La réunion de boulot aujourd'hui était intéressante. J'ai aimé voir le travail des autres, ça m'a donné des tas d'idées. J'étais tellement emballée que je me suis mise au boulot dès que je suis rentrée. Ce que je n'avais pas le temps de mener jusqu'au bout, j'ai fait des croquis et fait des notes pour pouvoir reprendre où j'étais. Même quand je vais marcher, je faisais des dessins dans ma tête.
Peut-être que j'aurai dû appeler Pascal hier. Peut-être qu'il n'était pas pressé de rentrer, parce qu'il n'y avait personne qui l'attendait. Je me demande ce qu'il faisait. C'était trop tard pour lancer mes détectives sur les talons de Pascal. Une gentille soirée avec lui, et je baisse ma garde. J'suis nul. Je me demande où il était ce soir. Il est rentré vers 23h, et n'a pas traîné pour aller se coucher.
Ahhh, je suis claquée, mais je dois bosser. Mince. Waouh, je n'arrive pas à croire que je n'ai plus de brûlures dans la poitrine. Peut-être que c'est grâce au Nexium? Ou au type qui soigne à distance? En tous cas je suis soulagée. Quand je fais des efforts, j'ai encore le souffle coupé. Je ressens une distante relent de brûlure qui aimerait refaire surface. J'ai chaque fois peur, mais il ne se passe rien. Peut-être que je m'écoute trop. Ou, j'imagine peut-être. ces douleurs de peur qu'ils reviennent!
J'ai passé une bonne soirée avec Pascal hier soir. C'est terrible, mais du coup, il me manque et j'ai encore envie de le voir. Toute la journée, j'ai hésité à l'appeler pour lui demander si je pouvais aller chez lui ce soir. Mais, je n'avais pas le courage d'appeler. Des tas de pensées me trituraient la tête; c'est mon mec, je peux quand même l'appeler. Puis non, si j'étais à sa place, ça me gonflerait! Je regretterais d'avoir été gentil, parce que je penserais que l'autre abuse! Bref, je n'ai pas appelé.
Le détective va me coûter la peau des fesses et un bras avec, mais faut ce qu'il faut. Ça commence avec des spy chez lui, à fouiller son natel, fouiller ses armoires, et maintenant des détectives! La pathologie s'aggrave, ça devient grave!!! Où est passé ma confiance? J'ai tellement peur de le perdre que j'en perds la tête? Donc, les couples vivent ensemble pour se surveiller!!!
Je ne pensais pas rester chez Pascal ce soir, parce que je voulais mettre les détectives au travail… Mais il a tellement insisté. Il voulait me faire à manger et passer la soirée ensemble. Pascal m'a rappelé que c'était ce qui était convenu. Railleuse, j'ai demandé, sans attendre de réponse, si à cause de ça, il n'avait rien prévu ce soir… Sous-entendus que, c'était pour ça qu'il voulait me voir, que je passe chez lui.
J'ai dû le vexer. Son ton a brusquement changé, et il m'a dit que si je n'avais pas envie, tant pis. Je n'avais pas à me forcer. Bon, je l'avais agacé! Le soir, il est revenu sur le sujet. Il paraît que ce n'était pas la 1ère pique que je lui lançais. Si j'avais quelque chose sur le cœur, il fallait que je parle. Il ne pouvait pas deviner ce qui se passait dans ma tête. Et il aimerait savoir ce que je pensais, ce qui se passait dans ma tête.
Après le "dans les pattes", aujourd'hui, tu m'as encore lancé une pique… Alors vas-y, explique.
Je n'avais pas envie de parler de ça. J'ai essayé de changer de sujet, mais il est resté la-dessus.
Ben… J'ai bien réalisé que tu n'avais pas envie de sortir avec moi ces temps. Si ce n'était pas clair, le coup de l'Italie me l'a fait bien comprendre.
Tu dis ça à cause de l'Italie? J'ai cru qu'on en avait parlé et que c'était réglé ça!
Pas du tout. On en a pas vraiment parlé. Puis, ce week-end là, c'était ton anniversaire, alors j'ai fait le poing dans ma poche. Mais, tu ne va pas me dire que j'ai tord quand même?
Pascal s'est adossé à sa chaise, le regard dans le vague. Il hésitait? Pascal a prit quelques bouchées sans me regarder en face.
T'as raison… C'est vrai. J'avais envie de sortir de mon côté. Et oui, j'en ai eu l'occasion, vu que t'étais à l'hôpital pendant longtemps, et quand t'es sortie, tu ne voulais pas aller où que ce soit. Et t'étais pas bien. Attention, je ne te reproche rien du tout. C'est moi qui suis pas clair dans ma tête.
