A la maison, une fois seule avec Pascal, on a enfin pu discuter un peu. Je n'avais aucune envie de faire tout un plat de ce qui s'était passé ce week-end. J'ai juste dis que ce n'était pas cool ce qui s'était passé samedi soir. Pascal m'a confirmé qu'ils s'étaient endormi chez ce mec des remontées mécaniques. Il m'a dit que ce n'était pas prévu. Il pensait redescendre pour dormir au chalet.
Le matin, on a pris notre café au petit matin et décidé de se retrouver mercredi soir pour manger et passer la soirée ensemble. Il était tout câlin. Il m'a demandé si je ne pensais pas que ce serait chouette de se retrouver ce soir. Mais, si on se voyait mercredi, il fallait que je bosse. Et j'avais des trucs de prévu le soir. Je n'osais pas lui dire que je doute pouvoir le voir mercredi soir…
Je devais passer à ma fiduciaire aujourd'hui. Mais j'avais la flegme. J'ai voulu demander à Maï de passer chez moi, mais l'espace d'un instant, j'avais oublié mes colocs. Mon frère va bosser, mais Tchoy reste le cul collé ici non-stop. Toujours des excuses bidons pour ne pas aller travailler. J'en ai marre de l'avoir dans les pattes toute la fucking journée. Une vrai plaie ce mec…
Dès que je me fais quelque chose à manger, comme par hasard, le voilà qui descend. Il me propose de faire à manger. Mais j'suis pas conne, je sais que c'est pour pouvoir manger aussi. Ça fait bientôt 2 mois qu'il n'a pas fait une seule fois les courses. Donc, il n'a rien dans le frigo ou les armoires. L'autre excuse, c'est qu'il n'a pas de voiture et veut toujours emprunter la mienne!
Pascal a dû rentrer après les 2h du matin, quand Caro et moi dormions. J'ai dû prendre sur moi pour ne pas pleurer devant Caro. Elle pleurait frustrée et probablement enragée de ne pas les avoir vu partir. Alors je la consolais en lui disant qu'il avait bien le droit de s'amuser, qu'il ne fallait pas le prendre comme ça… Alors que j'avais aussi envie de pleurer.
Étonnamment, quand quelqu'un d'autre pleure, c'est comme si cette personne le faisait pour toi, alors ça calme l'envie de s'effondrer et pleurer. Elle disait aussi ce que je pensais; qu'il me donnait l'envie de ne plus monter au chalet. Ça m'a fait prendre du recul, et lui dire que c'est peut-être ce qu'il cherchait, alors autant ne pas lui faire ce plaisir. Faut tenir bon.
Puis, ce serait quand même mieux d'attendre d'avoir ses explications avant de le clouer au pilori!
En allant au salon, j'ai pu entendre quelques bribes de conversations. Paul leur a demandé ce que c'était ces inventions. Paul et Pascal étaient ensemble. En nous voyant arrivé, ziiiip, silence total. Alors Paul s'est adressé à Pace en lui disant qu'ils étaient déjà en train d'extrapoler la fin de leurs soirées.
Je sais que Paul le faisait surtout pour nos oreilles, c'est-à-dire Caro et moi. C'était adorable.
Puis, il s'est retourné vers ceux qui blablataient sur le sujet, pour leur dire qu'ils ne devraient pas dire n'importe quoi. Ils se sont juste endormi. Ils étaient dans un refuge-chalet en haut des pistes. Il a dit le nom du gars, mais je ne pense pas avoir besoin de le retenir. Ils n'ont pu redescendre que ce matin en moto-neige. Les gars étaient trop bourrés hier soir pour redescendre.
C'était un gars qui travaille aux remontées mécaniques. Ils ont fait connaissances hier soir au bar.
En sortant le notre chambre Pascal m'avait pris la main. J'ai voulu retirer ma main, mais il a serré. Je suis contente maintenant qu'on soit sorti main dans la main. J'étais contente de ne pas m'être énervée et de ne pas avoir fait une scène, et d'avoir le sourire. Je voyais bien que certains avaient l'air étonné qu'on ne se soit pas disputés. D'ailleurs, une a fait une remarque.
Pascal n'avait pas trop envie d'aller skier aujourd'hui, il était crevé. Il a proposé d'aller à la patinoire. Ma 1ère réaction aurait été de dire non. Je n'avais pas envie de sortir, ni de bouger. Mais, pour la galerie, j'ai fait comme si ça m'enchantait. Tout en lui demandant s'il ne voulait vraiment pas aller skier. Il faisait plutôt beau… Pascal pensait rentrer en milieu d'après-midi.
Paul lui a dit que ce serait bien de manger ici avant de partir. Il avait déjà commandé de la raclette pour tout le monde (30 personnes). On a dû se ranger à la décision générale.
Forcément, on était venu en voiture ensemble; Paul, Natacha Caro, Pascal et moi. Et le chalet est sous la responsabilité de Paul et Pascal. C'est à eux de le fermer. Et Paul ne pouvait pas partir avant tout le monde et laisser le chalet en plan aux mains de??? Il devait rester.
Je me réjouissais d'être à la maison, seul à seul avec Pascal, pour lui demander s'il pensait que son comportement de ce week-end était normale. Je voulais lui demander s'il préférait que je ne monte plus le week-end. Après réflexion, peut-être pas… Et s'il me répondait oui? Alors là, je serais dans la "M". Autant ne pas poser la question si la réponse risque de me couper les pattes!
