Dim - 4 Déc 2022 - Sanglots
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Dim - 4 Déc 2022 - Sanglots...
Je ne voulais pas m'endormir. Je voulais m'éclipser quant Pascal se serait endormi. Hélas, j'ai fini par m'endormir, et je me suis réveillée en sursaut. Dès que j'ai essayé de mettre le pied hors du lit, Pascal m'a serrée contre lui. Ca m'a brisé le coeur de penser qu'il faisait ça sans réfléchir.
Il avait dû faire ça aussi avec n'importe quelle femme qui partageait son lit. Et comme moi, elles ont dû ressentir un certain plaisir et de la tendresse que Pascal veuille qu'elle reste collée à lui, même dans son sommeil.
J'ai réussi à me contenir, parce que j'avais failli fondre en larmes.
C'est sorti après. On parlait de tout de rien, Pascal me demandait ce que je voulais faire aujourd'hui. On parlait de tout et de rien, et j'ai éclaté en sanglots, sans raison.
Je n'arrivais pas à m'arrêter. Pascal s'est figé sur place, il ne savait pas quoi faire. Pour moi, c'était l'horreur.
Je crois que c'est la 1ère fois qu'il me voyait vraiment pleurer. Je ne pleure jamais devait personne. Des larmes qui coulent, oui, c'était déjà arrivé. Mais pleurer? Jamais. Enfin, pas que je me souvienne. Là-dessus, ça a toqué à la porte. Panique à bord. C'était Paul qui venait le chercher.
En fait, Emma l'avait envoyé pour voir si Pascal était debout. Pascal et Emma avaient prévu d'aller déjeuner sur les piste, pas à la maison. Comme elle n'osait pas venir frapper à la porte de sa chambre, elle a envoyé Paul. Pascal savait que je n'aurai pas voulu qu'on me voit dans cet état, alors il est sorti.
Je les ai entendu discuter derrière la porte, alors que je pressais mes mains sur ma bouche pour ne pas faire de bruit. Ils sont descendus, et j'ai vu ma tête dans le miroir. A faire peur. Mes yeux étaient tous gonfles. Ça se voyait que j'avais pleuré. Je ne pouvais pas quitter la chambre.
Pascal était parti, donc je pouvais me laisser aller. Je me suis cachée au fond de sa penderie. Dans le coin qu'il n'ouvrait presque jamais. C'était des portes coulissantes, donc, on ne pouvait pas m'enfermer non plus dans l'armoire. Je resterais là en attendant d'être calmée.
Quelle honte... Je me sentais si mal à l'aise d'avoir éclaté en sanglots de manière aussi inattendu... Moi qui aime avoir le contrôle, apparemment je ne l'avais pas. Je me sentais minable. Je ne pouvais pas montrer ma tête, donc pas retourner dans ma chambre. Quelle poisse.
Merde, tout à coup, la porte... Pascal revenait avec Paul sur les talons. Une fois de plus, les mains sur ma bouche, j'ai fermé les yeux, espérant qu'ils ne me trouvent pas là au fond. Ce serait vraiment humiliant. Une pouffiasse qui pleure pour un oui ou un non! Eurk, me comporter comme une minette!
Pascal ne me voyait pas et a pensé que j'étais retournée dans ma chambre. Il semblait un peu perturbé et avait raconté à Paul, qu'il n'avait pas souvenir de m'avoir jamais vu pleurer comme ça. Ça l'avait frappé. Il aurait voulu me prendre dans ses bras, mais a pensé que c'était mieux pas.
Il n'avait pas su quoi faire. Il était même un peu choqué. Il ne savait même pas pourquoi j'avais tout à coup fondu en larmes. Il a essayé de se rappeler de quoi on parlait... rien de spécial. Non, il était paumé, ne comprenait pas. Il a dit que, de me voir dans cet état lui avait brisé le coeur.
Quant ils sont sortis de la chambre, je suis restée là presque 1h. Je n'osais pas sortir de mon trou. trop peur de croiser quelqu'un qui risquerait de colporter des rumeurs en voyant ma tête. C'était la dèche. Pascal est revenu chercher son natel qu'il avait oublié sur la table de nuit, Caro sur les talons.
Je l'avais remarqué et mon natel était toujours sur "mode avion". Pascal a essayé de m'appeler, mais il ne pouvait pas me joindre. Il a trouvé mon natel de mon côté, qui ne sonnait pas. Donc, il savait que j'étais encore dans le chalet. Elle lui a dit que je reviendrais probablement le rechercher.
Ils sont repartis. Quelques hauts le coeur, les larmes s'étaient taris. J'étais plus préoccupée par comment sortir de là en toute discrétion. J'avais l'intention d'appeler un taxi et rentrer chez moi. Je voulais filer en douce, sans croiser personne, ne surtout pas attendre que Pascal rentre de sa journée de neige.
Après avoir passé 3 plombs à passer ma tête sous l'eau froide, puis chaude, parce que je ne me rappelle plus si je dois utiliser du froid ou chaud, j'ai couru à ma chambre pour faire mon sac et filer. Le taxi était là. J'ai fait des essais "sourire et air joyeux", avant de descendre avec mes affaires.
Flûte... Pascal et Caro étaient en bas. Ils m'ont demandé où je m'étais cachée, parce qu'ils m'avaient cherché partout. Pascal m'a demandé où je pensais aller comme ça, quant il a réalisé qu'un taxi attendait devant la maison. Arh, je me suis faite prendre. Je pensais qu'ils étaient sortis!
Pascal a décidé de rentrer aussi. Mais, oh là, je ne voulais pas être coincée pendant plus d'1h dans la même voiture qu'eux. J'avais trop peur que les vannes lâchent. Et je ne savais pas quoi dire. Tout ce que je voulais c'est être loin de tout le monde, seule dans mon coin.
On a tourné en rond, moi à chercher des excuses pour pouvoir me tirer, et lui, Caro aussi, à essayer de me forcer à prendre la route ensemble. Bon, un moment donné de ce duel, il a demandé à Caro de rentrer avec Thomas, parce qu'il voulait qu'on puisse parler sur le chemin.
Wahh, JE NE VOULAIS PAS! Je ne veux pas avoir à parler, à continuer à faire bonne figure. Je voulais qu'on me laisse tranquille. Je voulais partir de mon côté et pas être prisonnière d'un habitacle, aussi confortable et non couteuse que ça pouvait être, je voulais juste me tirer...
Alors j'ai inventé une connerie de famille et lui ai dit que je l'appellerai plus tard... Hum, c'était un mensonge, je ne l'appellerai pas. I just want to be left alone please! Assise à l'arrière du taxi, je me suis sentie soulagée. Je rentre enfin.
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