, elle était là. Elle avait pris ses affaires pour aller faire du jogging si Pascal en avait envi. Elle était vraiment prévoyante. J'ai eu l'impression que sa présence ennuyait Pascal. Thomas est descendu déjeuner avec nous aussi.

Pascal a proposé à Thomas de les accompagner, mais Thomas préférait rester au chaud. Pascal a dû se faire prier pour sortir, j'avais l'impression qu'il ne voulait juste pas me laisser seule avec Thomas. Ça m'embarrassait aussi. Pascal est allé faire du jogging quant Thomas a fini par accepter de les accompagner.

A leurs retour, j'avais pris une douche, je pensais les attendre au salon, mais je n'étais pas au top. Je m'étais allongée sur le lit et je me suis endormie. Je me suis réveillée peut-être 1h plus tard, et j'ai trouvé un mot de petit chou qui me disait qu'il était chez Thomas.

J'étais enroulée dans une couverture sur le canapé du salon quant il est descendu. On a passé l'après-midi devant la télé à bavarder avec un feu de cheminée qui crépitait doucement. Un dimanche après-midi comme je les aime.

Le soir, j'ai proposé de rejoindre les autres, mais petit homme ne voulait pas. Pascal avait d'autres plans ;)

Pascal nous avait préparé une petit dîner en tête à tête et de petites surprises en forme de cœurs avec pleins de petits messages d'amour partout. J'avais oublié qu'on n'avait pas proprement fêté la Saint-Valentin... Moi, hélas, je n'avais rien prévu pour lui. Mais ouf, mes ragnagnas étaient finis, ou presque, alors ça a été sa fête après :))

Quel dommage que le temps s'écoule si vite... Je l'aime à mourir ce mec...

* * * * * *
------ Adorable dimanche - 21.fév.10.dim - (052) ------

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27.01.2010 - Mon bébé Max

Publié le par JaneDo

Mercredi...  27 janvier 2010
Les dernières heures de mon bébé Max

 

Maxou avait eu encore une attaque cette après-midi, et là... 5h du mat, mercredi 27, ça n'arrête pas. Pauvre bébé!!!! 5h38, il s'est pissé dessus, paniqué de ne pas réussir à se lever. Il n'arrive pas à diriger son regard non plus, comme s'il ne me voyait pas. Trop mal au cœur. Ses yeux qui naviguent de droite à gauche; il est en train de faire attaques sur attaques.

Je crois que je ne peux rien faire pour le sauver. J'ai le cœur déchiré, mais je garde mon calme, je sais que les chiens sont très sensibles à nos humeurs, alors je fais semblant de prendre les choses bien, en me persuadant que ça va aller mieux d'un moment à l'autre.

J'ai l'impression d'avoir les joues rouges, mais comme je ne rougi pas, je sais que mes oreilles sont sûrement rouges. Je l'ai porté dehors. Il voulait aller sur le balcon. J'ai réalisé que j'avais le dos qui me faisait des siennes, c'est un des signes quant je subi un choc. Je suis terrorisé de perdre mon chien. Il... (merde les larmes qui coulent, je sais qu'il ne peut pas le voir heureusement) Il va me manquer trop fort. Pauvre chou, il a de la peine à tenir sa tête droite...

Demain, enfin aujourd'hui, à 17h Mathieu va passer pour le promener. Enfin, surtout pour le voir. Je pense que ce sera la dernière fois. Je crois qu'on devra se faire violence (ces stupides larmes qui coulent et avec le nez aussi, pfff) ... On devra décider et le laisser dormir...

Max va tellement me manquer que je n'ose pas y penser... Non, je ne veux pas.

J'avais eu l'impression, ces derniers temps, que chaque fois qu'on allait en promenade, au moment où on retournait vers la voiture, Maxou s'arrêtait pour regarder le paysage qui l'entourait. Il passait près d'une minute à regarder ces endroits où il avait aimé gambader, comme s'il faisait ses adieux. Le nez en l'air, Max prenait le temps de renifler l'air et, marquait une pause avant de grimper en voiture, se retournait encore pour jeter un dernier regard autour de lui.

Je n'arrive pas à aller me coucher... J'ai la vague impression que se sont nos dernières heures ensemble et c'est difficile de les passer à dormir. Je n'arrive plus à contrôler mes larmes.

Je souri en me remémorant sa manière de courater devant la voiture, comme une fillette, lui ce gros mâle imposant, qui faisait peur à tout le monde, mais qui est en fait, un gros nounours. J'aime le voir courir, ou tout concentré dans ses recherches avec sa grosse truffe, puis, HOP, il lève la tête inquiet pour vérifier si je suis toujours là. Rassuré, il replante sa truffette parterre. Ou parfois, il venait se coller à moi en frottant sa tête contre ma jambe pour un câlin... zut, je pleure encore, il me regarde alors je lui fais un signe de la main avec le sourire. Dès qu'il a couché la tête, j'ai vite essuyé mes larmes.

Là il est couché sur le balcon et il regarde et renifle, la tête de travers parce qu'il n'arrive pas à coordonner ses mouvements. Pourtant, je devine qu'il ne voit pas grand chose, sa vue avait baissé ces dernières semaines. Mais il continue à regarder autour de lui. Je pourrais le filmer, mais je crois qu'il devinera pourquoi. De temps en temps, il regarde dans ma direction. Je sais qu'il ne me voit pas vraiment, alors j'ai allumé une bougie pour qu'il puisse me repérer.

J'ai le cœur qui saigne, c'est lourd, les larmes me viennent et j'essaie de les contenir en serrant les dents. Pourtant tout à l'heure, j'ai été lui préparé une seringue de calmant et j'ai éclaté en sanglots en masquant le bruit avec l'eau du robinet.

Heureusement que je n'ai pas besoin de regarder mon clavier quant je tape, parce que je ne vois pas grand chose, c'est flou.

6h21, mon neveu vient de se lever. Je suis raide, j'ai mal à la tête, mais je n'arrive toujours pas à me résoudre à aller me coucher. Si je fini par me traîner au lit, je sais que je ne dormirais que d'une oreille et que je laisserai les portes ouvertes pour que Maxou puisse venir jusqu'à la chambre. Je suis presque sûre qu'il essayera d'atteindre la chambre si son état s'aggrave. Je sais que je l'entendrais, comme ces dernières nuits, et que je me lèverais.

Marco vient de partir. Fatigué. Lui non plus ne dort pas beaucoup. Il passe ses nuits au téléphone avec Ella! Il a peut-être dormi 3h à peine cette nuit. Je vois qu'Ella est aussi une maniaque du téléphone comme Brig.

Ciel, ce que j'ai mal au cœur... Je ne pourrais en parler à personne... Pour eux, ce n'est qu'un chien... Pour moi, c'est mon bébé...

Je dois vraiment aller me coucher, j'ai les yeux qui se ferment, mais ça me donne la nausée en sachant que mon chien n'est pas bien... Comment pouvoir dormir en sachant qu'il a besoin de moi... J'ai avalé 3 cafés coup sur coup, mais rien à faire. Le café c'est comme de l'eau pour moi...

Mince, je n'arrive plus à arrêter ces stupides larmes. Mais je dois, je dois absolument. J'ai peut-être dormi 3h sur le canapé pour couper la fatigue et je me suis réveillée en sursaut. Oh, mon petit chou. Il a la tête penché sur le côté, et a de la peine à me voir si je ne bouge pas.

J'ai super mal au cœur. Je sens que je vais le perdre et ça me fait déjà terriblement mal. Si cette fois ça passe et qu'il se remet, je sens que la prochaine fois, ce sera fatal.

Mathieu devait passer à 17h, mais comme s'il avait un 6ème sens, il a demandé des nouvelles de son chien en fin de matinée. Une chose qu'il ne faisait jamais. J'ai dû lui parler de l'état de Maxou et Mathieu a décidé de venir de suite.

