Dim - 29 Nov.2020 - Nid de douleurs

Publié le par JaneDo

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Dim - 29 Nov.2020  - Nid de douleurs

Ok, quoi que je fasse, cette bande me hantait, il fallait que je l'écoute. J'en avais aucune envie. Je n'avais pas envie d'écouter, et certainement pas envie de voir la preuve de la trahison de mon homme. Mais, il fallait que je le fasse pour savoir ce que je devais faire.

Je ne voulais pas les entendre faire l'amour, mais j'ai dû. Je ne savais pas quant ils se mettraient à parler. Ça fait mal.

Mais c'est seulement après que Pascal lui a demandé de garder sa langue. Qu'il savait qu'elle risquait de m'en parler, et il lui a demandé de promettre. Je ne devrais jamais apprendre ce qui s'était passé ce soir. Jamais. De toute façon, il nierait tout, ça risquait de tout gâcher.

Il ne lui le pardonnera jamais. Après ça, ce sera facile de l'écarter de nos vies. Caro a fini par promettre. Elle ne dira jamais rien.

Caro a roulé sur elle-même et s'est levée, probablement pour partir. Pascal l'en a empêchée, l'a prise dans ses bras et ils se sont mis à s'embrasser. Pas besoin d'avoir fait l'université pour savoir comment ça allait finir.

J'ai arrêté la bande et je l'ai effacée. Ils avaient décidé de ne rien me dire. C'était leur secret. Comment en faire état sans que Pascal finisse par se douter que je le surveillais? Impossible.

Je ne pouvais ni lui faire la gueule, ni faire une scène. Je n'étais pas sensée être au courant. Peut-être forcer Caro à tout me dire? Faisable? Peut-être? Mais ça risquait d'être assez difficile. La saouler et prétendre qu'elle m'a tout raconté? Hum! Pas sûr que ça fonctionne.

Je devais donc faire semblant de ne rien savoir et les surveiller du coin de l’œil. Les surveiller tout le temps.

Les choper en flag serait l'excuse pour rentrer chez moi. Il devra ramper longtemps. Très longtemps. Je n'avais pas envie de le quitter. Je l'aimais malgré tout.

Même si ça faisait mal à en crever, je ne voulais pas le perdre. Personne n'est parfait. Lamentable, peut-être, mais c'est l'homme que j'aime. J'allais donc devoir mettre mon masque d'ignorance, sourire et jouer mon rôle.

Pascal rentrait de Gstaad ce soir, est-ce que j'ose passer le voir? Rhhh, j'avais envie de le voir, mais j'avais encore trop mal, à l'endroit de l'opération et à la tête.

Ça fait 2h que je me retiens de me précipiter sur un calmant. Je pense que 2h, c'est bon, je peux me permettre un maintenant.

Non, je ne pouvais pas passer le voir. Imaginer que Caro finisse chez lui m'angoissait. Malheureusement, je n'étais pas en état pour aller vérifier. En fait, peut-être que je ne voulais pas savoir.

Je ne voulais pas avoir une chose de plus, qui me sape le moral, et devoir faire bonne figure.

Pascal m'a appelée sur le chemin, en rentrant de Gstaad. Malgré sa gentillesse au téléphone, j'ai hélas eu l'impression qu'il voulait s'assurer que je ne débarquerait pas à l'improviste. J'avais d'abord dit franchement que je n'étais pas en forme, que je préférais rester tranquille. Qu'on se verrait la semaine prochaine.

Mais, à la fin de la conversation, je lui ai dis que je passerais. Que j'avais envie de le voir et qu'il me remonte de moral.

Je n'avais pas l'intention de passer, même si j'en avais envie. Vers 21h, en ne me voyant toujours pas, il a essayé de me joindre. J'ai répondu en laissant la musique brailler dans l'appareil et j'ai raccroché. Ça pouvait lui laisser penser que j'étais en voiture.

Pascal sait que j'ai toujours la musique à fond. Finalement, j'avais vraiment trop envie de le voir un petit moment. Alors j'y suis allée. Faible. Je suis une vrai carpette.

Ridicule, je n'arrivais pas à me tenir droite, la cicatrice tirait et faisait mal. Pascal m'a transportée sur le canapé. Je lui ai dit que je ne restais que 5 minutes, pas plus. Ça m'a fait du bien de recevoir une bonne dose de tendresses et de câlins. Je suis repartie 10mn plus tard.

Pascal a raccompagnée l'éclopée que je suis à sa voiture!

J'ai pensé surveiller un moment pour voir si Caro allait se rappliquer, mais j'étais trop naze. En plus, je risquais de tomber dans les pommes. J'ai fais attention en rentrant. A n'importe quel signe, je prévoyais de m'arrêter de suite, sur le bord de la route. Question de prudence. Je n'aurais pas dû conduire dans cet état.

Je préférais finir ma nausée et tomber dans les pommes chez moi. Sinon, sur la route, je finirais à l'hôpital.

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