Je le voyais se mordiller la lèvre. Quand nos regards se croisaient, il détournait vite les yeux.
Écoute, c'est ce que je pensais vouloir… Mais, tu m'as manqué quand tu étais à l'hôpital. J'étais inquiet. En Italie, j'ai regretté que tu ne sois pas là. Souvent, j'avais l'impression de commettre une faute. Ahh, comment dire… Je voulais sortir seul, mais une fois seul, tu manquais… J'ai réalisé que j'aimais que tu sois là quoi qu'il arrive. Afff, je ne sais pas vraiment. Je ne me comprends pas non plus.
Il l'avait dit. Il avait dit qu'il voulait être seul. Je n'allais pas le pousser à aller plus loin et finir par me dire qu'il voulait qu'on fasse une pause. Une pause, comme ça, il se sentira moins coupable, et aurait la conscience tranquille!
Tu sais, je l'avais compris. En plus, ça tombait bien, je n'étais pas vraiment en forme ces temps. j'ai de la peine à me remettre de mon séjour en soins intensifs. Incroyable, mais ça tombait bien. Tu n'avais pas à t'expliquer. Je me suis sentie coupable. J'avais l'impression de te laisser tomber… Donc… en fin de compte, ça tombe bien des 2 côtés.
Je me sentais coupable. Comme si je te laissais tomber alors que tu n'étais pas bien…
Alors oublie ça… Je n'ai plus à me sentir coupable et toi non plus.
Hum, je ne vais pas lui faire de scène en fin de compte. Ce n'était pas une bonne idée de lui dire que j'ai détesté qu'il parte sans moi en Italie. Je dois oublier ça et espérer que ça ne se reproduise pas. Même si je pense, enfin plutôt, j'avais envie qu'il reste avec moi.
Lui demander de rester et se faire chier pour mes beaux yeux??? C'est égoïste. Mais, ça me fait chaud au cœur de savoir que je manque quand je ne suis pas avec lui.
On a discuté longtemps de nos ressentis. J'ai fini par lui dire que j'aurai aimé qu'il reste. En même temps, non, parce que je crois qu'on ne se serait même pas vu. Ou, même si on se serait vu, j'avais des brûlures atroces dans la poitrine, et il se serait fait chier à 100 à l'heure. Je sais que je l'aurai encouragé à y aller s'il m'en aurait parlé. Pas aimé être mise au courant à la dernière minute.
Il ne m'en avait pas parlé, comme si j'étais le genre à faire une histoire et à l'empêcher d'y aller. Du coup, parce que ça c'était passé comme ça, ça me fait penser qu'il n'aurait pas dû y aller et me planter toute seule. Ça n'aurait pas été le cas s'il m'en aurait parlé. Je n'aurai pas à ressentir cette espèce de déception. Je lui ai avoué que je lui en ai voulu. C'était dans mon dos...
J'ai failli lui dire que j'ai été contente de savoir qu'il en avait fait autant avec Caro. Que j'étais contente qu'elle n'ait pas été avec lui. Mais, aussi sec, je me suis dis que non. Si elle était là-bas, elle aurait su ce qu'il avait fait ou pas fait, et j'aurai fini par le savoir. Ouf que je n'ai pas laissé ma bouche dire n'importe quoi. Au moins, il a compris; il aurait dû m'en parler avant.
C'était bien de mettre tout ça clairement sur la table. Avec une petite grimace, je lui ai dis que je regrettais un peu de ne pas pouvoir lui faire une petite scène. Ça l'a fait rire aux larmes. Après c'était juste des bisous et des câlins. Il m'a dit que j'étais libre de lui faire une scène quand je voulais, tant que ce n'était pas du sérieux. Et, après une dispute, se rabibocher était génial...
Du coup, je me demande si j'ai bien fait de prendre un détective!!! J'ai été peut-être trop impulsive!
Hier, on n'a pas eu à supporter un débarquement. Colin est revenu à quai avec son bateau, vers 22h, pour déposer Paul, Caro et ceux qui avaient parqués ici autour. Ils n'ont pas tardé parce que lundi, tout le monde bosse. Donc, on a relativement eu la soirée à nous. J'étais contente, on a enfin passé une journée ensemble. Toute la journée, j'ai bien senti que Pascal avait quelque chose à dire, mais il n'a sans doute pas osé. J'étais trop gentille, toute câline, alors il s'est retenu.
