Dim. 5 Jan 2020 - Mélancolie

Publié le par JaneDo

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Dim. 5 Jan 2020  Mélancolie

Je me réjouissais de voir la journée se terminer et voir enfin tout le monde partir. Je devais tenir. Tenir. Encore quelques heures. Juste quelques heures... Ensuite, je pourrais laisser tomber mon masque de temps à autre. Mais, c'était décidé, il ne saura pas que je les ai vu. A partir de maintenant, je vais les surveiller d'un peu plus près.

Hier soir, dans ses bras, j'ai eu de la peine à réprimer mes larmes. Heureusement que le monde disparaît quant il me fait l'amour, mais tout de suite après, je n'ai pas pu faire disparaître les soupirs, rires, chuchotement, le bruit des baisers, les "je t'aime" que j'avais entendu plus tôt.

Mon cœur brûlait de chagrin, mais j'avais décidé de ne rien dire, de faire semblant que j'étais dans l'ignorance totale.

Et au saut du lit, j'ai remis mon masque. Mes yeux étaient un peu gonflent parce que j'avais pleurer en silence. Aveugle, à ce qui pouvait se passer dans ma tête ou derrière mon sourire, Pascal m'a prise dans ses bras. Il avait l'intention d'aller skier avec les autres et espérait que ça ne me dérangeait pas.

Oh que non! Je n'aurai pas trop à me forcer loin de son regard toujours posé sur moi. Ça me fera des vacances.

Caro est venu tâter le terrain; apparemment Pascal lui aurait demander de partir avec les autres. Elle pensait que ça venait de moi. Caro se demandait si ce n'était pas ma vieille rancune qui refaisait surface. Et bien non, ça ne venait pas de moi, je n'étais absolument pas au courant.

Je ne m'y attendais pas, j'étais vraiment trop surprise. Pourquoi voulait-il tout à coup que Caro s'en aille? Est-ce qu'il se sentait coupable? Trop tard! Ou avait-il deviné que je savais? M'avait-il entendu pleurer le peu qu'il restait de la nuit? Je ne savais pas. Caro persuadée que j'étais à l'origine de la requête, essayait de me persuader de la laisser rester.

Comme j'étais contente de les voir tous partir... J'espérais oublier un peu en ayant pas Caro sous les yeux...

C'était difficile, mais après beaucoup de tendresses, parce que Pascal avait remarqué que j'étais un peu mélancolique, j'ai réussi à mettre un bouchon. Je voulais profiter des moments avec lui. Je ne voulais pas passer mon temps à ruminer comme une idiote, sur des choses que je ne pouvais pas changer.

Je ne voulais non plus pas lui laisser le souvenir d'une bonne femme tristou, morose, ennuyeuse et pleurnicharde. Et carrément pas lui faire de scènes de récriminations et le reste.

Donc, je me suis employée à être comme d'habitude quant on était que les 2. Bien sûr, par moment, je ressentais comme un petit coup de poignard dans le cœur en me rappelant de lui en train de comploter avec Caro. Mais, je suis assez forte pour le balayer de côté et être celle qu'il connait.

C'est vrai que quant on est que les 2 dans une aussi grande baraque, je ressens de la pression, un grand vide. Mais, dans les bras l'un de l'autre, on oublie vite.

On est sorti manger dehors, malgré un frigo toujours bien fourni et des plats en attente d'être réchauffé et mangé. Puis, pris un verre dans un autre Pub que celui qu'on fréquente assidument le week-end. C'était sympa aussi. Étonnamment, c'était plein à craquer.

On adorait se balader main dans la main, ou serrer l'un contre l'autre dans les ruelles de la station. Quant tu as bon chaud dans tes vêtements, c'est agréable d'avoir le visage fouetter par le froid. Comme on avait laissé la voiture juste avant la pente pour retourner au chalet, on a marché. Ça faisait prendre l'air et digérer.

Avant de m'endormir, j'ai réalisé pourquoi j'étais triste; je croyais être la seule que Pascal emmenait dans l'attique...

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