Aucune idée pourquoi Pascal est passé dans la chambre, parce qu'il est reparti presque aussitôt. Et aucune idée quand il est venu se coucher. Nous, Caro et moi, on dormait déjà. Il était là le matin. On l'a laissé dormir et on est descendue prendre le petit déjeuner. Après le petit dèj, ils sont presque tous parti skier. Il y en avait plus d'un qui avait une petite mine.
Trop bu, pas assez dormi, etc. Pas l'état dans lequel j'aurai été skier… Je trouve dangereux d'aller skier dans un état pareil. Pascal s'est levé un peu avant midi. Après un verre de lait, il est monté se lancer sur les pistes avec ses potes.
Caro l'a accompagné. On ne s'était presque pas parlé. Rien sur la soirée d'avant. Je n'ai rien demandé non plus. Je vais rester cool.
On avait commandé du saumon grillé au miel et baies rouges pour ce soir. On a attendu le retour des autres pour faire servir le dîner. Caro est rentrée avec les autres skieurs vers les 18h. A 19h, Pascal et la chèvre n'étaient pas encore là. On avait faim, on n'allait pas rester là à attendre éternellement Pascal et Amélia. Alors on a mangé. C'était les seuls qui manquaient à l'appel.
Natacha semblait bouger, alors je l'évitai soigneusement. Alors, elle trottait après Caro.
Je me suis promise de ne pas être la copine chiante, qui râle, demande des compte, qui fait des histoires si son mec ne lui demande pas la permission de péter, mais c'est dur. J'ai commencé à me ronger à l'idée qu'il traînait dehors avec cette pouffe. Il fallait qu'ils soient les seuls absents! Ça n'allait pas avec ce qu'il me racontait. Pour la discrétion, il pouvait revoir sa copie!
Pourquoi rester ailleurs, alors qu'il y a tant de monde au chalet? Il veut me ridiculiser ou quoi?
Ils sont arrivés aux environs de 20h30, et ils avaient mangés. On a bien fait de ne pas les attendre. Quand ils ont posés les pieds dans le chalet, nos regards se sont croisés. Amélia souriait comme un chat qui avait avalé la souris. Elle a aussi croisé mon regard, mais j'ai détourné la tête. J'ai inventé une excuse et je suis allée direct dans la chambre. Je suis partie avec le sourire, mais j'espère que Pace devine ce que ça voulait dire; j'étais pas contente.
Une fois dans la chambre, j'ai décidé de ne pas me montrer fâchée, mais plutôt de faire comme si de rien. Mais s'il m'en parle, je ferais la grimace et lui dirait que c'était humiliant que mon mec soit resté en arrière avec une salope pareille. On avait tous vu comment elle se comportait avec lui, alors qu'ils disparaissent ensemble pendant plus de 2h… Pas très malin…
Je pensais que Pascal allait me suivre dans la chambre, mais que dalle. Après plus de 10mn, je suis retournée au salon. Il est venu me faire un bisou, alors que je me préparais un café. Je cherche toujours à m'isoler, m'éloigner, pour lui permettre de venir me parler si nécessaire. Il a dit espérer que je ne me sois pas trop inquiétée, Amélia voulait parler.
Pascal a voulu me faire un bisou sur la bouche, mais j'ai tendu la joue. Je ne sais pas ce qu'il faisait avec elle, mais s'ils avaient fait plus que manger, je n'acceptais pas qu'il m'embrasse après. Il a dû saisir, parce qu'il m'a attrapée pour me serrer contre lui. Ça me déplaisait de passer pour une idiote. C'était comme s'il cherchait à faire un geste pour se couvrir. Tsss.
Après ça, il est retourné droit vers elle. Ça m'énerve! Je jubilais de voir que Natacha a été foutre un peu la merde hihihi
Amélia s'est détourné un moment pour je-ne-sais-quoi, et Natacha s'est aussitôt plantée à côté de Pascal. En revenant, elle ne pouvait pas dire à Natacha de dégager parce que c'était sa place. Elle a dû s'y faire. J'étais un peu énervée, mais je crois que personne ne le remarquait heureusement. J'ai papoté avec Michael un moment avant de sortir fumer sur le balcon.
Pascal était descendu dans les pièces du bas. Depuis l'extérieur j'avais une bonne vue sur ce qui se passait en bas. C'était énervant que Pascal descende faire la bombe en bas, alors que je suis au salon en haut. C'est comme s'il se cachait. Enfin, c'était mon ressenti. Il ne le voyait probablement pas comme ça.
Je me gelais le cul dehors, alors que lui s'amusait à laisser les nanas papillonner autour de lui.
J'ai pas tenu plus de 15mn dehors. En plus, il y avait ceux qui allaient d'un chalet à l'autre. Ils finiraient par deviner que je le surveillais, alors je suis rentrée. J'avais vu Pascal monter quand j'ai quitté l'extérieur. En arrivant dedans, j'ai vu que lui et ses potes, copines, etc, étaient en train de se préparer à sortir. Il ne m'a rien dit, ni proposé de sortir avec eux.
J'étais pourtant là au salon. Pascal m'avait ignorée, comme si je n'étais pas là… Pas normal.
Je ne sais pas comment Caro a fait, mais elle est sortie aussi. Probablement avec lui et les autres. Natacha aussi avait disparue. Ils étaient certainement tous ensemble, et personne ne m'a rien proposé. Pour pas qu'on s'aperçoive qu'on m'avait juste abandonnée, je me suis installée près de la cheminée pour lire. J'avais trop envie de ramper dans un trou et pleurer… Mais ça attendra que je regagne ma chambre.
