Dim 27 oct 2024 - Collante
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Dim 27 oct 2024 - Collante
Si j'étais un peu plus sure de moi, bien dans ma peau, quand Natacha a débarqué pour la 2ème fois, je serais intervenue pour qu'elle sache ce que je ressentais et pas avoir l'air si passive. Lui faire comprendre qu'ici, j'étais chez moi, et que je pouvais aussi la mettre à la porte, sans que Pascal ait à intervenir... Je lui aurais balancé ce que je pensais;
"Tu ne trouves pas que tu exagères? Comment oses-tu débarquer ici quand bon te semble? Pascal a été assez gentil pour aller manger avec toi et ton frère, mais là, t'exagères! Tu ne devrais pas être chez toi à t'occuper de ton gosse, au lieu de venir pleurnicher ici? Dégage. Fiche nous la paix!"
Mais, comme je manque de confiance en moi vis-à-vis d'elle, je n'ai rien osé dire... Mon petit cœur n'avait pas dépassé les limites hier soir, donc aujourd'hui, je me sentais plutôt optimiste. Je me sentais bien. Pascal était un peu laminé. Il avait dû traîner toute la journée dehors.
Hihihi, moi, j'ai bien dormi, et je me suis larvée toute l'après-midi sur le canapé à lire. L'histoire du dernier bouquin que j'ai lu me hante encore.
J'ai aussi fait la liste des bouquins de mes auteurs préférés pour ne pas racheter 2x le même bouquin. Parce que là, il y en a 3 que j'ai acheté à double. Je peux en offrir 2, le 3ème non, parce que je l'ai en e-book.
Faut encore que je trie entre ceux que j'ai lu, et mes futures lectures. Quand on a fait la peinture ici, tout a été chamboulé. Je n'aime pas qu'on touche à mes livres, mais là, c'est Tchoy et le peintre ont déplacés mes bouquins. Rhhh.
J'ai aussi quelques bouquins qui trainent chez Pascal. Quand je les aurai lu, je les ramènerai chez moi. Bon, quand je commence un livre, il me suit, jusqu'à ce que je le termine. Comme la dernière fois: j'avais commencé "Nymphéas Noir" chez Pascal et je l'ai fini chez moi. Il traîne sur la table près du canapé. Je ne l'ai pas encore rangé dans ma bibliothèque.
Dès le moment que je suis arrivée chez Pascal, j'étais un pot de colle. Je le collais partout, avant de me dire qu'il risquait de penser que j'étais jalouse pour hier soir, et que c'était pour ça que je le collais. Pascal risque de penser qu'il faut me rendre jalouse pour que je me montre plus amoureuse? Zut, c'est pas le bon message. J'étais juste contente d'être avec lui.
J'avais envie de le sentir, le toucher, être l'eau qu'il boit, l'air qu'il respire... Si j'avais pu, je me serais glissée sous sa peau. Et j'aimais le voir sourire, voir ses yeux briller. J'aime qu'il aime que je le colle, j'aime son regard amusé. J'aime qu'il me serre dans ses bras en me chuchotant qu'il m'aime, qu'il aime que je le colle, et qu'il m'embrasse.
Ses baisers me font fondre. Mon cœur bat à un rythme fou. Je ne peux m'empêcher de lui sauter dessus.
Natacha lui a envoyé une tonne de message. Elle a essayé de le joindre par téléphone, mais il n'a pas répondu à ses appels. il avait mis son natel sur silence. J'ai lu quelques uns de ses messages quand il était sous la douche. Seulement ceux qu'il avait lues. Elle était insistante. Je n'ai osé écouté qu'un seul de ses messages vocaux.
Elle lui demandait de l'appeler, elle s'ennuyait. Quand je pars, est-ce qu'elle pourrait alors venir. Ça m'a fichu la chair de poule.
Le dimanche a passé en un éclair. Le soir, on est sorti manger. Pascal a invité Caro. Elle a raconté les potins du bureau. Les histoires des jeunes secrétaires avec qui elle était en contact. Ça ne m'intéressait pas des masses, mais j'ai quand même écouter. Je dois faire plus attention à ce qui se passe autour des autres. Je ne vois que Pascal.
J'étais impatiente de rentrer et passer la soirée collée à Pascal. Il a joué un moment à la guitare. j'essayais de lire, mais je n'arrivais pas à détaché mon regard de lui, avec un sourire bêbête. J'étais en extase, j'aime le regarder jouer. Je me rappelais que j'avais failli le perdre.
Mais aussi, que j'avais je-ne-sais-comment, réussi à le récupérer. Enfin, peut-être pas totalement. Il voulait encore se sentir libre, sans avoir de compte à rendre... Mais, je crois que je l'ai retrouvé... que j'ai encore du pouvoir sur lui. Il se sent encore lié à moi. Je dois continuer à faire des efforts pour le surprendre... Oui, je dois.
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