J'avais été promener Max à un de ses endroits favoris. Une fois de plus, avant de monter en voiture, il a regardé autour de lui comme s'il ne reviendrait plus. Ça me brise le cœur. Peut-être qu'il ne manque que la parole aux chiens pour communiquer avec nous? Est-ce qu'il sait quelque chose que je ne sais pas? Ou que je ne veux pas voir... Mon Dieu, j'ai si peur...

Ne plus voir cette adorable touffe de poil autour de moi, sa petite bouille si expressive, ne plus l'avoir qui vient me soulever le bras pour des câlins ou planter sa tête entre mes jambes pour que je le caresse, ou me pincer la manche pour que je lui pose la main sur la tête... Non, il ne peut pas disparaître, c'est pas possible que ce bébé là ne puisse plus exister?

Encore une fois, je me dis que j'ai bien fait de ne pas avoir d'enfants, je n'aurai pas pu supporter qu'il leur arrive quoi que ce soit de mal. J'essayerai aussi de ne plus m'attacher à qui que ce soit, je ne veux plus perdre personne. Et tant que j'y suis, j'éviterais que qui que ce soit m'approche de trop près. Je dois me détacher de tout le monde, petit à petit.. de ma famille, de mes amis, et.. de Pascal aussi. En pensant à mes neveux, j'ai le cœur serré; je les aime beaucoup trop. Oh mon bébé Max... je ne veux pas le perdre... En tous cas, je tâcherai de ne plus aimer personne. Je ne veux plus aimer personne.

Aimer veut dire, à plus ou moins court terme, souffrir le martyre... Je ne veux plus aimer.

J'ai gonflé ces derniers jours; le manque de sommeil, l'oubli de mes pilules pour la thyroïdes, les soucis, le stress!

Mathieu... Pauvre chou... Il avait les larmes aux yeux en arrivant. Je crois qu'il doit vraiment avoir un 6è sens. Il a tout de suite remarqué que c'était grave. Il a insisté pour que j'appelle le véto. Je ne voulais pas.

Mal assis, le dos courbé, penché vers son chien, Mathieu a passé les 2h30 suivant à le caresser non-stop. J'admire. J'essayais d'avoir l'air calme, mais je ne l'étais pas vraiment. Bizarrement, j'étais rassurée par la présence de Mathieu.

J'avais aussi envie d'être vers Maxou, mais je devais laisser la place à Mathieu. J'avais eu la chance d'avoir Maxou avec moi tout le temps, je pouvais au moins lui laisser ça. De temps à autre, je ne pouvais pas tenir et je fuyais à la cuisine sous un prétexte ou un autre, pour ne pas éclaté en sanglots devant lui et mon bébé.

Je faisais semblant de m'occuper pour que Maxou ait l'impression que tout va bien. Mais j'avais l'impression de sentir les secondes passer et je savais que dans... Maxou ne serrait plus... avec nous. Ça faisait trop mal, c'était trop dur à supporter. J'avais beaucoup de peine pour Mathieu, il souffrait. C'était difficile pour lui de contenir ses larmes. Parfois je voyais les gouttes tomber de ses yeux, ça me faisait trop mal au cœur.

L'air de rien, malgré ses airs de "rien ne peut m'atteindre", c'est quelqu'un de sensible, de gentil et le voir aussi abattu me faisait mal. Si j'avais pu, je lui aurai épargné ce chagrin. En le voyant aussi effondré, je me suis rappelée que, même si je n'étais plus amoureuse de lui, même si je ne l'aimais plus, je l'aimais beaucoup. Il m'était cher, comme un membre de la famille; on peut se disputer, se prendre la tête, s'envoyer des trucs à la figure, mais on s'aime quand même parce qu'on est "famille". J'avais partagé beaucoup de chouette moment avec lui, et les chiens, et les enfants. Il avait toujours été gentil et adorable et que j'avais beaucoup d'affection pour lui. Je n'aimais pas le voir souffrir et il souffrait. Il n'arrivait pas à contenir ses larmes, je les voyais tomber et je détournais les yeux pour ne pas le gêner.

Et il a fallu partir... Oh NON, je veux pas... Quel soulagement qu'il soit là...

Il a porté Maxou jusque dans ma voiture. Le pauvre, il avait les yeux rouges.

J'ai conduis lentement pour aller chez le véto qui était bien trop près de chez moi. Je n'arrivais pas à empêcher les larmes et il fallait que j'arrête ça avant le véto. Je pleurais en silence, je ne voulais pas que Max entende quoi que ce soit. Maxou est resté couché. Il ne s'est pas redressé comme d'habitude pour que je vois sa petite frimousse dans le rétro.

Le reste est un peu flou. Seuls quelques images me reviennent... Mathieu l'a porté jusqu'à l'intérieur?

Heureusement qu'il ne l'a pas mis sur cette horrible table en inox...

Ça m'aurait rappelé mon neveu; Pierre. C'est fou ce qu'on est capable de faire par amour... Ça m'aurait rappelé son petit corps tout nu, rapiécé... Malgré le gros choc, malgré mon regard qui espérait encore un signe qu'il n'était pas... les gestes pour le rhabiller à toute vitesse pour ne pas que ma sœur et mon beau frère ne le voit comme ça, malgré les larmes qui me brouillaient le regard, j'ai réussi à le rhabiller, lui mettre son petit bonnet, et ses petits gants avant qu'ils n'entrent dans cette horrible pièce froide. J'ai cru que mon cœur était brisé à jamais. Je n'oublierais jamais même si je vivais 1000 ans, la couture mal faite qui partait de son cou jusqu'à ses parties génitales, ni les coutures du tour de son crâne.

Pendant que ma sœur et son mari pleurait leur bébé, je n'ai pas pleuré. Je surveillais qu'il ne lui enlève pas le bonnet, ni ses gants, ni ses chaussons. Ma sœur s'est écroulée et Alain, son mari l'a récupérée. C'est seulement quant j'ai pu prendre mon bébé dans les bras pour lui dire au revoir que j'ai pleuré. Il était froid, il avait froid et j'avais trop mal.

Alors heureusement qu'il ne l'a pas posé sur cette horrible chose...

Max n'a pas essayé de se lever, ni comme d'hab essayé de partir... Il savait je pense... Comme Tétine, il avait abandonné la lutte.

La véto m'a parlé de ce qu'elle allait faire... Pourquoi font-ils ça? Je n'ai écouté que d'une oreille. Elle nous a laissé avec Maxou après la piqûre de Morphine pour qu'il se laisse glisser dans le sommeil. Je ne me rappelle plus si je pleurais, mais Mathieu pleurait. Je me rappelle lui avoir tendu un mouchoir, j'avais dû en prendre un aussi.

La vétérinaire nous avait laissé 10mn, mais Maxou ne dormait pas encore, et je ne voulais pas qu'elle lui fasse de piqûre tant qu'il ne dormait pas. Puis calme, grâce aux câlins de son papa, il a commencé à se détendre et sa respiration s'est faite régulière... J'ai été à 2 doigts de tout stopper, mais je me suis rappelée qu'il avait dû souffrir le martyre depuis 24/48h...

Puis c'était fini... Je ne voulais pas que ce soit fini. Je ne voulais pas le laisser là parterre. Je ne voulais pas partir... S'il n'y avait pas Mathieu... Je crois que j'aurai traîné les pieds... Sa truffette, sa bouille, ses poils... Les images de lui ont défilés à toute vitesse devant mes yeux... Sa façon de courir, ses câlins, ses aboiements, ses sauts dans toutes les rivières qu'on a croisé, les boules de neiges, nos promenades... Fini... Il ne m'accueillera plus avec le cousin ou mes pompes dans la bouche, ne grimpera plus se coucher au pied de mon lit. J'ai revu sa naissance, ce petit rat tout noir qui s'est transformé en petite crapule adorable... Fini.

J'ai pleuré des heures... J'avais plus pleuré autant depuis Tétine...

Dans la soirée, j'avais des trucs à faire... J'ai fait semblant, c'était pénible, mais je n'ai pas l'habitude pleurer devant des gens. J'ai fait semblant; j'ai souri, j'ai parlé. Soulagée de me retrouver enfin seule chez moi, j'ai pu pleurer de tout mon saoul.

