Mon papa est chez Didine, alors je suis passée le voir et souhaiter bonne fête à ma frangine.
Normalement les mardis, Pascal et moi passions la soirée ensemble, mais pas ce mardi. Il avait d'autres plans. Il mangeait avec celle avec qui il aurait dû passer la nuit du vendredi. J'aurai voulu le suivre, mais je ne savais pas si je devais l'attendre à la sortie du boulot, ou chez lui.
Caro avait eu la même idée. Je l'ai laissé faire. Elle devait m'appeler et je devais la rejoindre.
Elle devait m'appeler si elle savait où il allait. Je devais la rejoindre. Malheureusement, elle l'a perdu en route. Je me demande s'il avait remarqué qu'il était suivit…
J'ai attendu pour voir à quelle heure il rentrerait. Mais niet. Pascal était rentré prendre une douche et se changer. Pour un simple souper avec une nana, il aurait pu simplement enfilé un jean.
J'ai été surprise de le voir s'habiller en costard - cravate, comme pour aller au boulot. Ses plans avaient peut-être changé, qu'il allait peut-être à un truc pour le boulot.
J'ai appelé, il a regardé son natel, mais n'a pas répondu. Il a donc ignoré mon appel. Pourquoi?
J'ai attendu longtemps pour le voir rentrer. Je me suis réveillée en sursaut vers les 3h du matin, j'ai regardé. Pascal n'était pas rentré. Il n'est pas rentré de la nuit. Mon estomac s'est serré. Pourquoi ne rentrait-il pas? J'ai eu de la peine à me rendormir. J'étais tendue, il avait rendez-vous avec une nana, mais s'était habillé comme pour une soirée.
Oups, le défilé d'anniversaires a commencé. Depuis le 25 février avec Gilles, et maintenant ça n'arrête plus jusqu'à mi-mai. Ciel, plus la famille s'agrandit, plus on aura des anniversaire presque tous les 15jours. Mince, plus possible de se reposer. Celui de Tchoy le 10 avril. Aujourd'hui, c'est celui du 2ème fils de mon frère, Sam. Demain, c'est celui de ma frangine, et moi fin avril.
En mai, celui de Sophie le 4, Rose, la maman à Théo le 5 et ma frangine Fleur Rose le 6. Le 16, c'est celui d'Alex, mon neveu.
Après, on a un peu de répit, et ça reprend le 6, le 8 juin, 2 semaines de répit et on continue.
3 semaines plus tard, 2 anniversaires en juillet; Junior et Thomas. J'ai vérifié mon agenda, je suis déjà épuisée. Bon, Thomas est aux States.
Caroline pensait qu'on mangerait ensemble, mais Pascal lui a dit qu'il n'avait pas envie d'avoir du monde pour une fois. Une petite soirée tranquille. Et c'est exactement ce qu'on a fait. Une soirée rien que les 2. J'ai voulu faire à manger; de la saucisse à rôtir, de la purée et une salade mêlée. Ma sauce était à tomber. Pascal s'est servi 3x. Wah, j'étais fière de moi.
J'étais un peu pompette en fin de soirée, alors qu'on traînait au chalet. Pascal avait dû le remarquer. J'étais en pleine discussion quand il est passé me prendre par la main pour m'emmener dans notre chambre. Il avait fermé la porte derrière lui. A la lueur dans ses yeux, j'ai su qu'il voulait faire l'amour. Je l'ai su tout de suite à la façon qu'il m'avait enlevée à mon groupe. Ça m'a émoustillée.
Faire l'amour m'épuise, et il savait que j'allais rester au lit. C'était peut-être ce qu'il voulait. Pascal est retourné rejoindre les autres au salon, alors que moi, dans les nuages, je me suis endormie. Sans aucune méfiance.
Cela faisait peut-être partie de son plan. En tous cas, ça a bien marché. Je dormais comme un bébé, quand j'ai été réveillée par du bruit dans la chambre vers les 4h du matin. Pascal, Caro et Natacha étaient engagé dans une partie de jambes en l'air dans notre lit…
J'ai compris pourquoi il m'avait sauté dessus dans le lit d'à côté, celui où Natacha dormait d'habitude.