De quoi j'aurai l'air de descendre dans le centre et chercher où ils étaient. Si on me voyait, à traîner autour des bars, pubs, en train de courir après Pascal, ce serait la honte totale.
Avant d'aller soustraire Pascal aux simagrées d'Amélia, Natacha nous a demandé si elle pouvait. Si on ne se fâchera pas. On lui a donné notre bénédiction. J'ai bien rigolé de voir la tête qu'a fait Amélia quand Natacha a été vers Pascal et lui a pris le bras en lui disant qu'elle voulait lui parler.
Je pense que Pascal s'amusait à la rendre folle. Il a passé son bras amicalement autour des épaules de Natacha, et ils se éloignés pour bavarder. Amélia était sous le choc. Jamais personne n'avait dû avoir le culot de la planter là pour ne serait-ce aller discuter avec une autre femme.
Tsss, son miroir avait dû lui mentir en la faisant croire qu'elle était si exceptionnelle, qu'il était à ses pieds?
Quelques minutes plus tard, Pascal est venu me faire un bisou sur la joue et me dire que lui et Natacha allaient déjà au Pub. Qu'on se retrouverait là-bas. Amélia nous a vu parler et ensuite Pascal partir avec Natacha au bras, sans même se retourner vers elle. J'imagine qu'elle pensait être légitimement celle à qui il aurait dû aller expliquer ses faits et gestes…
Plus tard, je suis sortie avec la troupe pour aller au Pub. Pascal et Natacha n'était pas là. Est-ce qu'ils étaient dans l'autre Pub? Zut. Faire contre mauvaise fortune bonne figure, c'est ma spécialité. Alors j'ai fait ce que j'ai pu pour m'amuser quand même. Je surveillais quand même l'entrée. Ils sont arrivés environs 1h après nous. Aucune idée où ils étaient avant.
Natacha avait l'air toute contente. Elle rayonnait. Apparemment, je n'étais pas la seule à surveiller l'entrée, parce qu'Amélia s'est précipitée vers lui. Ils se prenaient peut-être la tête, parce que Natacha a eu une drôle d'expression et les a laissé. Elle lui a pris le bras et ils se dirigeaient vers ses potes, quand Pace a enlever son bras pour venir vers moi.
Natacha et lui ont été prendre un verre ailleurs, pour avoir le temps de discuter. Caro s'était rapproché pour écouter notre discussion. J'avais pas tout de suite remarqué que Natacha était là aussi. Elle lui a demandé ce que voulait cette fille. Elle lui avait reproché d'être parti sans rien lui dire, comme s'il avait des comptes à lui rendre. Natacha nous a dit qu'elle l'avait tout bonnement ignorée. Alors Natacha l'a traitée de pouffiasse.
Je lui ai dit de ne pas utiliser ce mot, parce que c'est un mot que j'utilise affectueusement. Un mot que ma meilleure copine et moi utilisons. Je suis une pétasse et elle une pouffiasse. On a tous rit. Pascal m'a fait un bisou dans le cou avant d'aller retrouver ses potes au bar. Amélia et Liza attendaient aussi là-bas. Grhhh.
Peu avant de rentrer, Pascal m'a prise à part pour me demander s'il pouvait rester avec Natacha ce soir. J'étais pas d'accord. C'était bien la 1ère fois que je m'opposais à quelque chose... Je lui ai dis qu'ils pouvaient se voir la semaine, et s'il voulait passer la nuit avec elle, il pouvait le faire ailleurs qu'au chalet. Après réflexion, il était d'accord. Il a dû le lui dire, je les ai vu discuter. Natacha restait scotché à Pascal, ce qui semblait agacer Amélia.
La seule ici qui avait le droit d'être agacée, c'était moi, pas cette cruche! Pour qui elle se prend!
Je me suis détendue de savoir que Pascal était là. Alors, je me suis amusée. Avec Caro, on a fait pleins de spéculations. On a aussi parlé des actions de Pascal. Parfois, il ne réalise pas que ses actions peuvent avoir des conséquences. Il est tellement confiant, il n'imagine même pas qu'on puisse ne pas apprécier sa façon d'agir. On était bien trop compréhensives!
Caro et moi avons décidé de rentrer. Il était tard, et ça trainait trop dans ce pub. Ils allaient skier demain, alors il serait temps que tout le monde pense à rentrer, non? Pascal est rentré presque 1h après nous. Il avait les yeux pétillants et un sourire scotché d'un bout à l'autre de son visage….
La St-Valentin approche et Pascal aimerait savoir ce que je veux faire. En plus, ça tombe un vendredi soir. On va au chalet ou pas? Si on veut passer du temps ensemble, il pense que ce serait mieux d'éviter. Si j'y tiens, alors on pourrait monter après avoir passé la soirée ensemble. Ou poser nos affaires au chalet et sortir de notre côté, et fêter la St-Valentin rien que nous 2.
Natacha a voulu monter avec nous. Elle disait avoir peur de conduire dans la neige, route glissante et tout. Pascal a voulu lui suggérer de monter avec quelqu'un d'autre, ou Paul.
Mais c'est Paul qui conduisait ce week-end. on prenait sa voiture. On s'est donc retrouvée toutes les 3 assissent à l’arrière; Caro, Nat et moi. On écoutait les garçons parler à l'avant.