Je me rappelle vaguement que Mathieu m'a dit "merci". J'ai oublié de lui dire merci aussi. Merci d'avoir été là, merci de m'avoir laissé Max, merci de s'en être si bien occupé pendant tout ce temps, merci de m'avoir décidé à adopter Tétine qui avait été l'autre amour de ma vie, grâce à ça il y a eu Maxou, merci d'avoir été là aujourd'hui pour Maxou...

C'est vague... mais j'aurai peut-être dû lui offrir un café pour ne pas le laisser seul... mais non, j'aurai pleuré, ç'aurait été un spectacle lamentable et je n'aurai même pas su lui remonter le moral. J'étais une loque.

Dans la soirée, j'avais des trucs à faire... j'ai fait semblait

 

d'être là, mais j'étais ailleurs. J'étais concentrée à contenir mes sentiments jusqu'à ce que je retrouve la sécurité de mes mûrs pour me laisser aller... Et j'ai pleuré... J'ai pleuré la perte de mon bébé...

Bye bye mon petit chou...


---->>> Message et cadeau de ma copine Schelby. Merci ma chérie  <<<----

 

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051 - Crac-crac avec Caro - (2/2)

Publié le par JaneDo

Samedi..... 20 février 10
(051... 2/2)

Après tout ce que j'avais dis et fais, je me sentais un peu coincée. Il fallait pourtant que je trouve le moyen de faire un peu marche arrière en douceur. J'avais un peu les flopettes, et comme Pascal, je me demandais comment on avait fait pour en arriver là!

  • J'ai déconné de croire que ça pouvait marcher. Je voudrais juste que tu ne la vois pas dans mon dos ou quant je ne suis pas là, en tous cas pour l'instant. Contrairement à ce que tu as l'air de croire, je t'aime, je t'aime trop pour que ça me fasse plaisir de te voir avec une autre ou même la regarder, même si je ne dis rien.

Pascal m'a écoutée patiemment sans rien dire. Après tout, je lui mettais mon coeur sur un plateau!!! Impossible de dire ce qu'il pensait.

  • En plus vous travaillez ensemble, tu la vois plus souvent que moi, j'ai peur, j'ai peur tout le temps... Je n'ai pas envie d'être dans une relation où j'ai si peur... Je veux pouvoir avoir 100% confiance. Je pourrais te demander d'arrêter de la voir, mais j'imagine que tu en as envi, alors je ne le demanderais pas. Ça ne me dérange pas que tu aies envi de t'amuser, parce que je le comprends très bien... Je voudrais, enfin, j'aimerai juste ne pas souffrir, enfin non, j'espère que tu fera attention de ne pas me faire du mal...

Jeez, j'avais envie d'avoir le courage de lui dire d'arrêter parce que c'était trop bizarre d'en parler comme ça, avec lui. Je voudrais qu'il puisse juste deviner comment faire au mieux et voilà. En fait, je venais d'avoir une idée... J'avais noter en gros ce que je pensais qui me ferait moins mal, alors il fallait que je m'arrange pour qu'il puisse lire mes notes, comme ça on avait pas à en parler face à face. Grâce à ça, il aurait une idée, je pense, de ce qui se passe dans ma tête.

Mais... Il y avait sa promesse à Caro de passer chez elle en rentrant., et je sentais qu'il cherchait une excuse pour pouvoir y aller. Même s'il avait mis son natel sur "réunion", on l'entendait sonner sans arrêt et la petite lumière s'allumer, ça le rendait quelque peu nerveux.

  • Tu devrais lui répondre...

Là dessus, j'ai filé à la salle de bains me préparer pour me coucher. J'avais laissé le fameux billet avec mes réflexions coincé entre les pages de mon bouquin que j'avais laissé tomber au pied de la table du salon. Je savais qu'il ne manquerait pas de le ramasser et il verrait le billet qui dépassait. J'espérais qu'il le lise. Toute cette discussion m'avait donné un mal de tête à tout casser et je pense que c'était pareil pour Pascal.

Il a vu le billet...

''J'imagine qu'il a envi de la voir, je peux le comprendre. Si j'étais un mec, j'aurai vraiment beaucoup de peine à résister à l'envie de m'amuser de temps à autre avec une autre fille. Mais je ne voudrais pas en souffrir. En même temps, notre monde est petit et on peut difficilement imaginer qu'il puisse tout me cacher bien longtemps!

Pascal sait que j'aime aussi m'amuser, faire des choses complètement dingue, comme ce que j'ai fait à Nouvel An; le laisser à Caroline. Je me mets dans ses pompes, ou simplement dans ceux d'un mec... Comment résister à l'envie de recoucher avec elle??? Pratiquement impossible... Non, c'est impossible! Mince, je ne sais pas si je suis vraiment d'accord qu'il sorte avec elle...

Qu'il aille chez elle? Qu'ils se fassent des petits rendez-vous secret? Qu'il soit amoureux d'elle? Je ne le supporterais pas.

Alors je n'ai plus qu'une solution, même si c'est dur à supporter ou que ça fait quand même mal, s'ils se voyaient quant je suis là (comme au chalet), ça fait toujours moins mal que de le savoir chez elle, ou en douce quelque part ailleurs! Oui, ça fait moins mal... Je crois que je ne pourrais pas en être sûre sans essayer!

Je voudrais qu'il puisse deviner... Deviner quant je suis d'humeur ou pas, deviner quant ça passerait ou pas, deviner sans qu'on ait besoin d'en parler que je préfère qu'il l'emmène à la maison seulement quant j'y suis... Qu'il se débrouille pour que ce soit à la maison, attendre que je j'aille me coucher, attendre que je sois endormie, et ils font ce qu'ils veulent et qu'elle s'en aille. Ça ne me dérange pas si de temps à autre, et ça à Pascal de deviner si ça passerait ou pas qu'elle reste dormir à la maison... à lui de sentir pendant la soirée si je suis d'humeur d'accepter ou pas... Ils peuvent coucher ensemble même si je suis à côté (je préfère ça plutôt que de les savoir dans la chambre d'amis).

J'aimerai bien savoir ce que ça fait d'être dans une relation à 3? Est-ce que je supporterais? Je ne sais pas, mais je crois que tout dépend du mec en fait, donc tout dépend de Pascal.

J'essaie de me rappeler mes expériences passées que ce soit avec Mathieu ou Lotti... ça c'était passé tout naturellement. Mais bon, avec Lotti, je n'étais absolument pas amoureuse de son mec, même si ça avait été super. Lotti était ma meilleure amie, et rien n'a changé entre nous, sauf peut-être qu'on est devenue encore plus proche. Il y a jamais eu de cachotteries entre nous. Mais voilà, Caro n'est pas mon amie, je n'ai aucune confiance en elle... Est-ce que je peux avoir confiance en Pascal? Qu'il ne tentera rien dans mon dos?

Si seulement Pascal pouvait rester toujours le même avec moi! Si seulement il arrivait à se mettre à ma place et ainsi deviner comment faire le moins de dégâts possible... C'est tellement compliqué dans ma tête, alors comment est-ce qu'il pourrait deviner??? En fait je ne suis sûre de rien et j'ai peur...''

J'avais mes ragnagnas et il ne pouvait pas me toucher, alors j'avais pensé qu'il proposerait à Caro de passer. Je l'ai entendu lui parler au téléphone et les mots; "Il faut qu'on parle". En gros, il lui a dit qu'il ne pouvait pas passer. Pascal est venu se coucher après, mais il n'arrivait pas à dormir. Il a essayé de me convaincre d'oublier mes ragnagnas pour un soir, sans succès. Les câlins n'y ont rien changés, c'est pas un truc qu'on oublie aussi facilement.