J'étais dos à la fenêtre, donc personne ne pouvait remarqué que je les regardais. Dans ma tête, il y avait une tornade. C'est là que j'ai commencé à tout analyser, à réaliser que tout était planifié.
Je me suis tournée sur le dos, les yeux fermé. Impossible de me bouché les oreilles. J'entendais Pascal les exhorter à ne pas faire de bruits. Évidemment, ça ne servait à rien. Je l'avais vu mettre la main sur la bouche à Natacha, alors je pense que c'est elle qui était la plus bruyante. Je pense qu'elle voulait que je me réveille, que je sache. J'ai continué à faire semblant de dormir.
Dimanche matin, je me suis réveillée avant eux. Ils étaient enlacés dans notre lit. Natacha avait la tête aux creux de son bras, de l'autre côté, Caro était collée contre lui, le bras autour de lui. Petit pincement, j'étais la seule dans mon coin. J'avais décidé de faire bonne figure, parce qu'après tout, ce n'était pas comme si je ne savais pas qu'il couchait encore avec Miss Natacha.
J'ai pris mes affaires pour filer prendre une douche. Ils ont bougés. Je me suis penchée sur le lit, enjambé Caro pour faire un bisou sur le front de Pascal. Ça l'a réveillé, il m'a attirée vers lui pour me faire aussi un bisou sur le front. J'ai pris mes trucs et je suis sortie de la chambre. La salle de bains du fond était occupée, alors j'ai tenté l'autre et je n'ai pas eu plus de la chance.
J'ai pris un café en surveillant la 2ème salle de bain. C'était presque 10h du matin, normal que les salles de bains étaient occupées. Il n'y avait que 2 personnes dans le grand salon, donc j'imagine qu'ils avaient tous finis tard. Comme moi, ils n'avaient pas envi de parler. Le silence était de rigueur. Dès que la salle de bains s'est libérée, j'ai pris ma douche et j'ai enfilé un training.
A mon retour dans la chambre, Natacha avait regagné son lit et dormait. Caro dormait encore aussi. Pascal s'est levé et filé à la salle de bains je crois, parce qu'il tenait sa trousse de toilettes. Je rangeais mes affaires qui traînait. Pascal m'a prise par la taille et m'a entraînée au lit. Je crois qu'il avait encore sommeil. On s'est fait quelques bisous, et j'ai fini par m'endormir dans ses bras.
Hum, la place qu'occupait Natacha quelques minutes plus tôt. C'aurait dû me vexer.
On s'est levé tard, vers les 13h. Probablement, à cause des odeurs de bouffes qui provenaient du salon. Natacha et Caro étaient sorties de la chambre, probablement pour aller à la salle de bains. En revenant, les effluves provenant de la cuisine ont chatouillés nos narines.
Alors on s'est levé pour aller manger. On avait raté le petit déjeuner c'est sûr. On n'était pas les seuls d'ailleurs.
Le ventre plein, la plupart se sont dispersés dans la station. J'ai rangé mes affaires et un peu ceux de Pascal, pour être prête à partir une fois qu'ils rentreraient de leurs balades. Pascal avait envie d'aller courir, mais Paul a proposé qu'ils fassent une virée en vélo. Question de visiter un peu la station et ses alentours. Pfouuu, pas pour moi ça. 2-3 kilomètres à plat, je veux bien, mais aller jusqu'à Crans-sur-Sierre, Lens et je ne sais où, no way. Trop crevant, et pas plat. J'étais bien au chalet.
Samedi matin, j'étais encore patraque. Pascal se moquait gentiment de moi. Il a ébouriffé mes cheveux, et j'ai faiblement protesté, mais il a dit en riant que j'avais déjà l'air ébouriffée. Arh. On a regagner toutes ensembles le chalet pour le petit déjeuner. Pascal avait mis son réveil et était retourné au chalet vers les 5h du matin, avant que le chalet se réveille.
Ah, mes déductions étaient fausses, Natacha n'avait pas pioché la clé à Pascal comme je l'avais crue. J'apprenais par petits bouts, parce que lui ne nous a rien raconté du tout. De les voir arriver ensemble, je m'étais faite des idées. Trop curieuse, j'ai demandé à Pascal. Comme elle n'avait pas sa voiture, il a été la chercher à la gare à Sierre.