De temps en temps, Caro me faisait du coude, s'efforçant de ne pas rigoler. Parce que franchement, c'était silence radio à l'arrière. D'habitude Caro qui était si bavarde ne trouvait rien à dire. Natacha foutait une mauvaise ambiance.
Elle était tendu, semblait au bord des larmes sans raison. Caro s'est retrouvée assise entre nous 2… Sans doute pour faire barrière.
Je n'avais pas de raison de ne pas parler à Natacha. Je n'ai jamais été vraiment très bavarde, mais aujourd'hui, j'avais l'impression qu'elle le prenait pour elle. Comme si on ne trouvait rien à dire parce qu'elle était là. Heum, c'était peut-être effectivement le cas. Je suis dans l'incapacité d'en faire autant. Pascal a fini par demander si ça allait là derrière. Que c'était plus silencieux qu'à l'ordinaire.
Caro en a eu marre, et elle s'est penchée entre les sièges avant et s'est insinuée dans la discussion des mecs. Chapeau ma copine!
Après 1h dans cette ambiance, même moi, je trouvais ça lourd. Alors, je suis sortie de ma réserve pour toucher l'épaule à Natacha. Elle était surprise, c'est le moins qu'on puisse dire. Je lui ai fais un petit sourire et un signe pour savoir si ça allait. Elle a sourit et m'a fait signe que oui. A partir de là, l'atmosphère s'est détendu.
Au chalet, quand elle en a eu l'occasion, elle m'a dit qu'elle était tendue, parce qu'elle pensait que je lui en voudrais d'être venue avec nous. J'ai ri et lui ai dit qu'elle devrait arrêter de se mastiquer la tête. Puis une chose en amène une autre, je lui ai dis qu'elle remarquera sans doute qu'une nana essaie de détourner Pascal. Que je la prévenais pour lui éviter la surprise.
Après ça, je l'ai assurée que cette nana était bien moins jolie qu'elle… Ça l'a fait sourire. D'un timide merci, elle m'a prise par le bras. On était tout à coup, cul et chemise. De la part de Caro, ça ne me gêne pas, mais Natacha… Ça me mettait plutôt mal à l'aise. Elle allait se rendre compte que Caro était bien plus amusante que moi. Et voilà ma timidité qui refait surface.
Et pas seulement ça…
J'avais peur qu'elle en profite pour essayer de s'imposer… J'étais presque sûre qu'elle s'accrochait à moi pour ça. C'était pour ça que j'avais envie de lui échapper, de m'éloigner. Parce que je ne saurais pas comment lui dire ce que j'avais sur le cœur; je ne voulait pas d'elle trop près de Pascal.
Elle a tout de suite repéré Amélia et sa manière de s'accrocher au bras de Pascal, même quand ils ne sont qu'entre mecs. Amélia faisait un truc que Pascal déteste; elle essayait de charmer ses potes.
Qu'est-ce qu'elle a dans la tête! Il ne disait rien, mais je le connais assez sur ce point là. Et voilà Liza, cette peste qui se joint à elle pour s'incruster vers les mecs.
J'en ai fait la remarque à Caro, devant Natacha. Caro a eu un sourire malicieux et a dit que c'était agréable de la regarder se scier elle-même. On se moquait discrètement des efforts d'Amélia d'exciter la jalousie de Pascal, en lui lançant des œillades appuyés.
Arh, hier soir, je me suis couchée tard, du coup, je me suis levée un peu tard aujourd'hui. Juste 2h pour terminer mes modèles pour cet après-midi. La réunion était intéressantes et les futurs projets aussi. En rentrant, j'ai fait quelques croquis de ce qui me trottait dans la tête, pendant que c'était chaud. Ensuite, j'ai pris un bain avant de me préparer à partir chez Pascal, comme prévu.
Je crois que c'est pas tant le plat que la présentation qui me donne faim. J'aime regarder Pascal cuisiner. Il aime cuisiner, il dit que ça le détend. Un peu comme le sport. Pascal met un tel soin à la présentation que ça me met de l'eau à la bouche. J'ai préparé la table, et je me suis assise pour le regarder. Trop chou. Très important que ce soit joli, surtout pour les plats légers.
On s'est ensuite installé au salon pour prendre un café. Comme souvent, on batifole en regardant la télé sans la regarder. A un moment, Pascal m'a demandé si on était ensemble ou pas. Ça m'a rappelé la question que lui a posé cette Amélia. je lui ai demandé pourquoi il me posait la question. Et il m'a raconté.
Pascal m'a dit que quelqu'un avait dit à Amélia que j'étais son ex. Huh, sans mentionner Nolan. Il lui a dit que j'étais sa copine. Du coup, il se demandait si c'était le cas, s'il pouvait le dire, ou si je voulais encore le cacher.
Je ne savais pas quoi lui dire. D'un côté, je voulais garder ça pour nous. Parce que quoi qu'il fasse de gênant, au moins, je n'aurai pas l'air d'une pauvre conne. De l'autre, autant le dire, parce que presque tout le monde le sait de toute façon. Hahhh, je ne sais pas du coup. En rigolant, je lui ai demandé pourquoi le dire s'il continue à sauter tout ce qui bouge?
Heum, Pascal m'a regardée de travers. Il ne savait pas si je plaisantais ou pas. En fait, je ne plaisantais pas, mais je ne voulais pas qu'il ait l'impression que je lui faisais un reproche.