On a passé une journée dans un cocon, pleine de douceur et de tendresses. En début d'après-midi, Pascal m'a traînée dans les magasins. Il cherchait à deviner ce qui pourrait me faire plaisir, mais quant j'ai mes bringues, je n'ai envie de rien et que c'était un réel effort d'avoir de l'entrain. Anyway, c'était adorable. J'aime me balader avec lui, je me sens bien et j'adore lui tenir la main. J'adore ses câlins constants. Dans le magasins de musiques, c'était un plaisir de le regarder essayer d'autres guitares, discuter avec le bonhomme. Il avait peur que je m'ennuie, mais je ne m'ennuie jamais avec lui. Pascal est mon film préféré ;)

En fin d'après-midi, Caroline s'est invitée à la maison. Elle pensait aller faire du jogging avec lui, mais ses copains de musique venaient d'arriver. Ils avaient une répète pour un gala de bienfaisance auxquels ses copains, lui et leurs parents participaient. Ils avaient plusieurs morceaux à jouer à cette soirée. Jess aussi serait là pour l'occasion.

Thomas jouait avec eux, alors je ne suis pas restée pour le regarder. J'ai préféré l'attendre à l'appartement. Caroline m'a suivie. Je suis seulement descendue une fois pour leur apporter à boire et à grignoter. Caroline n'était pas restée très longtemps, elle avait compris qu'elle ne pourrait pas parler avec Pascal.

Ils sont ensuite remontés à l'appart prendre un verre avant de se séparer. Thomas était avec eux. Mes oreilles ont virés au violet quant Thomas a voulu savoir si je ne cherchais pas à l'éviter. Mince, il s'en était rendu compte. Je pensais le cacher mieux que ça. Je lui ai expliqué que je ne voulais pas que Pascal puisse se sentir menacé ou jaloux. J'espérais que Pascal oublie, c'est tout.

  • Tu ne pense pas qu'au contraire un changement d'attitude risque de le perturber beaucoup plus et de lui donner matière à soupçonner? Et dis moi, après son aventure avec Caro, ils n'ont pas mis la pédale douce eux, non?

Huhhh, Thomas avait peut-être raison...!!! Mais non, je préférais que Pascal se sente rassuré. Je ne voulais rien faire qui puisse le rendre incertain et soupçonneux. Thomas m'a percée à jour et il avait ce petit sourire qui m'a fait penser qu'il se doutait de ce qui pouvait me traverser l'esprit. Hum. Heureusement, Pascal m'a sauvée de son inquisition.

Le soir, on a été rejoindre toute l'équipe pour manger. Pascal aurait préféré qu'on mange ensemble, seulement tous les 2, mais j'étais d'humeur à faire la fête maintenant que j'allais mieux. Et on a vraiment fait la fête. Après 1 verre de vodka à l'eau, j'ai réussi à me vider la tête de toutes mes petites préoccupations. C'était cool. J'ai même danser avec Thomas. Il avait raison, autant se comporter comme d'hab. Évidemment, j'avais Caro à l'œil. Elle ne pouvait pas s'empêcher d'être collée à Pascal.

Elle m'a coincée dans les toilettes pour discuter. Pascal lui semblait distant et ça l'inquiétait un peu. Elle voulait savoir s'il s'était passé quelque chose ou si cela m'avait fâchée qu'elle ne m'invite pas au refuge. Ah ça! J'aurai dû me sentir fâchée tiens! Elle était désespérée pour oser venir me parler à moi. Je l'ai rassurée, en précisant que ça ne m'avait pas dérangée de ne pas être invitée, qu'il ne s'était rien passé de spécial et je n'avais pas remarqué que Pascal était particulièrement distant!

Bien sûr que j'avais remarqué... Mais elle avait de la chance, j'étais de bonne humeur... Je crois bien que j'aimais mieux quant on s'arrangeait entre filles!!!! Je lui ai suggérer de lui faire avaler quelques verres et il sera beaucoup moins coincé. Ça nous a fait rire.

Caroline travaillait Pascal au corps, et en plus, il était en manque. Les quelques verres qu'elle lui avait fait avaler faisait leurs effets. Il ne passait plus tout son temps à me surveiller du coin de l'œil.

Pascal a dansé avec Caroline et ils ont même failli s'embrasser sur la piste. C'était devenu tellement chaud qu'ils se sont éclipsés en direction des toilettes. Je les ai suivi. Je me suis enfilée dans le WC du milieu. J'ai failli vomir les quelques verres que j'avais bu en trop, mais je me suis retenue. Assise sur le couvercle, j'ai immédiatement reconnu leurs voix. C'était chaud. Caroline avait de la peine à garder le silence ou à retenir ses cris. J'entendais Pascal qui lui faisait "chut", j'entendais même le bruissement de leurs vêtements et qu'ils s'embrassaient. Ils s'embrassaient même beaucoup. Je pouvais même deviner leurs gestes impatients pour faire sauter les vêtements encombrants et leurs respirations saccadés!

Je me suis discrètement éclipsée pour retourner à notre table. Thomas avait remarqué mon absence et d'après son expression, il savait que je les avais suivi, mais il n'en a pas parlé. Il en a profité pour m'inviter à danser les slows. On dansait encore quant ils sont revenus séparément à la table.

Comme je savais ce qui c'était passé, c'était facile de voir les petits signes de culpabilités chez Pascal. Autrement, je n'aurai rien remarqué. Désormais, je saurai les détecter. Tout de même, je devrais lui faire une petite scène? Il n'aurait pas dû agir comme ça? Ou c'était ce qu'on avait discuté?

A partir de là, ils ont fait semblant de s'ignorer. Caro me faisait penser à moi au début avec Pascal; tout en participant à la soirée, elle restait dans son coin, sans le coller. Pascal m'a ensuite couvée comme un œuf tout le reste de la soirée. Caroline avait les yeux qui brillaient. Elle semblait comblée. Ils avaient tous les 2 l'air heureux alors tant mieux. Caroline était de bonne humeur et riait beaucoup. Elle évitait de regarder en direction de Pascal, lui pareil.

Je me suis dis que j'avais eu une chance incroyable de les avoir vu s'éclipser, parce que si je l'avais appris après coup, j'aurai probablement pété un câble!!! Mais peut-être que je me serais rendue compte qu'il s'était passé quelque chose, parce que je connais Pascal. Quoique, dans mon état, peut-être pas!

Est-ce que je devrais m'inquiéter?

* * * * * *
------ Crac-crac avec Caro - 20.fév.10.sam - (051...2/2) ------

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051 - Confusion Totale ! (1/2)

Publié le par JaneDo

Samedi..... 20 février 10
(051...1/2)

3h samedi matin... Thomas proposait qu'on finisse la soirée spaghettis/café chez lui. J'avais même l'impression qu'il m'a lancé un petit sourire. Mais je devais débloquer non! Je me suis rendue compte que j'étais un peu jalouse de le voir draguer une des filles à côté de lui au bar. Nos regards se sont croisés, je me demande s'il savait à quoi je pensais...

Pour éviter ces impressions bizarres vis-à-vis de Thomas, je n'ai pas voulu aller chez lui. Je crois que ça a fait plaisir à Pascal. Enfin, c'est ce que j'avais cru du moins....

On a continué la discussion qu'on avait commencé un peu plus tôt concernant Caroline. Pascal cherchait à comprendre. Après lui avoir fait penser que j'étais d'accord qu'il sorte avec nous 2, il avait attendu presque 1 semaine, au cas ou je changerais d'avis avant de lui poser la question. Rien. Pas de réaction. Pascal lui avait donc demander de sortir avec lui jeudi soir après son entraînement et voilà que le jour d'après, je lui apprends que je n'étais plus d'accord. Il voulait savoir pourquoi? Qu'est-ce qui avait donc changé? Pourquoi je n'avais rien dit plus tôt? Pourquoi lui demander de ne pas aller à la fête hier soir? Pourquoi si soudainement?

Je ne pouvais pas lui dire que c'était après avoir lu le message de "petit conseil d'une amoureuse", sinon j'aurai dû lui parler de mon journal, ou inventer autre chose et ça deviendrait compliqué à expliquer... Je ne pouvais pas non plus lui dire que je l'avais vu avec elle au refuge? Je ne voulais non plus pas qu'il pense que j'avais peur d'elle... Rrrrrrrh, les choses ne se passaient pas du tout comme je les avais imaginé dans ma tête!!!