Évidemment, je lui ai demandé alors qui avait pioché sa clé. Il n'a pas répondu, pour qu'elle le laisse partir, il a promis de l'inviter à manger la semaine prochaine. C'est tout ce qu'il a bien voulu lâcher. J'étais contente, parce qu'il se soit débrouillé pour venir me rejoindre, malgré le thème de la soirée. Ou, la nana ne lui plaisait pas, non, elles sont jolies!
Ils sont sortis faire des trucs dans la station, j'ai préféré rester au chalet. Je me suis abîmée dans un petit dodo réparateur. Je pense que j'avais trop bu pour ne pas penser à ce que faisait Pascal. Je ne m'attendais pas à le voir se pointer à l'hôtel.
Après ma longue sieste, le soir, j'étais en top forme, prête pour faire la fête. Et j'avais la dalle. Ce soir, j'ai été plus souvent vers Pascal. Bon, timidité fait que je n'allais pas vers lui quand je le voyais discuter seul à seul avec une Louise. La 1ère fois que j'ai été vers lui, il a passé mon bras autour de lui, alors après, je le faisais boostée par sa réaction.
Il semblait content et passait son bras autour de mes épaules. Il faisait tout pour m'aider à participer à la discussion, mais, je suis bouchée. Alors, j'ai commencé à avoir peur… Tout ce qui monte fini par redescendre… Qu'est-ce qui m'attend?
Tout allait trop bien. En général, la chute est toujours terrible, insupportable. Je sentais que j'allais payer pour ces moments de bien-être. D'ailleurs, Pascal m'a prévenue qu'il avait quelque chose mardi soir. Mardi faisait partie de nos jours ensemble. Dans ma tête, je me suis dis que ça commençais peut-être déjà. J'aurai peut-être dû demander ce qu'il faisait mardi soir.
Inconsciemment, je crois que j'essayais de deviner qui était la femme qu'il avait l'intention d'inviter à dîner dans toutes celles avec qui il discutait en tête à tête. Malgré mes sens aiguisés(hihihi, je me flatte), je n'ai pas réussi à déterminer laquelle de ces jeunes femmes le monopolisera. On est sorti. Je me suis bien amusée. J'ai dansé avec mon petit cœur. Arh, il est trop sexy.
J'étais surprise de voir que Yumi était à nouveau parmi nous. Et le chalet de ses parents à Gstaad, comment se fait-il qu'elle vienne ici? J'ai cherché son mec des yeux, mais je ne l'ai pas vu. C'était agaçant de voir Amélia pendu au bras de Pascal, mais j'étais trop de bonne humeur pour m'en formaliser. Après tout, je ne suis pas sa gardienne, je ne suis pas du genre à le brider.
De retour au chalet, on a continué la fête. On était dispersé à travers le chalet. Pour une fois, ou disons que mon amie la Vodka m'a délié la langue, j'étais détendue et je papotais beaucoup. J'ai juste eu un petit pincement quand j'ai remarqué que Pascal s'était éclipsé quelques heures. Je pense que je n'étais pas en état d'analyser quoi que ce soit, ni de vérifier qu'elle femme avait aussi disparu de mon radar.
Ah oui, je stresse! Pascal a essayé de me convaincre de ne pas monter. Je faisais ma mauvaise tête, et j'ai dis que je montais. Que j'avais aussi envie de faire la fête moi. En fait, je ne savais pas du tout si je voulais ou non monter. C'était seulement parce qu'il essayait de me convaincre du contraire qui me poussait à le contrarié. Pascal n'avait de toute façon pas le choix.
Paul non plus n'avait pas le choix. Ils sont les 2 les hôtes. Je crois qu'on dit ça comme ça. Ceux qui reçoivent, ceux qui ont réservés les chalets. De quoi ça aurait l'air si les responsables ne sont pas présents! Ok, j'étais un peu frileuse.
J'avais les boules et finalement, je n'ai pas eu le courage de participer. On en a discuter sur le trajet. J'allais à l'hôtel avec Caroline. C'est Pascal qui payait, trop content qu'on ne participe pas à la soirée. J'ai senti le soulagement dans sa voix. Si seulement Thomas était encore là, c'est lui qui aurait pris toutes les responsabilités, et Pascal aurait pu passer entre les gouttes.