Dès que le bateau est revenu, j'ai filé. Sous prétexte que je devais passer chez moi pour aller chercher mes médocs. Vu que je dormais chez lui. Je lui ai dis que j'en avais pour 1h tout au plus. En fait, je n'avais rien oublié, je voulais juste ne pas être là. Je n'avais pas envie de faire ami-ami avec qui que ce soit. J'avais encore le regard que m'avait lancé Amélia sur l'estomac. Je ne sais pas, mais je me doutais de quelque chose, et je ne savais pas comment réagir.
Quand Pascal et Paul se sont retrouvés seuls, il fallait que je laisse passer l'heure, mais je pouvais rentrer. Paul lui a demandé pourquoi il les avait plantés. C'est là que j'ai appris que l'engueulade qui avait renvoyé tout le monde chez nous le week-end passé, était à cause de Tamika. Pour Pascal, c'était gênant, Michael était son pote. Elle drague ouvertement Pascal devant son ami. Le pote chez qui ils étaient avait le même reproche à faire à sa copine. Il avait l'impression qu'elle et Tamika faisaient un concours!
L'engueulade avec sa nana a flingué la soirée. Ils ont préféré ne pas se mêler de leur dispute. Ils n'ont pas attendu d'être renvoyé.
Paul lui a demandé pourquoi il était si distant, silencieux, presque avec l'air de s'ennuyer, alors que je le laissais faire ce qu'il voulait. Pascal lui a dit que c'était bizarre, mais je lui avais manqué. Il aurait préféré que je sois avec lui. Donc, c'était pour ça qu'il est resté avec moi le lendemain!
Pascal voulait encore me demander de faire une pause dans notre relation.
Paul lui a déconseillé de faire ça. Il était aussi libre qu'un célibataire, pourquoi voulait-il encore mettre des cases autour des choses? On pouvait dire qu'on avait une relation ouverte et libre. Que lui fallait-il de plus? Je ne peux pas en faire plus! Plus libre que ça tu meurs! Plus compréhensive que moi, tu meurs aussi !!!! Il exagère, non? Le cœur lourd, je suis rentrée. Leurs discussions m'avaient perturbées. Ça m'a fait me sentir empruntée. Presque humiliée.
Je n'ai pas osé regarder Paul, lui était dans les confidences de Pascal. Paul savait mieux ce que pensait Pascal que moi… Pendant que Pascal était au boulot lundi, je suis rentrée. J'ai fait des courses dans l'après-midi, avant de retourner chez Pascal. Je voulais lui préparer à manger. Aussi, j'allais être plus qu'adorable, ça l'empêchera de dire des trucs que je ne veux pas entendre.
Aujourd'hui, j'ai fini par engager un détective. Je devais les rencontrer cet après-midi… Voilà, c'est fait. Je veux savoir ce qu'il fait quand il ne rentre pas, ou rentre tard… et avec qui !
Dim 17 Août 2025 - Tamika exagère! - Regard d'Amélia!
Minuit et demi, Pascal n'était pas rentré. Rien de surprenant. Quand on fait la fête sur un bateau, où on n'a pas à faire attention aux bruits de musique et autres, ça peut durer jusqu'au matin. Donc, je n'ai pas été étonnée quand Pascal m'a écrit pour me dire qu'il ne savait pas quand il rentrerait. Ils ne semblaient pas prêts à revenir à quai. Caro m'a appelée juste après en visio. Je voyais Pascal en arrière plan.
Tamika était collée à lui et avait passé un bras autour de sa taille et la tête appuyée contre son épaule. Un petit couple appuyé à la balustrade et qui regarde les lumières des villes autour du lac. C'est la nana de Michael, un très bon copain à Pascal, et malgré la présence de Michael, elle tourne autour de Pascal sans vergogne. Sincèrement, je pense que ça doit embarrasser Pascal vis à vis de son pote.
Parce que c'est la nana d'un bon copain, il n'ose pas l'envoyer sur les roses. Caro a demandé ce que j'avais fait, parce que Pascal se tient sur ses gardes, notamment avec Tamika. Je pense que j'ai rien à voir là-dedans, et que c'est plutôt à cause de son pote qu'il est sur ses gardes. Caro a dit qu'il se réfugie souvent vers elle, la prenant comme paravent. Ça l'a faisait rire. D'ailleurs, Pascal s'est mis à la chercher du regard. Peut-être que Tamika fait ça pour faire piquer la mouche à Michael et le rendre son mec jaloux!
