Dim 2 Fev 2025 - Amélia

Publié le par JaneDo

 

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Dim 2 Fev 2025 - Amélia

Samedi, peut-être à cause de ce qui s'est passé vendredi soir, Pascal était tout collé, tout câlin avec moi toute la journée. Oui, c'était peut-être pour se racheter. Déjà samedi matin, main dans la main, on a été prendre le petit déjeuné. D'abord, il m'avait réveillée en douceur avec des câlins. Caro dormait encore, après m'être lavé les dents, je me suis lovée dans ses bras.

Je n'avais pas faim, mais j'ai prétendu le contraire. J'aimais ces moments de tendresse le matin. J'aimais l'entendre me murmurer à l'oreille, pour ne pas réveiller Caro. J'ai dis que je viens skier aujourd'hui. Enfin, peut-être juste la matinée. Je ne suis pas sûre de tenir toute la journée. Ça lui était égal, il était déjà content qu'on puisse skier ensemble un moment.


Caro a fini par se réveiller de nous entendre chuchoter et rire. Elle s'est retournée pour passer les bras autour de Pascal. On était saucissonné les 3 ensembles. C'était agréable d'être au chaud sous la couette, alors qu'il faisait froid. On entrouvre toujours la fenêtre pour dormir. Caroline est restée au lit alors qu'on est descendu déjeuner. Elle ne venait pas skier aujourd'hui.

Afff, on s'était dit qu'on irait se faire faire un massage aujourd'hui. Zut, je lui faisais faux bond.

Je me sentais obligée d'aller sur les pistes aujourd'hui. Pourquoi? Parce que je voulais prouver que je n'avais pas été juste parce que Natacha était là, et avait été skier. Et aussi, que je n'avais pas été l'autre fois, juste parce que Terry et sa copine étaient là. L'empêche ça me faisait chier parce qu'il faisait vraiment froid. Mais bon, une fois que j'y suis, ça me plaît.

Même s'il faisait froid, je m'amusais comme une folle. J'avais les joues surement rouges d'être en plein air. Pascal riait beaucoup chaque fois que je me pétais la gueule. Bon, ça me faisait rire aussi de le voir rigoler. Il enlevait son snowboard pour venir m'aider à me relever et me remettre d'aplomb sur mon surf. On a même roulé dans la neige.

On avait lâché le groupe presque tout de suite en arrivant en haut des pistes.

Pourtant, vers midi 1/2 on les a retrouver comme prévu au restaurant. J'avais prévu de redescendre après avoir mangé quelque chose pour retrouver Caro et aller pour une remise en forme comme on avait discuté. La pouffe d'hier soir est venue s'asseoir à côté de Pascal. Elle a rapidement passé son bras sous le sien, et nous interrompait sans arrêt pour s'accaparait l'attention de Pascal.

Je fulminais. Mais ni lui, ni moi ne pouvions faire quoi que ce soit. Et j'ai vite réalisé qu'elle avait raconté ce qui c'était passé vendredi soir à qui voulait l'entendre. Je voyais bien les petits sourires et regards en coin. Il s'agissait de ne pas la laisser m'énerver avec son comportement. Pascal ne pouvait pas la repousser sans que tout le monde le soupçonne de le faire pour moi.

Préférant ignorer la pouffe, j'ai continué de discuter avec Caro et Michael comme si de rien n'était. Pascal a eu l'idée de génie de me prendre la main par dessus la table. J'ai fait comme si tout était ok et j'ai continué à manger en riant avec les autres. Pascal me faisait des bisous dans la paume, alors je lui retournais son sourire ou lui faisait un petit bisous sur la joue.

Je regrettais d'avoir dis que je redescendais au chalet. J'avais comme l'impression de laisser la voie libre à cette gourde. Je parie qu'elle va coller aux basques de Pascal tout le reste de la journée.

Caro était encore au lit quand je suis rentrée au chalet.