Après avoir déposé nos affaires dans nos chambres, on a pris un verre tous, avant de sortir dans notre bar habituel. En fait, on a changé de bar en cours de soirée. Après avoir dansé, fait la fête, ceux qui n'étaient pas en couple, se réunissaient dans le 2ème chalet et à l'hôtel. Caro et moi sommes allé à l'hôtel, où on s'est fait un jacuzzi les 2 avec du champagne et de la Vodka.
Amélia accompagnait Pascal ce soir. Si j'avais insisté pour participer à la Key Party, Amélia aurait rejoint Caro à l'hôtel. J'étais contente d'être avec Caro. On a joué les princesses tous frais payés. Vers les 0h10, on a été surprise de voir Pascal & Natacha débarquer. Natacha avait pioché sa clé, et il lui a proposé de nous rejoindre à l'hôtel.
Pascal ne l'a pas dit, mais Natacha n'était pas d'accord, mais n'a pas eu le choix. Ils ont filé à l'anglaise. On était encore dans le jacuzzi. On a donc continué notre soirée. Moi, je me cantonais à ma Vodka. Je n'aime pas le champagne. Trop de bulles. Je sentais que j'avais atteint ma limite, si je buvais plus… enfin, c'est ce que je croyais. En fait, j'avais déjà franchi ma limite.
Je me suis donc extirpée du jacuzzi pour aller observer le fond des toilettes. J'avais la gerbe. Au lit, j'ai tenté toutes les combines possibles; 1 pied parterre, la main sur le mur derrière le lit. Rien à faire, tout tanguait. Alors après la énième vomissement, j'ai essayé de dormir vite, avant que ça ne me reprenne.
Caroline, Natacha et Pascal sont restés dans le jacuzzi. J'ai juste fait croire que j'avais le tournis et que je préférais aller me coucher. Si je serais restée, j'aurai vomi dans le jacuzzi, eurk. Natacha m'a trouvée la tête dans les chiottes. Elle a rigolé, comprenant maintenant pourquoi j'étais partie.
C'était juste avant que je ne me précipite pour essayer de dormir avant la prochaine contraction de mon estomac. Arh, j'aurai dû avaler quelque chose avant de me mettre à boire. Le mélange au Bar avant de rentrer a contribué à ma chute. Je n'aurai jamais dû boire cet Irish Coffee. De la crème de café, ensuite de la Vodka, mauvais. Mon estomac n'a pas supporté.
On était sensé monter ce week-end pour clôturer la saison neige-ski. Apparemment, il y aura de la neige le week-end prochain... Donc? Les pistes n'étaient pas terrible ces derniers temps, et beaucoup avaient tout simplement fermés. Ce week-end, on pensait monter juste pour faire la fête, sortir, etc. Le ski n'était pas au programme. Ce devait être notre dernier week-end en chalet.
Dans le groupe, certains parlaient déjà du week-end prochain, disant qu'il y aura de la neige. La dernière neige de la saison probablement. Et Stéphane à remis sur le tapis son idée de "Key Party". Bizarrement, la majorité des femmes étaient pour, les hommes tardaient à donner leurs avis. Pascal était contre, Paul pas chaud, Johnny avait peur d'avoir des problèmes avec sa nana.
Ben, j'étais pas trop pour non plus. En fait, je ne sais pas. J'ai tout de suite eu une boule à l'estomac en pensant à quel point j'étais angoissée la dernière fois. J'essayais de me rassurer en me disant que finalement, tout s'était bien passé. Mais, rien à faire, j'angoisse quand même. Je crois que ça ne me dit rien. Ce week-end, j'avais juste envie de faire la fête, rire et boire…
J'en ai parlé avec Pascal, et lui aussi voyait le week-end comme ça. Juste faire la bombe avec ses amis. Hum, je ne vois pas ce que ça change d'être au chalet ou ici, parce que les copains à Pascal étaient encore fourré chez lui ce soir! Peu après leur départ, et que Paul remonte chez lui, j'ai serré les poings en voyant MSG débarquer chez Pascal. Et pourquoi Caroline était-elle là elle aussi?