C'était passé presque 1h du matin, et la fête continuait. Colin a proposé qu'ils dorment tous sur le bateau, mais Pascal a rouspété. Il voulait rentrer. Alors, Colin a proposé que ceux qui le veulent rester dormir. Il dépose les autres chez Pascal et les reprend dimanche, vers 10h. Ils vont aller manger sur la France, vers Evian. Caro ne savait pas encore ce qui avait été décidé… Pascal a appelé quelques minutes plus tard.
Pascal est rentré vers les 3h du matin. J'étais encore à traîner devant la télé. J'étais en train de regarder une série sur Netflix. Les petites séparations font du bien, parce que j'étais plus que contente de le voir arriver et aussi à l'idée de dormir dans ses bras. Il n'était pas rentré tout seul. Quelques potes sont venus dormir à la maison, De toute façon, il n'y avait pas assez de place sur le bateau pour tout le monde.
Enfin, c'est ce que Pascal m'a dit. Il m'a un peu raconté la soirée, les jeux qui commençaient à déraper. Que c'était comme une soirée intime, comme s'ils étaient chez quelqu'un. Sauf que sur un bateau, on ne peut aller nul part. Il m'a dit qu'il y en avait un qui était tellement bourré, qu'il s'est mis à vomir par dessus la rambarde. Beurk. Dire que les poissons vont manger ça! Je mange plus de poisson, voilà!
Vers les 9h, encore crevé de n'avoir pas assez dormi, on attendait l'arrivée de Colin. Les 2 nanas et le copain qui sont venus dormir ici, ne se sont pas couché tout de suite. Ils ont encore bavardé une petite heure sur la terrasse avant de penser à se coucher. Le matin, Pascal a été chercher des croissants et tout avec Dana. C'était ce qui avait été convenu avec son pote du bateau, Colin.
Un peu avant 10h, on a vu le bateau arriver sur le ponton. Pascal n'avait pas envie d'aller sur le bateau aujourd'hui. Il n'y avait que moi qui savait. Tamika l'avait fait chier hier, et il ne voulait pas de problèmes avec Michael.
Pascal n'allait pas laisser une nana semer la zizanie entre son pote et lui. Il les a accompagné au bateau. Il est monté pour apporter le petit déjeuner et tout, puis avant le départ, Pascal a quitté le bateau pour revenir à terre.
Caro, Paul et Michael ne s'y attendaient pas. Enfin, personne ne s'y attendait en fait. Bras dessus dessous, on leur a fait signe depuis le ponton. Puis on est retourner se jeter au lit. On en a profiter pour rattraper le sommeil en retard et de notre après-midi en tête à tête.
Enfin, c'est plutôt moi qui voulait en profiter à fond. Je me doutais qu'en fin de journée, on risquait bien d'avoir tout le monde qui débarque!
Et ce sera fini, Pascal ne sera plus rien qu'à moi...
Bizarrement, le regard que m'a lancé Amélia me reste en mémoire… Je ne sais pourquoi, mais j'ai ressenti une sorte de… malaise? avertissement? Je ne sais pas, mais j'ai pas aimé. Amélia? Amélia? Est-ce que ça devrait me rappeler quelque chose? Je n'arrive pas à la replace sur mon échiquier… Sa façon de me regarder est rester graver dans ma mémoire… Drôle de regard!
Samedi, ce n'est qu'en début de soirée que des potes ont commencés à se pointer ici. Enfin, chez Pascal. Je suis arrivée là, un peu avant midi, pour qu'on déjeune ensemble. Je n'avais pas regardé les messages dans le groupe, comme Pascal ne me voyait pas me préparer, il m'a demandé si je ne venais pas sur le bateau tout à l'heure. Si je ne voulais pas mettre quelque chose de plus chaud. Ouais, je n'avais pas vu les messages!
J'ai commencé à en parler avec Pascal. Peut-être qu'il préférait peut-être y aller seul, et que je reste à la maison. Je lui ai dis que j'avais l'impression que ces temps-ci, il avait l'air d'avoir envie de ne pas toujours m'avoir dans les pattes. Il a réagi quand j'ai dis "dans les pattes".
Pourtant, Pascal n'a pas réfuté le fait qu'il avait envie de sortir de son côté. Alors, je lui ai demandé s'il préférait que je rentre chez moi, ou que je l'attende à la maison...