On se faisait des câlinoux tout en discutant, mais je ne pouvais pas lui donner plus, j'avais mes ragnagnas. Alors j'ai immédiatement deviné qu'il voulait aller s'envoyer en l'air avec Caro quant il a fait semblant d'avoir oublié qu'elle lui avait demandé d'aller la dépanner!!!

  • Sa voiture n'est pas du tout en panne, n'est-ce pas? C'est juste une excuse pour aller la retrouver, je me trompe?

Pascal s'est lancé dans une trouble explication, comme quoi elle lui avait envoyé un message et qu'il avait oublié, la laissant plantée dans la nature. Ayant entendu leurs discussions au refuge et sachant qu'il n'avait pas regardé son natel une seule fois de la soirée, je savais qu'il mentait. Je saluais l'effort. Je ne me serais sûrement doutée de rien si je ne les avais pas entendu. De plus, je ne pourrais pas les empêcher de se voir indéternum, j'étais coincée, parce que mise à part ce soir, il y avait tous les autres soirs de la semaine, et si ça ne suffisait pas, il y avait toutes les autres heures de chaque journée...

C'était perdu d'avance, je ne pouvais pas être collée à ses basques 24h/24h. Je me suis mise à trembler, me sentant carrément impuissante. C'était râpé, je me sentais battue, abattue. Je n'aurai peut-être pas dû lui faire savoir que je savais qu'il allait la retrouver. Comme je l'avais fait, il me restait le replis derrière les larmes et m'en aller s'il s'avisait de partir la rejoindre.

Mais voilà, s'il n'essayait pas de me rattraper pour aller quand même vers elle, là je souffrirais à mort, et je lui en voudrais à vie. J'étais vraiment coincée, et impossible de retenir ma langue maintenant que j'avais commencé. Et dire que ça faisait un moment qu'on ne s'était pas pris la tête! C'était trop beau!

  • Ne ment pas... Elle t'attend n'est-ce pas? Il n'y a pas de panne...

A son expression, c'était inutile qu'il dise quoi que ce soit de plus. C'était un aveu. J'aime les jeux d'échec, de cartes, tous les jeux de stratégies, et je sentais là que j'avais un jeu entre les mains et qu'il me fallait jouer mes cartes avec prudence et finesse. Dans ses moments là, malgré le stress, le coeur qui bat à 100 à l'heure, je retrouve une sorte de calme, comme si j'entrais dans un "no-man's-land", déconnectée et ma tête fonctionne à toute allure...

Je serais mal avisée d'essayer de l'empêcher d'y aller... Je ne pouvais pas non plus, après ce que je lui avais dit ce soir, le laisser croire que ça marchait pour moi... Je ne pouvais pas le laisser partir sans faire de scène... Mais une scène serait mal venu et le précipiterait direct vers elle, qui pour l'occas, aurait le beau rôle. Elle sera heureuse, calme et souriante versus la crise et les larmes de mon côté... Je devais reprendre le contrôle, faire marche arrière sans pour autant retirer quoi que ce soit de ce que je lui avais dis!

Pascal se demandait comment il aurait pu réussir à me cacher les choses que je préférais ne pas savoir si je devinais aussi facilement tout? Il essayait de respecter ma demande de discrétion, mais cela semblait difficile.

Je lui ai dis que même pour moi c'était brouillon dans ma tête, mais une chose était sûre, je ne supportais pas qu'il me laisse en plan pour courir la retrouver. Du moment que je m'en doute, je préférais qu'il ne ment pas. Ou peut-être pas? Je n'en étais pas sûre moi-même. En règle général, je préfère qu'il mente comme un arracheur de dent pro! Mais de savoir qu'il partait chez elle, ça me dérangeait. Je voulais qu'il soit discret, s'il arrivait à me cacher tout ça, au moins, je n'en souffrirais pas. Mais s'il n'y arrivait pas, je ne supportais pas qu'il aille se cacher chez elle. J'ai avoué que ça me faisait peur qu'il aille chez elle et que ça me faisait beaucoup plus de mal que ... comme il avait dû s'en rendre compte avec ce qui s'était passé avec Thomas.

Quant on ne sait pas ce qui se dit, ce qui se passe, quant on a l'impression d'être à l'écart, on prend peur. Ça fait peut-être mal quant c'est sous les yeux, mais ça fait vachement plus mal quant on est dans le noir. Je lui ai dit que c'était trouble, mais je ne voulais pas non plus qu'il vienne chaque fois me lancer dans la figure qu'il est ou était avec elle!

  • Alors? On fait quoi maintenant? Je ne veux pas qu'elle ait l'impression qu'on s'est juste amusé avec elle. Ce serait vraiment vache, je ne crois pas qu'elle mérite ça! Mais là, je suis un peu perdu... Je crois que c'est dans ces moments là, qu'on dit que les femmes sont incompréhensibles...

Je crois que même moi, je voyais à quel point j'étais compliqué, ou plutôt, c'était compliqué.

  • En gros, tu me propose de sortir avec Caro, même si avec elle, ce n'est que physique, tu veux savoir, sans savoir? Tu propose ça et ensuite, tu me dis que ça te fais du mal? Tu ne veux pas savoir ou plutôt, tu ne veux pas que je te dise que tel soir, je serais avec Caro? Tu préfère que je ne la vois pas pendant la semaine, sinon tu te sentirais lésée? Donc, je dois la voir le week-end? Quant je la vois, tu ne veux pas que ce soit chez elle, d'après ce que j'ai compris? Tu ne veux pas qu'elle monte trop souvent dans ma voiture, sinon tu n'y mettras plus les pieds? Donc, tu ne veux sûrement pas qu'elle vienne ici, sinon tu n'y mettra plus les pieds non plus? Tu ne veux pas que qui que ce soit puisse se douter que je sors avec elle? Donc, tu veux que je ne la vois que le week-end, mais alors là, évidemment tu devinera, mais tu veux ne pas pouvoir t'en douter? Et tu ne veux pas que ce soit sur le temps qu'on passe ensemble? Heu... Tu voudrais bien m'expliquer en fait comment tu voyais les choses? Surtout, maintenant que je lui ai parlé? Ou plus simple, pourquoi ne pas lui dire toi? Tsssh, surtout après lui avoir fait penser que ça venait de moi et qu'on avait pas comploté ça ensemble avant...

Vu comme ça, je passais vraiment pour une compliquée fini. Je ne savais pas ce que je voulais. Et pourtant, je savais que ça ne me dérangeait pas qu'il la voit. Après tout, ça mettait un peu de piment, et j'aime bien les choses pimentées. Je voulais que la décision de ne plus la voir autrement qu'en amie, vienne de lui, pas de moi.

Jeeez... Dans ma tête ça avait l'air moins compliqué que quant c'était dit haut et fort!!!!

Je me suis lancée à lui dire ce que je pensais vraiment vraiment.....

  • Écoute, honnêtement, pour te donner un exemple... Sachant qu'elle pense que vous sortez ensemble en cachette, donc que je ne sais rien.... Si une fois après une soirée, vous aviez envi de vous retrouver tous les 2, elle pourrait éventuellement venir ici, sous prétexte de discuter et prendre un dernier verre. Vous auriez dû attendre que je me décide à aller me coucher. Il y a la chambre d'amis, et vous pouvez faire ce que vous voulez. Ensuite, ni vu, ni connu, tu serais venu te coucher après son départ. Même si je me serais doutée, ou même si je me serais réveillée, je ne vous aurais pas dérangé. Et si, de temps en temps, mais je dis bien de temps en temps, si tu voulais qu'elle reste dormir, ça ne me dérange pas qu'elle reste dormir avec nous. Mais, pas question que tu passe toute la nuit avec elle en me laissant choir comme une vieille chaussette. Si, une fois, je ne vais pas me coucher quant elle colle ici, c'est que je ne veux pas te la laisser ce soir là, c'est tout. Ou encore, à la place de la chambre d'amis, si vraiment, je n'ai pas l'air de vouloir aller me coucher et que vous y tenez tant que ça, elle peut rester dormir. Tu n'aura plus qu'à attendre que je sois endormie pour la toucher. Mais si ça faisait un moment que tu ne m'avais pas touchée, alors je crois que je pèterais un câble! Tu devra t'arranger pour toujours rester le plus discret possible... Enfin... je crois!