Comment pouvait-il être aussi passionné lorsqu'il fait l'amour avec une femme qu'il n'aime pas?
Rendez-vous avec mon équipe de Cartes. Je jouais avec Léon, et on a gagné toutes les parties, même la dernière partie à 2fs. J'ai eu 200 les Bourgs, et 100 les As, et j'ai même fait un match en Piques avec ces 200 les Bourgs, ce qui nous a fait plus de 700 points. Voilà pourquoi nos adversaires ont perdus. On a eu beaucoup de chances.
Ce soir, je mangeais au resto avec Caro et des copines.
Des filles qu'elle n'a jamais emmené au chalet, ou dans nos sorties d'ailleurs. Ça me fait sourire, je pense que Caro me ressemble plus que je ne le pensais. Elle ne mélange pas non plus ses amies avec le groupe.
On veut juste éviter que les copines qu'on apprécie ne se ridiculisent à draguer nos potes, et qu'une fois qu'ils ont couchés avec elles, les jettent ou les refiles aux copains. Ce serait vraiment la honte pour elles et pour nous.
Je suis rentrée un peu pompette, puis j'ai voulu savoir si Pascal était rentré avant de l'appeler. Je sais que je suis une chieuse. Je l'ai emmerdé au téléphone à lui répété combien je l'aimais, que je l'adorais, qu'il était ma vie, que je le trouvais beau et tout le tou-time. La honte, je l'ai empêché de dormir pendant près d'1 heure! Demain, je m'excuserai de l'avoir embêté avec mes délires de bonne femme bourrée. C'était sympa la soirée entre filles.
Pascal et moi avons été voir un match de hockey sur glace ce soir. C'était cool. Ça faisait des siècles que je n'avais pas été voir un match. On a retrouvé ses copains sur place. Que des mecs. J'étais la seule fille en fait. Ça ne m'a même pas embarrassé. J'étais juste contente de voir un match. Il fait toujours froid dans le stade, mais l'ambiance dans l'aréna était chaude.
Malgré le froid, je préfère nettement le hockey au foot. L'empêche, je suis toujours épatée de voir comment les hommes arrivent à se faire payer pour des futilités comme le foot ou le hockey. Pour les vies humaines que les femmes apportent à l'humanité, pas de compensations! Hum! J'ai entendu un mec dire qu'il se marie pour avoir une pute et une ménagère gratuite.
Il trouvait assez drôle que dans certaines cultures, c'est même les femmes qui doivent payer pour pour devenir des esclaves! 2000 ans d'abus, de lavage de cerveaux et d'esclavage ça compte. Dommage que les femmes ne revendiquent pas leurs droits. Même les homos ont plus de droits que les femmes de nos jours.
Malgré toutes ces petites pensées, j'ai adoré aller à un match avec mon petit cœur. Adoré qu'il me tienne par la main, adoré qu'il coure me chercher du thé chaud pour réchauffer mes petites menottes. Il a été adorable. Quant il m'a proposé de l'accompagner, j'ai dis oui tout de suite. Nolan avait un copain qui jouait ce soir là, et était froissé de voir Pascal arrivé avec moi.
Une adorable petite soirée en couple. Je me suis dis que rentrer le soir, après avoir trainé chez moi la journée pour bosser, c'était pour lui, de rentrer du boulot. J'étais contente de le voir arriver et lui sauter dans les bras. Il s'est mis à rire sans pouvoir s'arrêter. Hééé! Quoi? En fait, le fait de lui sauter dessus dès qu'il a passé la porte, l'a fait penser à hier soir avec le café dans le lit.
Arh, je crois que celle-là va être marquée sur ma pierre tombale. Mince. J'ai eu envie de lui lancer tous les coussins sur les canapés. J'avais la mine boudeuse, alors il s'est approché pour me prendre dans ses bras. Et il a pouffé de rire. il avait essayé de se retenir, mais il a raconté la tête que je faisais, et que c'était tellement drôle de devoir changer notre lit, sans compter couvrir le matelas. Et il riait.
Tshhh. Je ne trouvais pas ça si drôle. Pascal m'a dit qu'avec le temps, plus tard, quand j'y repenserais, je rirais aussi. Et voilà, il s'est laissé aller à carrément rire. Puis, vers la fin, il m'a dit que c'était vraiment chouette de se retrouver à la maison. Arh… Je fais pas le truc du "vivre ensemble en couple". Je déteste.