  • Tu va te lever ou quoi? On se fait ce massage ou pas?
  • Aïch… Je comprends pourquoi tu restes au chalet maintenant. Tu peux te reposer, c'est tranquille. C'est pour ça que t'es en forme le soir. Je comprends. Arh, j'ai pas vraiment envie de me lever. Je viens de remonter après avoir mangé. J'avais pas eu de petit déjeuner moi.
  • Allé, bouge tes fesses. Je suis rentrée exprès parce que je me suis sentie coupable de te laisser tomber.
  • Tu peux… Mais en même temps, je n'ai pas envie de bouger, alors je te pardonne. Ça a été aujourd'hui?
  • Mouais. La pouffe était collée à Pascal comme une bactérie. Mais bon.

Puisqu'elle n'avait pas envie de se lever, je pouvais laisser la fatigue me tomber sur les épaules. J'ai viré mes fringues et je me suis couchée aussi. Une petite sieste me ferait le plus grand bien. J'étais tombée plusieurs fois sur les genoux, j'avais l'impression qu'ils étaient fendus. Caro a rigolé. J'ai fini par m'endormir en pleine discussion. J'ai dormi comme une planche.

Pascal est venu me chercher pour le souper, mais je n'avais pas envie de me lever. Je voulais dormir encore un peu, ainsi je serais en pleine forme plus tard. Que je croyais. Mais en me levant vers les 20h, j'avais l'impression d'être passée sous un train. J'avais mal partout.

Tout le monde avait l'air d'être 10x plus en forme que moi. Ils étaient tous sur leurs 31, et moi, juste un jean et un pullover gris. Et même avec mon t-shirt en dessous, j'avais froid. Pascal était assis au bout du bar avec encore cette cruche qui lui faisait les yeux doux, avec les jambes croisés, avec une jupe courte, comme si elle faisait de la pub pour les collants.

Quelle idée de s'habiller comme ça à la montagne. Bon, je devais être presque la seule qui n'avait l'air de rien, habillée comme je l'étais. On aurait dit qu'ils fréquentaient tous des boutiques qui faisaient des vêtements sur mesure pour eux. Ils étaient tous parfaits, même Caro avec sa robe moulante. Pourquoi est-ce qu'elle mets des robes au lieu du confort d'un pantalon?

On est resté au chalet pour la soirée. J'ai appris que cette greluche s'appelle Amélia. Je crois que je l'avais déjà vue quelque part, peut-être au chalet.

Elle m'agace vraiment. On dirait qu'elle m'ignore ou fait exprès de se jeter sur Pascal pour m'énerver. Les regards échangés entre nous m'ont fait savoir qu'elle est au courant pour Pascal et moi, et elle cherche à me provoquer. Elle restait scotchée à Pascal comme son ombre. Quand je m'approchait pour lui parler, elle prenait son bras et me regardait comme un cheveux sur la soupe.

Caro m'a dit que c'était pareil le week-end passé. Une vraie glu. Je n'étais pas là, et Pascal a presque passé son temps avec elle. Pour ne pas me faire déprimer encore plus, elle n'avait rien voulu me dire hier. J'ai commencé à baliser. Je lui ai demandé s'il avait au moins dormi dans son lit. Après une petite hésitation, elle a secoué la tête. Donc voilà pourquoi il était si prévenant la semaine passée.

Je me suis forcée à sourire. Et j'ai dis que je comprenais pourquoi ma présence avait dû la surprendre. Apparemment, elle vient d'une famille riche. Carrément, je ne suis pas à leur niveau… J'imagine que c'est une enfant gâtée, qui a toujours ce qu'elle veut.

Plus j'y pense, plus je suis sûre que je l'avais déjà vue au chalet. Je ne sais plus si c'était ici ou à Gstaad. Mais son petit air supérieur, ça je ne l'ai pas oublié. Je crois que pour elle, je suis invisible, sauf quand j'approche Pascal. Là, je deviens une menace. Est-ce qu'elle ne sait pas qu'on est ensemble, ou elle s'en fiche?

Pascal essayait de me garder près de lui, mais j'étais mal à l'aise, comme une tâche sur son t-shirt.

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