Pascal avait la mine boudeuse et m'observait en réfléchissant à ce que je venais de dire.

  • Discret? Dans notre lit?
  • Ben, elle pense que je ne suis pas au courant pour vous 2, non? Par contre, elle sait que je sais ce qu'elle ressent pour toi, donc rien de surprenant à ce qu'elle reste collée ici parfois question d'être avec toi? Ni trop surprenant qu'elle reste dormir parfois? Tant qu'elle pensera que je ne sais pas, elle restera discrète pour que je ne puisse me douter de rien, de peur que je te demande d'y mettre un terme?
  • Je me demande comment on a fait pour en arriver là? Pourquoi on est pas resté à ce qu'on avait dit à Nouvel An et point final... Pourquoi se compliquer autant la vie? Si on m'avait dit qu'un jour, je vivrais des trucs pareils, je ne l'aurai pas cru!
  • Dis... C'est toi qui a pourtant tout changé quant tu as décidé de passer le petit Nouvel An avec elle...

Pascal a fait la grimace. Il a dû reconnaître que j'avais raison, c'est lui qui avait fait le 1er faux pas. C'est vrai ça... C'est lui qui avait tout compliqué! Je pense qu'il devait tenir à elle, autant qu'à moi. Ma chance était que j'étais sa copine, et elle, une extra.

Je n'avais plus qu'à prendre mon mal en patience, être adorable et ne plus faire de scène. Attendre patiemment qu'il se fatigue d'elle, ou, qu'elle commence à péter un câble de devoir le partager et devenir chiante... Et tout ça, avec le sourire.

* * * * * *
------ Confusion totale !   (1/2)  -  20.fév.10.sam - 051 ------

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050 - J'arrive trop tard... Il l'aime...

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 19 février 2010
(050)

Le médecin est passé cet après-midi et apparemment, j'ai un virus de la grippe assez virulent et répandu ces temps-ci. Moi qui ne suit presque jamais malade, j'avais ma dose.

J'ai lu le message de "petit conseil d'une amoureuse" après le départ de Caro. Elle a raison... Je ne dois pas continuer à encourager Pascal à aller vers une Caroline bien trop contente de remplir mon rôle! Que je devrais une fois pour toute lui dire que c'en était assez; que je la voulais hors de notre vie. Lui dire que j'avais déconné à Nouvel An et, que ça m'avait fait souffrir et que je supporte plus d'avoir Caro à toutes les sauces. Je ne sais pas pourquoi son message a résonné dans ma tête toute la journée. Je me suis rappelée sa question; Est-ce que je l'aimais vraiment ou était-ce juste un jeu... "petit conseil d'une amoureuse" avait raison, j'ai décidé de suivre son conseil.

Le soir, Caroline avait invité Pascal et quelques uns de ses potes dans un refuge. Elle m'en avait parlé jeudi et je n'avais pas osé dire non; je ne voulais pas qu'elle puisse penser que j'avais peur d'elle. Je me rends compte que c'était idiot, il allait falloir qu'on ait une discussion toutes les 2. L'empêche que la voir ou ne pas la voir, je voulais que ça vienne de Pascal et pas de moi. Je ne voulais pas être celle qui me met en travers, ça ne pouvait que les rapprocher. Je n'étais pas invitée parce qu'elle voulait faire croire que Pascal était son petit ami.

J'ai pris mon courage à 2 mains et je l'ai appelé avant qu'il ne quitte son travail, mais je suis tombée sur Caro et je lui ai laissé un message pour que Pascal me rappelle. Mais il n'a jamais rappelé. Ils devaient avoir rendez-vous vers 20h30 au refuge, alors n'ayant toujours pas de nouvelles à 20h, je l'ai rappelé pour tomber sur sa boîte vocale. Est-ce qu'il devinait les raisons de mes appels alors il préférait ne pas répondre? Grrrr.

Je lui ai envoyé un message pour lui dire tout simplement que je ne voulais pas qu'il y aille. C'était nul par message, mais je n'avais pas le choix. S'il ne me rappelait pas avant 20h30-21h, c'est qu'il allait à cette fête... Il ne m'a rappelée qu'à 22h15, j'ai failli ne pas répondre parce que j'étais furax.

  J'avais un match Babe, tu as oublié?

Hum, hum, oui! J'avais oublié, que ce n'était qu'après le match, qu'il aurait fait un passage au refuge pour faire plaisir à Caro. Alors j'ai répété que je ne voulais pas qu'il y aille à cette fête.

  Aïe... En partant du boulot, elle m'avait encore posé la question et j'avais confirmé que je passerais Jane... ce serait vraiment pas cool de lui poser un lapin... ha la la...

Je ne voulais pas parler de ça au téléphone, c'était nul. Énervée, je voulais savoir ce qu'il voulait faire, parce que je n'avais pas l'intention de m'éterniser sur le sujet au téléphone.

  Tu fais quoi alors?
  Je sais pas...
  Tu devra choisir qui tu ne veux pas décevoir? Elle ou moi? C'est vraiment pas compliqué.
  Pourquoi tu ne m'as rien dit avant, c'est... Écoute, je passe 5mn, question de respecter ma parole, et je passe te prendre d'accord?
  Pas d'accord. Bon, je te laisse, bonne soirée.

J'ai raccroché avant de me mettre à pleurer de rage. J'avais les palpitations, j'ai sauté dans un training sombre et j'ai foncé au refuge. Je savais qu'il s'y trouverait. J'ai planqué ma voiture et je me suis aventurée dans le noir sur le chemin menant au refuge éclairée par mon natel. Heureusement, il faisait trop froid pour que les gens s'aventure à l'extérieur.

Je pouvais voir Pascal, les mains dans les poches, discuter avec Layne et Alexia. Il était carrément mignon. Caroline était bien entendu à ses côtés et était accroché à son bras. Mouais, 2 petits couples en train de bavarder quoi!

Comme promis, Pascal n'est pas resté longtemps. Caroline est sortie en même temps que lui. Je me suis planquée derrière une des voitures. Espérons pour moi que les occupants ne se décident pas à partir ou autre, parce que je n'aurais plus qu'à m'aplatir dans les fourrés froids.

Pascal n'était pas d'accord pour qu'elle l'accompagne et lui a dit qu'il venait me chercher et qu'il ne voulait pas qu'elle se trouve dans la voiture, je risquais de ne pas apprécier. Je pense qu'il avait peur de devoir encore changer de voiture, hihihi.

Ils ont discuté un moment dehors dans la cours devant le refuge. Caroline voulait un dernier petit baiser. Pascal lui a demandé à quoi ça rimait de lui demander de venir ce soir? Elle devait se rendre compte que la plupart de ceux qui se trouvait dans le refuge savait qu'il sortait avec quelqu'un d'autre? Caroline ne s'est pas laissée démontée, elle lui a dit que la plupart pensait qu'ils se voyaient, mais savait également qu'il voyait quelqu'un d'autre. Super. Pascal a secoué la tête. Caroline s'est approchée de lui pour un baiser, mais Pascal lui a dit qu'on pourrait les voir, alors il préférait pas. Caroline avait envie de faire l'amour, là de suite, dans la voiture, derrière le refuge, n'importe où. Pascal ne semblait pas contre. Ils en ont discuté. Caroline essayait de l'attirer à l'arrière de sa voiture, il ne semblait pas chaud pour ça. Il se souciait que quelqu'un puisse les voir. Elle lui a promis de ne pas se montrer ce soir s'il acceptait. Elle le taquinait et ça le faisait sourire.

J'avais raison de n'avoir pas voulu le laisser venir à cette fête!!!!

Quant il a voulu déverrouiller sa voiture, elle l'en a empêché en s'appuyant contre sa portière. Pascal a eu, ce que j'appelle un geste de tendresse, ce qui m'a un peu tordu le ventre. D'une main, il lui a placé les cheveux derrière l'oreille, avec le pouce il lui a levé le visage vers lui et l'a embrassée. J'étais un peu jalouse je l'avoue.