Si j'avais des doutes, je n'ai qu'à me rappeler qu'il risquait de ne plus me supporter après 3 mois, quand il me verra pété un plomb parce je n'ai pas envie de parler, ou après un temps d'adaptation, je risque de traîner en training pourri le week-end. Tant qu'on ne vit pas ensemble, je fais des efforts. 2 jours, 3 max, no blême, plus, pas sure que j'y arrive. J'suis chiante, je sais bien.
Comme j'étais contente de rentrer. Le week-end ne s'était pas passé comme je voulais, mais moins pire que ce que j'avais pensé. C'était ok, sauf pour la partie lecture. Je n'ai pas eu le temps de vraiment me détendre en bouquinant. C'est ma passion, et le week-end, je n'aime rien mieux que lire. La semaine, je n'ai pas le temps. Du coup, je ne me sens pas très reposée.
On a préféré manger à la maison, ce qui m'a plût. Dans la voiture, au milieu de nos bavardages, j'ai mentionné n'avoir pas pu lire. Donc, en arrivant à la maison, je me suis changée en 2 temps 3 mouvements pour aider Pascal dans la cuisine. On s'est fait des côtelettes, une sauce aux champignons, des spaghettis, avec une petites salades colorées.
Caro a mangé avec nous. Souvent Paul est là aussi, pas ce soir. C'est fou, peut-être qu'ils n'avaient pas envie de cuisiner chez eux quand on rentre du chalet. J'ai l'impression qu'on les a souvent chez nous le dimanche soir. Pas que ça me gêne, mais, manger en tailleur autour de la table du salon en bavardant avec la télé, collé l'un à l'autre. En fait, c'est moi qui le colle.
Après avoir bouffé, je les ai laissé autour de la table pour aller sauter dans le canapé avec mon bouquin. 1 ou 2 heures de lectures, et je serais reposée. J'aurai l'impression d'avoir un bout de mon week-end. Dès que j'ai le nez dans un livre, je n'entends plus ce qui se passe autour. Mais, tout à coup, j'ai entendu un petit rire. Pascal riait. Il est venu me poser un café sur la table et riait.
Donc, j'ai sorti ma tête de mon livre pour le regarder. Pourquoi riait-il? Il a pencher la tête de côté en regardant ma position. Ha oui, j'avais passé mes jambes par-dessus le dossier du fauteuil. Arh, je ne m'en étais pas rendu compte. Il s'est penché pour me faire un bisou avant de retourner discuter avec Caro. Il continuait à rire et disait à Caro que je fais un 360 quand je lis. Tsss.
Mes yeux fermaient tous seuls, et je baillais à me décrocher la mâchoire. Quand j'ai posé mon livre, j'ai réalisé que Pascal était déjà couché, la porte de la chambre grande ouverte. On ne fume pas dans la chambre, et avec la porte ouverte, arh, je pense que ma fumée a dû inonder sa chambre. J'ai pointé mon nez et vu qu'il lisait avec la télé. J'ai sauté sur lui.
Ciel, je voulais le surprendre et j'ai réussi. Les papiers qu'ils regardaient ont volés à travers la chambre, il a renversé son café dans le lit, et on a dû changer les draps. Il étouffait de rire alors que j'étais embêtée d'avoir foutu le bazar. Mais il n'arrêtait pas de rigoler. Oh mince, c'était la pagaille. Qu'est-ce qui a bien pu me faire croire que c'était une bonne idée de plonger sur lui dans le lit, sans regarder s'il tenait une tasse! Et Pascal continuait à se fendre de rire. Si gênant.
Au milieu de son rire, j'ai demandé qu'il arrête de se moquer de moi, il a dit "I fucking love you" (Je t'adore). Oh! Ça m'a coupé la chique, ce qui l'a fait pouffé de rire encore. Il a dit que j'étais trop marrante. Que c'était amusant de me voir faire la toupie quand je lis. Ça m'a boosté. Il est si chou. Je lui ai sauté au cou et failli encore causer des dégâts, mais il souriait et j'adore son sourire, c'est tout ce qui comptait.