Alors, j'ai rigolé encore en disant que c'était une blague. Mais Pascal m'a dit qu'il comprenait ce que je voulais dire. Comme personne ne semble comprendre notre façon de vivre notre couple… Il ne savait pas non ce qui était le mieux.
Je lui ai demandé s'il allait se passer quelque chose avec Amélia? J'étais curieuse. Il a hésité et ne savait pas. Pour l'instant, elle a l'air de vouloir qu'il lui raconte des bobards, genre, qu'elle est l'unique femme avec qui il avait envie d'être. Mais, il ne voulait pas. Ça l'énervait ces nanas qui aimeraient le voir rompre avec sa copine pour les culbuter. J'ai ri et dit qu'après tout, la forêt est rempli d'arbres.
Ça l'a fait rigoler aussi. Mais je me méfie. Les hommes sont facilement manipulables. Ils veulent toujours ce qui semble difficile. ou pas facilement accessible. Donc, je ne sais pas si je dois le croire ou pas. d'un autre côté, rien ne l'obligeait à me parler de ce qu'ils s'étaient dit. Il l'a fait de lui-même… Donc, peut-être que cette fois, je peux lui faire confiance.
Je lui ai dis que l'autre soir au chalet, je n'aurai pas dû agir comme je l'ai fait. Mais en même temps, comment lui faire savoir que j'étais là sans aller le chercher! J'ai rajouté que concernant Amélia, il pouvait faire ce qu'il veut.
Mais, si tout le monde sait plus ou moins ce qui se trame, qu'il me tienne au courant aussi. Qu'il évite de me poser des lapins quand on est sensé se voir quoi… Je me sentais en confiance, mais… peut-être que j'aurai dû me retenir de lui donner mon feu vert… parce qu'elle m'agace cette nana.
Alors j'ai voulu clarifier, en lui disant ce que je pensais vraiment. Etant donné sa façon d'agir, j'aimerai bien qu'il la laisse ramper de tout son long, et qu'elle ne réussisse jamais à atterrir dans son lit. Qu'il joue avec elle, comme elle essaie de jouer avec lui en lui imposant des choses qu'il ne veut pas. A lui de savoir fixer les limites, d'être vigilant face à cette manipulatrice.
Puis Pascal a été assez franc, et m'a dit qu'il n'avait aucune intention de coucher avec elle, si c'est ce à quoi je pensais. Hum, oui, c'était exactement ce que je pensais...
Pascal savait bien qu'elle essaie et pense l'avoir séduit. Il n'aimait pas son côté "j'ai toujours ce que je veux". Il connaissait que trop bien son genre… Jess! Ce petit jeu du chat et de la souris l'amuse. Il n'a pas l'intention de la laisser gagner. Il n'aime pas qu'elle pense qu'il m'avait négligée ou laisser en plan pour elle. Il n'a rien dit. Ça l'amuse qu'elle croit qu'il lui mange dans la main.
J'étais contente qu'il ait eu assez confiance en moi pour se confier à propos de cette pouffe. J'ai moins d'appréhension en sachant qu'il n'ait pas si dupe. Maintenant, c'est moi qui peut la regarder de haut. Garce. Elle croit pouvoir se comparer à Natacha? Natacha est nettement plus belle, charmante et séduisante qu'elle.
Arh, j'aurai pu lui demander comment ça se passait avec Natacha du coup…
Je pense qu'il devrait faire attention, pas qu'elle pense qu'il l'avait dupée pour qu'elle avorte et que maintenant, il ne voulait plus la voir… Comment savoir ce qui se passe vraiment dans la tête d'un mec. Bon, dans la mienne, c'est le bordel. J'ai de la peine à contrôler les flux. Alors savoir ce qui se passe dans la tête de quelqu'un d'autre, c'est pas évident.
Quelques heures plus tard Pascal est redescendu avec Amélia, suivi quelques minutes plus tard de MSG et Nolan. C'était passé minuit. Ils s'étaient à peine installé sur le canapé, que ces 2 oiseaux descendaient chez lui. Paul voulait se coucher. Pascal leur a offert du coca, mais lui aussi voulait se coucher. Amélia a annoncé qu'elle avait à parler avec Pascal.
MSG a fait la moue, mais elle et Nolan ont fini par partir. Pascal s'est vautré dans son canapé, les doigts croisés sur son ventre, enfin, plutôt l'abdomen, en regardant le plafond. Elle est venue se mettre en position yoga dans le canapé à côté de lui. Pascal n'a pas bouger. Il se met comme ça quand il réfléchi à comment se débarrasser de quelqu'un.
Il paraît que la métisse qui te collait au chalet est ton ex?
C'est ma copine.
Ta copine, quoi comme copine? Copine avec bonus, ou simple copine? Nolan dit que c'est ton ex, que vous n'êtes plus ensemble. Mais, elle a l'air de s'accrocher. Est-ce que cette femme sait que c'est fini entre vous?
Pascal a tourné la tête pour la regarder en fronçant les sourcils, mais n'a pas répondu. Il est chou. Je trouve qu'il a des mimiques très expressives. Perso, je n'aurai pas osé continuer. Clair qu'elle ne le connaissait pas bien. Elle l'a regardé un moment avant de continuer à lui poser des questions. Il n'aime pas ça. C'était comme une intrusion dans sa vie privée.