Caroline aurait voulu qu'il reste. Elle était même prête à quitter la fête pour qu'ils passent un moment ensemble chez elle, ce qui lui a rappelé qu'il devait partir. Il a réussi à la faire accepter de rester hors de vue ce soir et il essayera de passer chez elle avant de rentrer chez lui.

Pascal se doutait donc que je rentrerais chez moi? Zut, alors je ne rentrerais pas!

Inutile de dire que Pascal est arrivé chez moi en premier et que j'étais loin d'être prête. J'aurai dû en profiter pour lui parler pendant que je me préparais, mais je n'ai pas eu le courage.

J'ai passé pas mal de temps avec mes potes que je ne voyais plus très souvent plutôt qu'avec l'équipe à Pascal. C'était l'excuse que je me suis inventée, mais en fait, la présence de Thomas m'intimidait toujours un peu.

Ça me faisait toujours drôle de voir Thomas. Je n'arrivais pas encore à le voir comme avant et quant il me passait le bras autour des épaules comme ce soir, je me sentais embarrassée et je rougissais.

J'aime Pascal de toute mon âme, alors je ne comprenais pas pourquoi je me sentais troublée par Thomas. Pascal ressentait la même chose vis-à-vis de Caro? Sûrement? Pourtant Thomas agissait normalement, comme si rien ne s'était passé. Nos regards se croisaient de temps à autre et il me lançait un petit sourire comme à son habitude. Il ne ressentais peut-être rien. certainement pas la même chose que moi. Les hommes sont-ils si différents? Si oui, alors Pascal ne ressentait pas ce trouble vis-à-vis de Caro? Je lui poserai la question à l'occasion.

   Dis... Qu'est-ce que tu ressentais après, chaque fois que tu croisais Caro?
 
Tiens! Tu l'appelles Caro maintenant? Pas Caroline (il a ri) ou l'autre?

C'est vrai, je n'avais pas vraiment fait attention, mais depuis Nouvel An, je l'appelais souvent Caro au lieu de Caroline, ou l'autre. Oui, effectivement il éprouvait quelque chose, comme une copine, mais quand même plus proche. Je lui ai demandé s'il ressentait comme un sentiment amoureux ou quelque chose comme ça? Pascal a deviné que je lui posais ces questions parce que ça me concernait. J'ai voulu protester, mais je ne pouvais quand même pas exagérer en lui mentant comme un arracheur de dents. J'ai avoué que je voyais Thomas autrement, mais c'était tout, et que j'étais juste curieuse de savoir ce qu'il ressentait de son côté. Quant il a essayé d'insister, je lui ai servi ce qu'il m'avait servi quelques semaines auparavant; que ce serait plus facile de parler avec une copine.

Pascal peut parfois être d'un direct foudroyant; il m'a carrément demandé si j'avais l'impression d'être amoureuse de Thomas? Glups. Je lui ai retourné la question. J'essayais de trouver le chemin pour lui dire ce que j'avais sur le cœur; je ne voulais plus qu'il voit Caroline!

  C'est ce que tu ressentais? Tu penses être amoureux de Caro?
  Non, pas du tout. Je savais que c'était juste physique!
  Physique? Alors tu étais attiré physiquement?
  Non, c'est pas ce que je voulais dire non plus. Je savais que c'était juste "physique". Qu'il n'y avait rien d'autre que ça.

C'était peut-être un mensonge. D'après ce que j'avais vu au refuge, il n'y avait pas que ça. Il ne voulait pas vraiment l'admettre, c'était ok pour moi. Ça m'était égal, c'était rassurant.

◆    Tu ressens quelque chose pour Thomas, hein? J'ai vu la manière que vous vous regardez, c'est pas le même regard qu'avant. Je ne sais même pas pourquoi je pose la question... Comme toi, il y a des choses que je préfère ne pas savoir.

◆    Pascal... J'en ai marre d'avoir Caro à toutes les sauces, toujours dans tes pattes... Je n'aurai peut-être pas dû avoir pitié d'elle à Nouvel An, c'était une connerie d'accepter de te laisser coucher avec elle...

Il me regardais les sourcils froncés, je me demande ce qui ce passait dans sa tête.

  Même si j'avais rien dit, même si j'ai fait semblant que je supportais bien, ça m'a fait mal. C'était dur, et ça me hante encore..Comme ça venait de moi, j'ai fais semblant de le prendre bien... mais... Je me suis rendue compte que j'ai de la peine à le supporter. Sur le moment, je me suis sentie forte, mais après...

  Jane... Tu crois pas que c'est un peu tard pour dire ça? Un jour, c'est okay, la semaine suivant, tu me dis que tu es d'accord pour que je sorte avec elle... Que je le lui demande et tout à coup... Tu ne supporte plus? Je comprends pas? Qu'est-ce qui s'est passé? Faudrait savoir?

Que dire à ça? J'ai préféré changer de sujet. Apparemment, j'arrivais un peu tard, il avait des sentiments pour elle et n'avait pas envi d'arrêter de la voir. J'avais le cœur qui faisait les 100m haies. J'étais au bord de la crise cardiaque. J'avais des palpitations, je crois bien que j'arrivais trop tard.

Je crois que les événements de ces dernières semaines n'avaient rien arrangés. J'avais été absente de sa vie, et quant j'étais là, j'étais triste et distante... Il allait falloir me battre pour garder mon homme... Il allait falloir que je trouve le moyen de regagner le contrôle...

Layne s'est débrouillé pour me tirer à l'écart pour discuter. On a pris un verre au bar avec les yeux de Pascal collé sur nous. Je lui lançais de petits sourires rassurant. Layne savait ce qui s'était passé et voulait savoir pourquoi je ne m'étais pas tournée vers lui au lieu de Thomas. Il avait pensé avoir la primeur puisque c'était mon ex. Il en avait déduit que j'étais peut-être plus libre, libre d'avoir des aventures à droite et à gauche. Bref, je lui ai tout de suite dit que non, ce n'était pas ce qu'il pensait. Hé! il est fou ou quoi!

Pascal est resté assez collé toute la soirée, me faisant tous pleins de câlins. Il m'a répété une tonne de fois que je lui avais manqué. Il me demandait aussi sans arrêt si j'allais bien. En fait, il avait envie que je passe la nuit chez lui, alors il se renseignait pour être sûr que j'allais mieux. Ou était-ce pour savoir s'il allait être libre d'aller la retrouver???

Je crois que j'avais les flopettes!

* * * * * *
------ J'arrive trop tard... Il l'aime - 19.fév.10.ven - (050) ------

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049 - Nous 2, non... Nous 3!

Publié le par JaneDo

Mardi, mercredi, jeudi..... 16, 17, 18 février 2010

Mardi, mercredi, jeudi... Je n'allais pas mieux. J'ai passé le plus gros de mon temps au lit avec une grippe d'enfer. Grâce aux médics, je survivais, mais ça n'allait pas fort. J'ai évité toutes sorties.

Jeudi soir, alors que Pascal était à l'entraînement, Caroline est passée me voir. Surprenant. En fait, elle voulait s'assurer de mon acceptation et de ma coopération dans sa relation avec Pascal. Est-ce qu'elle aurait fait pareil si j'étais sur mon lit de mort? Grrr. Cette fille est quand même incroyable, mais c'était bizarre, parce que je n'arrivais pas à la détester.

A vrai dire, si je regardais au fond de ma tête, l'idée ne me dérangeait pas vraiment, mais je ne voulais pas que Pascal ose me le proposer en face. C'est pas parce que ça ne me faisait rien qu'elle sorte avec mon mec, non. Parce que je savais bien que ça me fera souffrir.

