Mer - 22 Fév.2023 - Rivière de larmes
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Mer - 22 Fév.2023 - Rivière de larmes
Triste de quitter le bateau. Les stewards avaient été au top. On ne sentait pas leurs présences. On quittait le bateau ce soir pour dormir à l'hôtel. Et le lendemain, jeudi, avion, maison. Je me sentais un peu triste de partir finalement. Je ressentais de la nostalgie, vague à l'âme. C'était de super vacances. Dire que j'ai failli ne pas venir.
Pascal avait été adorable tout du long. Et maintenant, j'étais contente d'avoir mon petit ami rien que pour moi. Ces derniers jours, c'était plaisant de ne pas avoir à penser, ou à avoir pitié de Caro. Si elle voulait rester la 5ème roue du char, c'était son choix. Par moment, c'est vrai, j'avais pitié de la voir suivre toute seule.
Heureusement, Michael était là pour lui tenir compagnie. Depuis le départ de ses "copines", et livrée à elle-même depuis sa discussion avec Pascal, Caro n'avait pas d'autres choix que de se rapprocher de Michael. Ils auraient pu former un joli petit couple. Quelque part j'espérais qu'ils se mettent ensemble, pour mon bien.
Si Caro et Michael se mettent à se fréquenter, je me demandais comment Pascal réagirait... Soulagement? Irritation? Jalousie?
Pascal et moi avons roucoulé toute la journée, au point que Thomas a fini par nous faire des remarques. J'ai quand même capté un petit échange de regards. Après un déjeuner tardif, on a traîné un moment sur le pont avec les autres. Quant Michael et Thomas ont été faire de la plongée, Roxanne a décidé d'aller faire une sieste.
Pascal m'a traînée à notre cabine. Après avoir fait l'amour, je commençais à somnoler, quant j'ai senti les efforts de Pascal pour retirer son bras sans me réveiller. Il a cru que je m'étais endormie. Sans soucis, je l'ai laissé faire, pensant que Pascal allait surement rejoindre les autres pour faire de la plongée.
Mais peu après, alors que je sombrais, j'ai entendu des sons qui laissaient peu de doutes sur ce qu'il faisait. Il avait été rejoindre Caro en fait, et ils faisaient l'amour, juste à côté, dans la cabine voisine. Ils devraient vraiment apprendre à la mettre en sourdine. L'estomac tordu, je me suis demandée s'il avait plus de plaisir avec elle?
Je m'en voulais de penser ça. Impossible de dormir du coup, l'anxiété m'a bouffée de l'intérieur. Ça a duré plus longtemps qu'avec moi. Jeez, même ça. Ou est-ce que c'était la jalousie qui me donnait si froid. Tendue, je tremblais d'avoir à les entendre. J'étais furieuse d'être si naïve et d'avoir été si contente. Est-ce que c'était plus passionné?
1h plus tard, quant ils se sont calmés, j'ai pensé que Pascal allait repasser par notre cabine, alors j'ai fait semblant de dormir. Mais niet. Au bout d'un moment, j'ai décidé de monter pour l'attraper revenant de la cabine de Caro. S'il passait à notre cabine entre 2, il constatera que je n'étais pas là, donc j'avais dû remarquer son absence.
Mais hélas, il était déjà sur le pont et enfilait sa combinaison de plongée. Avec Caro. Je me suis sentie abusée. Pour ne pas qu'ils puissent deviner la tempête qui sévissait dans ma tête, j'ai souri. J'ai fait l'idiote, comme si je ne me doutais de rien. Mais, je n'avais pas envie d'être trop copine avec Caro en ce moment.
Je me suis retrouvée plantée toute seule sur le pont, vu que Roxanne faisait toujours la sieste. Pascal était souriant, il m'a fait un bisou avant de descendre à l'eau. Il ne se doutait de rien. Quel rat. Caro était rayonnante. Hum. Désormais, je saurai lire cette étincelle dans ses yeux, et cet air toute... comme si elle planait.
La poitrine compressée, je suis redescendue dans notre cabine pleurer un petit coup. Ils auraient pu se retenir et attendre que les vacances soient terminées. Mais on dirait qu'ils n'arrivent pas à se retenir de la sauter tout le temps. Il n'était donc pas rassasié après avoir couché avec moi et a dû aller se satisfaire avec elle?
Pascal a remarqué que je m'étais renfermée, plus silencieuse, que je rigolais moins. Il m'a demandé plus d'une fois si j'allais bien. J'ai eu envie d'éclater et lui dire que j'avais tout entendu. Qu'il avait eu l'air de prendre son pied, qu'ils avaient plus baiser que nous... Mais, je ne voulais pas rajouter l'humiliation à mon blues.
Pascal m'a entouré encore plus, était plus attentif et tendre, et ça me rendait ça de plus furax. intérieurement, ça me faisait encore plus péter un câble. J'avais envie de le taper, de le repousser. De ne pas lui parler. J'avais envie qu'il me fiche la paix, qu'il ne me touche pas. J'étais tendue de rage, jalousie et tout un cocktail négatif.
Et Caro qui était toute sexy dans sa robe moulante bleu, qui souriait, rigolait et laissait éclater son charme pendant le dîner sur la terrasse de l'hôtel. J'avais même l'impression que quant ils s'adressaient la parole, que tout un courant de séduction traversait et que tout le monde s'en rendait compte. Je me sentais moche et revêche.
Pourtant Pascal était là, à me faire tout le temps de petits bisous, qui piquaient ma colère et ma jalousie. Comme les réservations cétaient prévus comme ça dès le 1er jour, Caro partageait notre chambre.
On a pas fait l'amour ce soir. Je crois que c'était une 1ère. Pascal n'a pas cherché le contact, et ce n'était pas moi qui irait vers lui.
Ça m'a énormément blessée. J'ai été m'enfermer dans la salle de bains, à faire couler de l'eau pour pleurer en silence. Pascal s'est endormi, à plat ventre, les bras croisé sous sa tête. Il ne m'a pas prise dans ses bras comme il le faisait d'habitude.
Je me suis dis que c'était pour Caro, pour ne pas lui faire de la peine. Et ma peine à moi alors? Me relisant, ça me fait toujours mal, ce que je ressentais me reviens en pleine face... Cet horrible sentiment de ne plus être aimée.
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