Il lui a demandé pourquoi elle lui posait toutes ces questions. Quel intérêt? Il a répété qu'il était fatigué et voudrait aller se coucher. Elle a sourit en le regardant par en-dessous, et lui a sorti un truc comme "tu le sais très bien". Pascal a à nouveau tourné la tête pour la regarder.
Amélia lui a dit qu'il savait qu'il lui plaisait, mais elle ne voulait pas jouer la 5ème roue du carrosse. Elle voulait savoir ce qui se passait. Amélia voulait savoir s'il ressentait la même chose qu'elle, qu'il sache qu'il ne se passera rien entre eux tant que les choses n'étaient pas claires. Elle ne voulait pas être une autre de ses aventures.
Pascal a froncé les sourcils et lui a dit qu'il n'avait pas la tête à ça. Il lui a demandé s'ils pourraient parler de ça une autre fois, là, il doit vraiment aller se coucher. Il était fatigué. Amélia lui a dit de réfléchir à ce qu'elle lui avait dit et de la rappeler. Enfin, elle a vidé les lieux.
Pascal s'est couché presque aussitôt après son appel à sa femme. Les enfants n'étaient pas là. Elle avait essayé de l'appeler avant que les enfants ne partent chez leurs grand-parents.
Je me demande bien où cette fille a été chercher tout ça? Est-ce que Pascal lui a laissé croire qu'il y avait une chance? Ou est-ce que Madame court plus vite que la musique? Elle se croit déjà en lisse pour être sa petite amie? Est-ce qu'elle sait qu'il est marié d'ailleurs? Elle croit qu'il est amoureux d'elle ou quoi?
Heu, est-ce qu'il l'est? Naaaa, sinon, il n'aurait pas suggéré d'en parler une autre fois, non?
Ha, j'ai l'impression que Pascal a décidé qu'on se voit les mardis et jeudis. Ce n'est pas la 1ère fois qu'il m'invite la semaine. Ça ne m'arrange pas du tout, je dois bosser moi aussi. Je ne suis pas les horaires de bureau moi. Je lui ai expliqué mon dilemme, et qu'on se verra peut-être jeudi. Je m'arrangerai pour mardi prochain. Je peux bien essayer de voir si ça joue ces 2 jours par semaine.
Ça, c'était notre discussion de ce matin. Le soir, je n'avais pas prévu de regarder ce qu'il fabriquait. Mais, ma curiosité extrême a eu le dessus. Je pense qu'avant, il avait dû aller faire du sport, parce qu'il n'est arrivé chez lui qu'aux environs de 19h. Et pas seul ! Que faisait MSG avec lui? Ça a bousillé ma soirée. Impossible de travailler après ça, j'avais les yeux scotché chez lui…
Victoria n'était pas au chalet ce week-end. J'ai bien cru être débarrassée d'elle. Visiblement, j'avais tord…
Vraisemblablement, ils avaient fait du sport ensemble, et elle l'avait suivi chez lui. Pourquoi? J'espère qu'il n'a pas l'intention de faire des galipettes avec elle? J'étais sensé être là, mais il suffit que j'annule et il me remplace aussi sec? Arh, j'avais envie de lui dévisser la tête. Le voilà qui sourit, qui rigole même avec cette nana. C'est agaçant. Il n'a pas l'air de se rappeler de moi du tout.
Victoria n'a pas perdu de temps pour s'accrocher à son cou et jouer les séductrices. Avant même qu'ils passent aux choses sérieuses, il y a eu du mouvement dans les escaliers. Ils se sont aussitôt séparés pour regarder qui s'amenait. Paul. Il n'était pas seul. Nolan était juste derrière lui. Paul lui a proposé de monter prendre un verre avec eux. Nolan lui a balancé qu'Amélia était là aussi et qu'elle avait très envie de le voir.
Depuis quand Paul fréquente lui aussi Nolan? Que faisait Nolan chez Paul? Ils sont restés dans les escaliers. Pascal et MSG sont donc montés chez Paul. Il n'y avait plus rien à voir chez Pascal, mais je n'arrivais plus à travailler. J'étais perplexe, et pas mal perturbée. Je voulais savoir ce qui se passait en haut. Je ne pouvais tout de même pas débarquer chez Paul… Chiotte!
Il y a trop de femmes autour de Pascal et ça m'agace à fond... Ça me fait carrément flipper!
Pascal m'a encore fait le coup de disparaître sans moi. Cette Amélia faisait partie de la bande. J'étais furax. Il m'avait laissé un message pour dire qu'il sortait boire un verre. C'est sympa, mais j'aurai préféré qu'il m'emmène avec lui ou qu'il n'y aille pas. Ha, j'étais enragée, mais pour ne pas perdre la face, je faisais semblant d'être restée au chalet parce que je le voulais.
Ahhh, respire, fouhhh, respire! Pascal est sorti avec ses copains, et alors? Y a pas de quoi en faire une maladie. Il est rentré vers les 1h du matin. Caro était rentrée un peu plus tôt. Elle m'a dit qu'il était à nouveau fourré avec Amélia.
J'ai voulu savoir si elle avait une idée où ils étaient, et Caro a fait les gros yeux.
Caroline n'a pas voulu me le dire. Je lui ai assuré que je n'avais pas l'intention d'aller faire un cirque comme hier soir. J'avais appris ma leçon. C'était juste pour savoir. Mais intérieurement, c'était la tempête qui dévastait tout.