Je sais que chaque fois que j'aurai l'impression d'être délaissée pour elle, ça me fera péter un câble. Je sais qu'il n'arrivera pas à me le cacher, j'aimerai mieux pourtant. Si seulement il arrivait à le cacher si bien que je ne puisse m'en douter! Je sais que je me demanderais toujours comment il est avec elle, s'il est pareil ou mieux avec moi. Que j'aurai toujours peur que ses sentiments changent et qu'il se mette à avoir des sentiments pour elle. Et horreur et damnation, qu'il tienne à elle beaucoup plus qu'à moi. Et ça, ça ne me plaira pas du tout, ce qui fait que je dois rester vigilante et surveiller. Mais surveiller, veut dire les voir ensemble, et ça, c'est difficile à supporter. De ne rien voir, rien savoir, ça ne me pose pas de problème en soi, tant que je sens et que je sais que je compte plus que les autres, que je suis toujours le no.1 dans son cœur.

Sans détour, elle m'apprend qu'elle allait le retrouver après l'entraînement et pensait qu'ils sortiraient prendre un verre. Elle voulait savoir si ça ne me posait pas de problème. Elle pensait que j'avais réfléchi à ce qu'elle m'avait dit au chalet et que j'étais d'accord. Je me sentais un peu acculée, alors j'ai préféré ne rien dire. Caro insistait, alors j'ai fini par lui dire que cela dépendait de Pascal, pas de moi. Mais, elle voulait juste être sûre que ça ne me dérangeait pas dans l'ensemble.

  • Tu sais Caro, ça m'aurait moins gênée si tu ne m'avais rien dit! Puis non, je préfère savoir... Ça évite que je fasse capoter tes plans!
  • J'avais deviné que tu préfèrerais savoir et c'est vrai, il suffit que tu l'appelle et voilà!

Je lui ai expliqué en gros que ça me gênait si Pascal savait que je savais. Je ne voulais pas qu'il puisse mettre en doute mes sentiments pour lui. Caro m'a expliqué que c'était difficile, parce que Pascal était assez réticent, et que la plupart du temps, elle avait l'impression qu'il devait me demander la permission. Permission? Non, je ne voulais pas qu'il me demande, je préférais faire comme si je ne savais pas.

On a décidé de prendre un moment la semaine prochaine, ou dès que j'irai mieux, pour discuter toutes les 2. Zut, qu'est-ce que ça pouvait être compliqué! Ou c'est moi qui suis compliquée? Fallait vraiment que je prenne le temps de mettre tout ça en ordre dans ma tête, pour ça, il me fallait le mettre par écrit, relire, trier mes idées... pfouuuu trop malade pour ça!

Pour Pascal, on dirait que ma grippe tombait à pic; il m'a avoué avoir eu besoin de quelques jours sans se voir. Hum! Ça ne m'a pas fait très plaisir d'entendre ça, parce que je savais qu'il voyait Caro tous les jours. Mais j'étais trop malade pour m'en formaliser.

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------ Nous 2, non... Nous 3 - 18.fév.10.dim - (049) ------

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046 - Au fond du lit...

Publié le par JaneDo

Lundi..... 15 février 10

Aujourd'hui, après avoir passé la journée au lit, le soir, j'ai pensé que j'allais mieux, donc je pouvais aller dîner chez ma sœur. En plus, ma petite puce m'a appelée pour être sûre que j'irai, elle avait un truc à me demander.

Elle a un spectacle vendredi soir, et elle tenait à me voir...

Avant d'aller chez ma sœur, je devais rencontrer Wenger. Pfff, j'avais oublié mon natel à la maison, alors il n'a pas pu m'avertir qu'il devait sauter dans le 1er train pour Montreux. On s'est refixé rendez-vous 1h plus tard et j'ai pu poster le courrier qu'il m'avait préparé.

Je n'aurai jamais dû aller chez ma sœur. En rentrant, je n'étais non seulement pas bien, mais tout ce que j'avais avaler m'ont obligé à passer quelques heures la tête plongée dans la chiottes ou dans un bidon. Iaaak.

Après ça, direct au lit. Bravo, ça m'apprendra! J'ai fini par appelé le médecin.... mouais, pas de rendez-vous avant vendredi!

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------ Au fond du lit - 15.fév.10.dim - (046) ------

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045 - Joyeuse St-Valentin!

Publié le par JaneDo

Dimanche.....  14 fév 10

Chez Pascal, je me suis réveillée en plein milieu de la nuit, perdue ne sachant pas où j'étais. Complètement déboussolée. J'étais tellement mal que j'ai décidé de rentrer chez moi cuvé ma grippe toute seule. On avait prévu de manger à la maison, et Pascal voulait nous préparer un bon petit dîner.

Si on avait été au chalet, on avait prévu d'aller manger dehors tous ensemble et de faire de la St-Valentin une fête comme prévu à l'origine; petits mots, fleurs ou chocolats en forme de cœur.

J'ai passé toute la journée et la nuit du dimanche, couchée avec de la fièvre. Je n'arrivais plus à respirer, je n'avais ni faim, ni soif. Je me suis forcée à avaler une soupe qui a fini 1/4h plus tard dans les toilettes. Un vrai jet d'eau! La seule chose qui passait était le coca. Merci à Coca Cola!

J'ai tenté encore d'avaler du thé, mais recta toilettes encore.... Hahhh, j'étais pas bien. Je ne supportais rien; ni la lumière, les odeurs, les couleurs, tout me fichait la nausée. J'ai fini par avertir Pascal que j'allais devoir lui faire faux-bond pour la St-Valentin et que je le fêterais au fond de mon lit. Je ne voulais pas qu'il passe à la maison, je préférais rester seule, et je ne serais sans doute pas seule.

Le gamin était rentré et avait trouvé un gros bouquet de rose rouge sang derrière la porte pour moi. Iaaak, même l'odeur des fleurs passaient pas.

J'étais obligée de me lever de tant à autre parce qu'à force d'être couchée, j'avais le dos en miettes. Je me traînais lamentablement jusqu'à la cuisine pour essayer d'avaler un peu de liquide, mais si ce n'était pas du coca...

L'année passée, Pascal l'avait fêté avec Jess, et cette année, j'étais malade... Joyeuse St-Valentin...

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------ Joyeuse St-Valentin - 14.fév.10.dim - (045) ------

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044 - Malade comme un chien

Publié le par JaneDo

Samedi.....   13 février 10

J'avais présumé de mes forces et j'avais fait la bêtise de sortir sur les pistes le vendredi matin. Le soir, je n'avais pas pu sortir, ni faire quoi que ce soit, j'étais trop mal. Pascal avait fait son possible pour me forcer à prendre mes médics et à essayer de me faire avaler quelque chose. Mais rien ne passait. Les bruits, les odeurs, les mouvements autour, la lumière, les couleurs me faisaient mal à la tête ou me fichaient la nausée. J'avais passé la soirée à dormir.

Le samedi, j'avais de la peine à quitter mon lit, j'étais malade comme un chien. J'ai voulu faire l'effort de descendre un moment en fin de matinée, mais j'étais toujours fiévreuse, alors je suis retournée me coucher.

Je n'allais pas mieux, j'avais envie qu'on me laisse seule. Pascal a essayé de me forcer à avaler du liquide sous toutes ses formes avant de trouver le liquide miracle; le coca. C'était la seule chose que je réussissais à garder dans l'estomac.

Vers midi, j'étais descendue un moment, mais l'odeur des cuisines, de cigarettes, des parfums m'ont fichu la nausée et je suis remontée me coucher.

Finalement, Pascal ne voulait de toute façon pas rester au chalet, il voulait rentrer. Il ne supportait pas la curiosité et le regard des autres et se sentait légèrement déprimé. Pascal se sentait mal à l'aise et en avait marre de faire semblant, il voulait pouvoir faire la gueule s'il en avait envi.

On a décidé d'attendre le retour des autres, passer encore un petit moment avec tout le monde et rentrer ensuite. A peine rentrée, je suis effondrée directement au lit. J'avais la tête en ébullition et je frissonnais de fièvre. Pascal m'a laissé dormir 2h, puis m'a réveillée pour me bourrer de médicaments. Il veillait sur moi, c'était agréable de sentir sa présence, même pour la pire malade de la planète comme moi!

Je me suis endormie en l'écoutant jouer de la guitare assis près de la fenêtre... Je l'aime tant.

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------ Malade comme un chien - 13.fév.10.ven - (044) ------

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