J'imagine qu'il n'osait pas me dire de rentrer, alors j'ai suggéré que je rentre chez moi, et qu'il m'appelle s'il voulait que je vienne. Étonnant, mais Pascal a insisté que je reste chez lui. Qu'il est toujours content de rentrer et me trouver à la maison. J'ai noté qu'il n'a pas insisté pour que je l'accompagne. J'avais donc raison. Il voulait sortir de son côté et n'avoir aucun compte à rendre. Il voulait aussi éviter les engueulades, alors il ne disais rien clairement.
Je l'ai accompagné jusque sur le ponton. Il m'a fait un bisou, et je les ai regardé monter à bord. On dirait que Caroline n'avait pas dû recevoir les mêmes ordres! J'ai eu le temps de distinguer Tamika, Marsha, Dana et Stéphane.
Arh. Je me sentais un peu anxieuse, mais fière aussi d'avoir eu assez "confiance" pour le laisser partir sans moi. J'allais faire demi-tour pour rentrer quand j'ai vu Pascal ressortir du bateau. Il voulait encore un bisou. Il m'a serré très fort dans ses bras. Ça m'a fait rougir.
Hum, ça m'a fait drôlement plaisir. A cause de ces adorables bisous, j'ai pensé qu'il resterait plutôt sage. Les oreilles en feu, gonflée à bloc, je suis restée là à lui faire signe, alors que le bateau s'éloignait. Je me suis ensuite installée dans le canapé à lire. Puis, je me suis rappelée que Paul avait des lunettes d'approche, peut-être que je pourrais voir ce qui se passait sur le bateau. Mince, il faisait nuit, je ne verrais sans doute rien.
Arh, c'est le week-end! D'habitude, le week-end c'est mon moment préféré de la semaine. Maintenant, j'appréhende. Je me demande ce que Pascal va encore inventer. Il m'a appelée en milieu d'après-midi pour me dire qu'il avait un truc avec les copains ce soir. Comme d'habitude, je n'ai rien demandé. Il a dit que je pouvais aller à la maison, mais il ne savait pas quand il rentrait.
Je lui ai dis que ça ne me posait pas de problème, j'avais un anniversaire ce soir. C'était vrai. Je cherchais comment présenter la chose, mais c'est lui qui a annulé.
Il a été le 1er à trouver une parade pour ce soir. Si je ne trouvais rien pour Pace, il allait falloir que j'annule. En fait, je n'avais pas très envie d'y aller. C'est une sorte de soirée pyjama entre filles. Aucune envie de dormir ailleurs que dans mon lit. Je pensais juste passer un moment avec mes copines et rentrer chez moi.
Ma cops Annie n'a invité que des nanas. Elle s'est séparée dernièrement de son mari. S'il était encore dans le décor, elle ne nous aurait pas invitée. Encore moins que des nanas. Les filles ne sont vraiment pas solidaire. C'est pour ça qu'on se fait massacré depuis plus de 2000ans.
Les mecs sont solidaires, ils défendent les intérêts des mecs. Tandis que les femmes sont prêtes à tirer les unes sur les autres! Elles sont si facilement manipulées, ce sont des victimes consentantes.
J'ai donc fait un passage que je voulais "éclair", mais finalement, je ne suis rentrée que vers minuit… J'ai évidemment regardé si Pascal était chez lui. Niet. Personne. Pas un chat. Une maison hantée de vide. J'étais trop fatiguée pour rester accrochée à l'écran de mon ordi. Quand même, ça me rend anxieuse de n'avoir pas pu voir Pascal ce soir. Il préfère passer la soirée sans moi.
Hum, Pascal est rentré après 23h ce soir, juste pour aller se coucher. Je me demande où il était et avec qui. S'il avait un truc ce soir, il ne m'en avait rien dit hier. De mon côté, j'ai bossé en surveillant son chez lui. Rien, niet. Quand il n'y a pas de mouvement, c'est triste. La maison paraît vide. Je dois dire que ça avait le don de me foutre le bourdon. Je deviens nerveuse et anxieuse.
Jeu 14 Août 2025 - Idem, no show!
Ce soir, comme hier, Pascal n'est rentré que pour se jeter au lit. Ça m'inquiète. Qu'est-ce qu'il peut bien faire jusqu'à des 23h? J'ai poussé ma curiosité à aller jusqu'à appeler Caro. Elle ne savait rien non plus. Elle avait voulu le voir, mais il lui avait dit être occupé ce soir. Mais sans expliquer de quoi. Elle a bien essayé de lui tirer les vers du nez, mais que dalle. Pace est resté évasif.