Un tsunami me coupait le courage de continuer à sourire comme une bécasse, à jouer le rôle de la fille bien dans sa peau.
Pourtant, Pascal n'est pas rentré trop tard. Avec son sourire scotché et son envie de câlins, j'ai su qu'il avait bu. Dieu sait ce qu'il avait encore fait. Dans cet état, on ne peut pas lui faire confiance, il aime tout le monde, sourit à tout le monde et rigole de tout.
Je n'étais pas contente avec lui, alors je me suis tournée pour dormir. Quand même rassurée qu'il soit rentré. Caro, elle, n'était pas fâchée, alors elle l'a laissé la prendre dans ses bras. Dans mon dos, je les entendais batifoler. Ils se chamaillaient, s'embrassaient, ça m'a fait sourire. Leurs chuchotement, leurs rires étaient des bruits rassurants. Il était rentré. Je me suis endormie.
Dimanche matin, Pascal avait mal au crâne. Bien fait. Je dis ça, mais je ne le pensais pas vraiment. J'ai été lui préparer une soupe et un café. C'était le seul moyen de le remettre sur pieds. 1h après, il était sur ses skis. Je suis restée au chaud au chalet. Ça ne me disait rien d'aller skier, rentrer en vitesse pour préparer mes affaires pour partir.
Quand je suis redescendue, il ne restait presque personne dans le chalet. Ceux du chalet devant était encore attablé à table à boire le café. J'ai avalé un café et me suis décidée à partir. J'étais en voiture, je n'avais pas à attendre Pascal. Je ne savais pas encore si j'allais l'attendre chez lui, ou rentrer chez moi. Mais je ne voulais pas lui demander, parce que s'il ne répondait pas, je serais…
Je me suis tranquillement préparée et je suis partie. J'étais prête pour la semaine à venir. Le week-end, j'aimerai ne rien faire du tout, à part dormir, lire, manger, et encore dormir.
De temps à autre, j'aime bien faire la fête et danser beaucoup. Mais si je sors faire la fête, il ne faut pas compter sur moi le lendemain pour bouger le petit doigt.
Bon, sauf hélas si je suis avec Pascal, je dois faire des efforts… C'est pour ça que si je n'étais pas tombée raide dingue de ce mec, je ne ferais pas d'efforts pour qui que ce soit. Ce serait moi d'abord.
Mes week-ends, j'en ferai ce que je veux. Pas question de me bouger si je n'en ai pas envie. Quand on est en couple, on doit faire des tas d'efforts même quand on n'en a pas envie.
J'ai pris ma décision. Je l'ai averti que je partais déjà et que je l'attendrais à la maison chez lui.. Voilà! Heureusement, il est rentré directement. J'avais eu une petite peur qu'il traîne dieu-sait-où.
Lundi matin, j'ai pris le café avec Pascal avant de rentrer me recoucher. La journée, je suis un légume, le soir est le moment où je bosse le mieux. Je ne suis jamais dérangée, je peux faire comme je veux, vu que tout le monde dors. Ça arrive souvent que je coupe même mon téléphone.
Samedi, peut-être à cause de ce qui s'est passé vendredi soir, Pascal était tout collé, tout câlin avec moi toute la journée. Oui, c'était peut-être pour se racheter. Déjà samedi matin, main dans la main, on a été prendre le petit déjeuné. D'abord, il m'avait réveillée en douceur avec des câlins. Caro dormait encore, après m'être lavé les dents, je me suis lovée dans ses bras.
Je n'avais pas faim, mais j'ai prétendu le contraire. J'aimais ces moments de tendresse le matin. J'aimais l'entendre me murmurer à l'oreille, pour ne pas réveiller Caro. J'ai dis que je viens skier aujourd'hui. Enfin, peut-être juste la matinée. Je ne suis pas sûre de tenir toute la journée. Ça lui était égal, il était déjà content qu'on puisse skier ensemble un moment.
Caro a fini par se réveiller de nous entendre chuchoter et rire. Elle s'est retournée pour passer les bras autour de Pascal. On était saucissonné les 3 ensembles. C'était agréable d'être au chaud sous la couette, alors qu'il faisait froid. On entrouvre toujours la fenêtre pour dormir. Caroline est restée au lit alors qu'on est descendu déjeuner. Elle ne venait pas skier aujourd'hui.
Afff, on s'était dit qu'on irait se faire faire un massage aujourd'hui. Zut, je lui faisais faux bond.
Je me sentais obligée d'aller sur les pistes aujourd'hui. Pourquoi? Parce que je voulais prouver que je n'avais pas été juste parce que Natacha était là, et avait été skier. Et aussi, que je n'avais pas été l'autre fois, juste parce que Terry et sa copine étaient là. L'empêche ça me faisait chier parce qu'il faisait vraiment froid. Mais bon, une fois que j'y suis, ça me plaît.
Même s'il faisait froid, je m'amusais comme une folle. J'avais les joues surement rouges d'être en plein air. Pascal riait beaucoup chaque fois que je me pétais la gueule. Bon, ça me faisait rire aussi de le voir rigoler. Il enlevait son snowboard pour venir m'aider à me relever et me remettre d'aplomb sur mon surf. On a même roulé dans la neige.
On avait lâché le groupe presque tout de suite en arrivant en haut des pistes.
