Dim 17 nov 2024 - Trop impulsive

Publié le par JaneDo

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Dim 17 nov 2024 - Trop impulsive

Dimanche, 2h du matin, je venais de fermer la porte sur Pascal en train d'embrasser une autre femme. Mon cœur a dévalé une pente, et j'avais les larmes aux yeux. Pascal faisait face à la porte dans son exercice, dès qu'il m'a vue, il a lâché la bonne femme. J'ai aussitôt détallé comme si j'avais une armée de zombie à mes trousses.

J'ai alors réalisé que ce devait être un jeu, ou si non, Pascal devait être assez bourré. Mais pas tant que ça, puisqu'il m'a poursuivie.

Les curieux étaient déjà à la porte du Carnotzet à nous dévisager. Pascal m'a attrapée par la main. Paul avait aussi suivi et est venu me sauver. Paul m'a demandé si j'étais venue pour savoir quand on s'en allait. J'ai fait oui de la tête. Soulagée. Pace a fait la grimace, il n'était pas plus en état de conduire que Paul ou même Caro.

J'ai levé la main comme à l'école. Moi, je pouvais conduire, je n'avais pas bu tant que ça. J'étais juste venu demander si on dormait sur place, ou si on rentrait. Si on dormait sur place, j'étais raide, et j'aurai voulu savoir où je pouvais me poser. Carlos s'est avancé pour aller me montrer.

Tout le monde était d'accord pour rester on dirait. Mais Pascal préférait quand même dormir chez lui, dans son propre lit. Paul pareil. Par ma faute, ils ont décidés de rentrer.

J'ai donc pris le volant. Paul s'est mis devant et m'a indiqué le bouton pour mettre en route son 4x4. Tout était automatique, comme celle à Pascal. Donc, pas besoin de chercher où allumer les phares et tout ça. Il y avait de la neige sur les routes, j'avais un peu la trouille, parce que ce n'était pas ma voiture.

Pascal était à l'arrière avec Caro. Il a dit qu'il ne voulait pas que j'aille me coucher là-bas dans un coin et que je me fasse agresser alors qu'ils ne se doutaient de rien, et faisait les cons ailleurs. Avec la musique et tout, ils n'auraient rien entendu. J'ai rigolé, et il m'a demandé si je n'avais pas vu ces reportages sur les crimes et tout. Mieux vaut être méfiant que...

Je voyais de quoi il parlait, je regarde beaucoup de documentaires, enquêtes, etc. Je suis fan.

J'ai sursauté quand j'ai réalisé que Michael était dans la voiture. Il avait demandé qu'on le dépose chez lui au passage. Il laissait sa voiture chez Carlos. Il n'était pas en état de conduire. Donc, on l'a déposé. Je pensais aussi déposé Caro, mais elle voulait venir dormir à la maison. Silence radio dans la voiture quand elle a parlé.

Caro était à moitié vautrée sur Pascal. Pour briser le silence et relancer la discussion, j'ai demandé ce qu'ils avaient décidé de faire pour le chalet. Le papotage a repris. En fait, ils n'avaient encore rien bloqué. Puis Paul a dit en taquinant Pascal, qu'il n'était même pas là pendant les 2 semaines de la période des fêtes, c'était chiant.

De temps à autres je jetait un œil dans le rétroviseur sur Pascal et Caro. Je suis sûre qu'ils fricotaient. Mais bon, je gardais aussi les yeux sur la route. Ce serait le comble que je flingue la bagnole à Paul. Il faisait bon chaud dans la voiture, et la neige continuait de tomber rendant la visibilité difficile. Il y avait des conducteurs qui roulaient comme des malades.

Une fois à destination, Paul est monté aussitôt. Il était raide. Caro s'était pendu au cou de Pascal pour se faire porter. Pascal s'est exécuté sans rechigner. Il l'a portée directement dans sa chambre. Moi, je tournais en rond. Je boutiquais pour m'occuper en me préparant un café, etc, parce que je ne voulais pas les déranger. Je dois juste m'habituer, puisqu'il est en couple avec elle aussi.

Pascal est sorti de la chambre pour me demander si je ne venais pas me coucher. C'était le signal que j'attendais pour aller enfin me coucher. Pascal m'avait entouré de ses bras par derrière et me donnait de petits bisous dans le cou. J'ai prétendu que je voulais d'abord finir mon café et je viendrais. Je crois que Caro dormait déjà.

Je ne sais pas s'ils avaient fait l'amour ou pas. Je dois faire attention à mon impulsivité. Tout à l'heure chez Carlos, j'étais partie au 1/4 de tour. J'avais sauté aux conclusions sans réfléchir. Heureusement, grâce à Paul et Pascal, je m'en suis tirée sans trop de honte. J'avais été là-bas pour demander ce qu'on faisait... C'était faux.

Je me suis sentie seule en haut. Je m'ennuyais, alors ça m'a donné envie de rentrer. Ou si on restait sur place, alors d'aller me coucher. Au moins comme ça, ça ne se voyait pas que je me faisais chier. Et je me demandais ce qu'ils faisaient là-bas en bas. Quand j'ai vu Pascal en train de savourer les lèvres d'une autre...

Bref, on était enfin à la maison. Dans notre antre. loin des regards des autres. Je pouvais me détendre, être un peu plus moi-même.

J'ai été réveillé par les rires étouffés de Caro. Les "chuuut" de Pascal n'y faisait rien, c'était même le contraire. J'ai continué à faire semblant de dormir. Je n'aurai pas su quoi faire autrement. Je ne savais pas de quoi ils parlaient, ni ce qui faisait rire Caro. Bref, j'étais hors du coup une fois encore. Donc, autant continuer à dormir.

Mince, est-ce que Pascal s'amuse plus avec les autres femmes qu'avec moi? Arhhh, me voilà plongée dans mes doutes encore. Ils avaient l'air de bien s'amuser.

Puis ça s'est clamé. J'ai compris qu'ils étaient passé à des choses plus sérieuses en entendant les gémissements derrière moi. C'était Caro qu'on entendait le plus.

J'ai continué à faire semblant de dormir, pendant qu'ils se douchaient, rigolaient et s'amusaient comme des gosses, et ce, jusqu'à ce qu'ils sortent enfin de la chambre. Là, je pouvais me détendre.

Pascal est revenu dans la chambre avec un café fumant. Ouf, j'avais été me laver les dents, parce qu'il m'a fait un gros bisou.

Bon, quand mon mari essayait de me réveiller avec un café, je l'envoyais sur les roses comme une Lionne enragée. Là, ça passe. Faut dire que son petit sourire mutin et ses petits bisous dans la paume et tout... Comment résister. Ça a dérapé. J'ai fondu comme neige au soleil. Mes palpitations s'entendaient jusqu'au bout du lac.

On a retrouvé Caro au salon. Elle avait préparé à manger. Comment la renvoyer chez elle avec de si gentils attentions. Perso, je n'avais pas faim, mais j'ai voulu faire honneur aux efforts de ma copine. Comment ne pas apprécier. On a passé une après-midi sympa. On a discuté des fêtes avec l'absence de Pascal.

Pascal m'a demandé si je voudrais l'accompagner. J'hésitais. Je ne pouvais pas, mais je ne voulais rien dire encore. Caro lui a demandé pourquoi il ne lui demandait pas à elle aussi. Pascal a rigolé; il ne pouvait quand même pas nous emmener toutes les 2. Je pense qu'ils pensaient tous les 2 que j'allais finir par refuser...

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