Hier soir, Pascal est rentré tard. Vu que personne ne l'attendait à la maison, il ne s'était pas pressé. Paul est descendu, et ils ont joué à la guitare longtemps, tout en papotant. Ils ont parlé du week-end, mais aussi de certaines des filles. Je ne les connaissais pas. Une des filles plaisait bien à Paul, Pascal a aussi parlé d'une qui lui a plût. Zut, il n'a pas donné de nom.
Pascal était déjà dans son lit, à regarder la télé quand quelqu'un a sonné à sa porte. Le temps de regarder son natel, d'enfiler un bas de training et un T-shirt, il a été ouvrir. C'était une des poulettes que Paul et lui avaient ramené samedi soir, de chez leur pote de Nyon. Elle avait une bouteille de vin à la main. Pascal souriait. Toutefois, il a eu un geste qui me fait penser que ça le dérangeait un peu; il a passé la main dans ses cheveux.
Forcément, c'était l'heure de dormir, pas de recevoir des visites. Il l'a quand même laissé entrer. On pouvait noter une certaine entente, probablement parce qu'elle est américaine. Sally je crois. Installée sur le canapé, elle bavardait gaiement. Assis sur le fauteuil à côté, Pascal la regardait avec un petit sourire amusé. Moi, pas amusée du tout. Le culot de se pointer chez un mec si tard!
Ils n'ont fait que discuter. Pascal n'a pas voulu de vin, mais il lui a tendu un verre. Il buvait un coca. Samedi, s'ils se sont tous repliés chez Paul et Pascal, parce que la femme à leur pote et lui se sont mis à se disputer. Pascal a croisé les mains sur sa tête en se laissant couler dans son fauteuil. Ça dénotait qu'il était fatigué. J'imagine qu'il cherchait comment lui dire de s'en aller.
Les cheveux bruns qui arrivent aux épaules, Sally avait sans doute dû deviner. Elle s'est encore excusée pour l'heure, et est partie. sans se faire prier. Non mais, c'est qui celle-là encore. Je ne l'avais même pas remarquée l'autre jour! J'ai l'impression de perdre la main. D'habitude, je remarque instantanément quand une nana s'approche trop de mon mec! Non d'un chien, quel culot!
Ce soir, à cause de la visite dérangeante d'hier, j'ai été chez Pascal. Je n'avais pas envie de faire grand chose. J'étais aux anges d'être collée à lui. La télé tournait, il lisait et j'étais couchée sur lui l'oreille collée à son torse. J'entendais son cœur battre. Distrait par sa lecture, sa main balayait mon dos, remontait vers ma nuque, et de temps en temps, il sortait son nez de sa lecture pour me faire un bisou sur la tête. iiiich. je l'adore trop fort! Je me suis serrée encore plus contre lui.
Avec ses petits câlins et bisous, j'ai fini par m'endormir. Il a dû me réveiller pour ailler se coucher.
Mince, aujourd'hui, je suis de très mauvaise humeur. J'en ai marre de mes colocs. Ras le cul. Il y a toujours du bordel partout. Et je dois passer mon temps à leurs courir après pour ranger après leurs passages. M'énerve. J'ai acheté un nouveau rideau de douche depuis bientôt 6 mois, est-ce qu'ils ont pensé changer le rideau? Ben non. Je pense que je dois encore le leur dire!!! Vraiment!
Je devais aller chez Pascal ce soir, ben je n'y vais pas, parce que je ne suis vraiment pas d'humeur. Pourtant, quand il a appelé en début d'après-midi pour dire qu'il allait faire du sport avant de rentrer, j'étais encore de bonne. 30 minutes après, finito, j'avais envie de cogner. Le comble, c'est qu'ils osent élevé la voix pour mentir. Ben non! C'est pas tous les jours Noël.
Comme je suis plutôt passive, et que la plupart du temps, je laisse passer, ils pensent qu'en vociférant, je vais les croire et baster.
Après m'être énervée, j'ai envoyé un message à Pascal pour dire que je ne pouvais pas ce soir; truc de famille de dernière minute. Quand je l'ai eu au téléphone après mon message, je lui ai avoué que j'étais plutôt de mauvaise humeur. Que si on se voyait, je risquais de lui prendre la tête. Je n'avais pas envie de socialiser non plus. Ni parler, ni faire semblant. Rien de rien.
Déjà au téléphone, j'étais sèche… Pascal l'a bien senti. Arhhh, je suis hors de moi... Je devrais faire de la boxe ou quelque chose, pour pouvoir aller cogner dans un truc de tout mon saoul... Mince , je suis furax.