Pourtant, vers midi 1/2 on les a retrouver comme prévu au restaurant. J'avais prévu de redescendre après avoir mangé quelque chose pour retrouver Caro et aller pour une remise en forme comme on avait discuté. La pouffe d'hier soir est venue s'asseoir à côté de Pascal. Elle a rapidement passé son bras sous le sien, et nous interrompait sans arrêt pour s'accaparait l'attention de Pascal.
Je fulminais. Mais ni lui, ni moi ne pouvions faire quoi que ce soit. Et j'ai vite réalisé qu'elle avait raconté ce qui c'était passé vendredi soir à qui voulait l'entendre. Je voyais bien les petits sourires et regards en coin. Il s'agissait de ne pas la laisser m'énerver avec son comportement. Pascal ne pouvait pas la repousser sans que tout le monde le soupçonne de le faire pour moi.
Préférant ignorer la pouffe, j'ai continué de discuter avec Caro et Michael comme si de rien n'était. Pascal a eu l'idée de génie de me prendre la main par dessus la table. J'ai fait comme si tout était ok et j'ai continué à manger en riant avec les autres. Pascal me faisait des bisous dans la paume, alors je lui retournais son sourire ou lui faisait un petit bisous sur la joue.
Je regrettais d'avoir dis que je redescendais au chalet. J'avais comme l'impression de laisser la voie libre à cette gourde. Je parie qu'elle va coller aux basques de Pascal tout le reste de la journée.
Caro était encore au lit quand je suis rentrée au chalet.
Tu va te lever ou quoi? On se fait ce massage ou pas?
Aïch… Je comprends pourquoi tu restes au chalet maintenant. Tu peux te reposer, c'est tranquille. C'est pour ça que t'es en forme le soir. Je comprends. Arh, j'ai pas vraiment envie de me lever. Je viens de remonter après avoir mangé. J'avais pas eu de petit déjeuner moi.
Allé, bouge tes fesses. Je suis rentrée exprès parce que je me suis sentie coupable de te laisser tomber.
Tu peux… Mais en même temps, je n'ai pas envie de bouger, alors je te pardonne. Ça a été aujourd'hui?
Mouais. La pouffe était collée à Pascal comme une bactérie. Mais bon.
Puisqu'elle n'avait pas envie de se lever, je pouvais laisser la fatigue me tomber sur les épaules. J'ai viré mes fringues et je me suis couchée aussi. Une petite sieste me ferait le plus grand bien. J'étais tombée plusieurs fois sur les genoux, j'avais l'impression qu'ils étaient fendus. Caro a rigolé. J'ai fini par m'endormir en pleine discussion. J'ai dormi comme une planche.
Pascal est venu me chercher pour le souper, mais je n'avais pas envie de me lever. Je voulais dormir encore un peu, ainsi je serais en pleine forme plus tard. Que je croyais. Mais en me levant vers les 20h, j'avais l'impression d'être passée sous un train. J'avais mal partout.
Tout le monde avait l'air d'être 10x plus en forme que moi. Ils étaient tous sur leurs 31, et moi, juste un jean et un pullover gris. Et même avec mon t-shirt en dessous, j'avais froid. Pascal était assis au bout du bar avec encore cette cruche qui lui faisait les yeux doux, avec les jambes croisés, avec une jupe courte, comme si elle faisait de la pub pour les collants.
Quelle idée de s'habiller comme ça à la montagne. Bon, je devais être presque la seule qui n'avait l'air de rien, habillée comme je l'étais. On aurait dit qu'ils fréquentaient tous des boutiques qui faisaient des vêtements sur mesure pour eux. Ils étaient tous parfaits, même Caro avec sa robe moulante. Pourquoi est-ce qu'elle mets des robes au lieu du confort d'un pantalon?
On est resté au chalet pour la soirée. J'ai appris que cette greluche s'appelle Amélia. Je crois que je l'avais déjà vue quelque part, peut-être au chalet.
Elle m'agace vraiment. On dirait qu'elle m'ignore ou fait exprès de se jeter sur Pascal pour m'énerver. Les regards échangés entre nous m'ont fait savoir qu'elle est au courant pour Pascal et moi, et elle cherche à me provoquer. Elle restait scotchée à Pascal comme son ombre. Quand je m'approchait pour lui parler, elle prenait son bras et me regardait comme un cheveux sur la soupe.
Caro m'a dit que c'était pareil le week-end passé. Une vraie glu. Je n'étais pas là, et Pascal a presque passé son temps avec elle. Pour ne pas me faire déprimer encore plus, elle n'avait rien voulu me dire hier. J'ai commencé à baliser. Je lui ai demandé s'il avait au moins dormi dans son lit. Après une petite hésitation, elle a secoué la tête. Donc voilà pourquoi il était si prévenant la semaine passée.
Je me suis forcée à sourire. Et j'ai dis que je comprenais pourquoi ma présence avait dû la surprendre. Apparemment, elle vient d'une famille riche. Carrément, je ne suis pas à leur niveau… J'imagine que c'est une enfant gâtée, qui a toujours ce qu'elle veut.
Plus j'y pense, plus je suis sûre que je l'avais déjà vue au chalet. Je ne sais plus si c'était ici ou à Gstaad. Mais son petit air supérieur, ça je ne l'ai pas oublié. Je crois que pour elle, je suis invisible, sauf quand j'approche Pascal. Là, je deviens une menace. Est-ce qu'elle ne sait pas qu'on est ensemble, ou elle s'en fiche?
Pascal essayait de me garder près de lui, mais j'étais mal à l'aise, comme une tâche sur son t-shirt.