Sam. 4 Jan 2020 - Crève cœur...
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Sam. 4 Jan 2020 - Crève cœur...
Qu'est-ce que j'étais contente d'être là. Contente que Pascal soit rentré plus tôt, être entouré de nos amis et de profiter d'entrer ensemble dans cette nouvelle année pleine de promesses. J'aurai eu trop de peine de le savoir si loin de moi le soir du Nouvel An.
Que ce soit au chalet, tous ensemble, ou à l'extérieur, on s'amuse bien. Le fait qu'on soit beaucoup, ça permettait de choisir ce qu'on voulait faire. Il y avait toujours une bande qui faisait quelque chose qui nous intéressait. Les moments que je préférais étaient quand même ceux qu'on passaient au chalet tous ensemble.
Pourtant, ça m'arrive souvent d'avoir envie de faire une sieste, et là aussi, d'être beaucoup, ça permet de passer inaperçu. Si je ne fais pas de sieste, je cale vers les 22h. Pour pouvoir tenir jusqu'au matin, il me fallait ma sieste.
Pascal et Caro étaient sur les pistes. Après avoir essayé le curling, avec Michael et 3 autres potes, je suis rentrée au chalet pour dormir un peu, avant le branle bas de combat de la soirée à venir. Pour ne pas être dérangée au retour des skieurs, et ne pas être réveillée par Caro, j'ai été dormir dans l'attique.
Après tout, Pascal m'avait dit que je pouvais y aller quant je voulais. J'étais en haut, pas dans le lit du bas. Aucune idée depuis combien de temps je dormais quant j'ai réalisé que je n'étais plus seule. Pascal et Caro s'étaient faufilé dans l'attique et... Ça m'a fait un coup au cœur.
Même après coup, c'est toujours difficile de le coucher sur papier. Me relire me fait mal.
Je ressens toujours le souffle au cœur que j'ai ressenti sur le moment, et les larmes qui me viennent. Pourquoi? J'en sais rien. C'est pas comme si je ne savais pas qu'ils couchaient ensemble. Ou, est-ce parce que j'ai l'impression que c'est dans mon dos?
Caro n'avait pas été vérifier dans notre chambre si j'y étais. Je les entendais parler, je n'avais pas besoin de regarder. Les sons qui provenaient d'en bas était assez édifiants. Ils étaient rentré un peu plus tôt du ski, persuadés que je ne me douterais de rien. pour s'envoyer en l'air.
En les écoutant parlé, j'ai compris qu'ils étaient content de ne pas m'avoir croisé en bas, sinon, ils n'auraient pas pu se retrouver comme ça en secret. Ça m'a fait mal. Ils se couvraient de mots doux, surtout Caro. Elle lui a dit que depuis son retour, elle marchait sur des œufs avec moi. Elle avait tout le temps peur de me braquer.
Ce qui était pire, c'était d'entendre Pascal approuver et lui confirmer que lui aussi... Wahhh, donc il marchait sur des œufs avec moi? L'impression de recevoir 2 claques dans la figure!
Ils ont passés plus d'1h dans les bras l'un de l'autre. Après, ils se sont dépêchés de s'habiller. Pascal allait faire une pause dans sa chambre, pour qu'on ne les voit pas réapparaître ensemble. Caro lui a demandé si c'était une bonne idée d'aller voir si je dormais ou pas.
Pascal lui a conseillé de descendre. Si je n'étais pas en bas, à ce moment là, elle pourrait vérifier dans la chambre.
C'était dur pour moi de les entendre comploter ensemble. Je me suis demandée depuis combien de temps, alors que j'étais dans l'ignorance totale, s'éclipsaient-ils les 2 pour s'isoler dans l'attique. Je rigolais en silence de ma stupidité. Peut-être qu'ils l'avaient toujours fait, et il n'y avait que moi des 3, qui ne me doutait de rien.
Je flottais sur mon petit nuage à croire que je connaissais bien Pascal... et Caro... Et j'étais le dindon de la farce.
J'ai décidé de ne rien dire, de ne rien montrer. J'allais voir comment ils se comporteraient. Si j'aurai pu me douter de quelque chose si je n'avais pas été aux premières loges. Je me sentais raide tout à coup, vannée, ras plat plat. J'étais au bord des larmes et totalement désillusionnée. Un gros trou dans le cœur.
C'était peut-être de ma faute après tout... A trop faire confiance, on fini par regretter...
Il m'a fallu beaucoup de cran pour ne rien dire. Pour me forcer à sourire, rire. Je les observais et ils jouaient les innocents. Rien. Je n'aurai rien deviné. Caro, comme à son habitude était toujours collée vers lui. Et Pascal faisait mine de ne pas trop faire attention à elle.
Parfois ils se souriaient, comme souvent. Je n'avais jamais deviné qu'il pouvait y avoir une raison cachée...
Parfois, je les entendais encore faire l'amour, et le bruit inondait ma tête, et me faisait sombrer dans la mélancolie. Les larmes n'étaient jamais loin. Je devais me concentrer pour me montrer joyeuse et faire la fête comme tout le monde. Pascal m'entourait de son bras, me prenait la main, me souriait. Il était attentionné et... adorable.
Ça, ça me faisait mal aussi, parce qu'on aurait pu lui donner le bon Dieu sans confession. Il avait l'air sincère. Pourtant, je ne devais pas très bien jouer mon rôle, parce que Pascal a demandé plusieurs fois si j'allais bien.
Au moment d'aller se coucher, Caro lui a proposé d'aller se baigner. Là, j'ai failli me trahir. Pascal m'a regardée comme pour me demander mon accord. Je lui ai dis de faire comme il voulait, parce qu'alors, moi, j'irai me coucher dans ma chambre, que je ne me sentais pas trop bien.
Pascal a dû lire dans mon regard que je n'étais pas d'accord. Alors, il lui a fait signe que non.
Caro a bien essayé de me prendre à l'écart pour me demander si elle pouvait venir dormir avec nous, et là, j'ai menti, j'ai dis que Pascal n'était pas d'accord. Elle a paru surprise et déçue. Ça m'a fait du bien. Ensuite, je l'ai empêchée d'approcher Pascal pour lui demander si c'était vrai.
Je trouverais une combine avant demain, pour qu'il le confirme au cas où. Je m'arrangerais aussi pour qu'elle rentre demain. Je ne me sentais pas la force de faire semblant, j'étais anéantie. J'avais la folle envie de rentrer me terrer chez moi. Mais si je faisais ça, Caro resterait avec Pascal. Je me sentais tellement trahie.
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