Dim - 7 août 2022 - Je ne changerais pas d'avis
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Dim - 7 août 2022 - Je ne changerais pas d'avis
Comme tous les hommes, Pascal pensait; "allez, on s'embrasse et on en parle plus"??? C'est sans doute pour ça qu'il s'est donné tellement de mal ce week-end. Il imaginait que ce serait emballé facile en 1 jour. Les mecs franchement!!! Un peu vexée qu'il me croit si facilement manipulable, facile a embobiner, je lui a donné du fils à retordre.
Pascal a tout promis; tout ce que je voulais, je n'avais qu'à lui dire et tout, et il le ferait, qu'il trouvera du temps pour moi, qu'on se verrait plus souvent, etc, etc... No fucking way! Ça m'a énervée. C'est pas parce que je m'étais comportée comme une serpillière jusqu'à maintenant, à courir dès qu'il me siffle qu'il fallait qu'il oublie qui je suis! Non mais!

- Pourquoi avoir attendu que j'en aille plus qu'assez, que finalement, je prenne la difficile décision de te dire que c'était fini, pour... venir me dire qu'on pourrait se voir souvent, que si je le veux? Donc c'est à moi de décider à ta place? Que si je le veux, tu vas aller habiter à l'hôtel ou ailleurs en attendant que Jess parte???!!!! Je comprends pas.
On était sur la terrasse, face au lac, de la très belle terrasse chez ses parents. Il faisait chaud, alors Pascal avait mis en route la ventilation. C'était agréable et nous berçait d'une petite brise, qui faisait oublier le four aux alentours.
- Pourquoi? Pourquoi quand c'est trop tard? Ça me fait comprendre que tu n'avais pas vraiment envi de me voir, puisque tu n'avais rien fait. C'est seulement maintenant que tu trouves le moyen? C'est naze. Le fait que..
- Pas du tout... J'avais envi de te voir, mais... j'avoue que je n'avais pas pensé à tout ça... Que j'aurai pu simplement filer le week-end, et même pendant la semaine... J'y avais juste pas pensé... C'est...
Moi qui pensait l'embêter un peu, puis faire semblant de fléchir! Le laisser croire qu'il avait réussi à me faire craquer! Mais là, je me rends compte qu'il n'avait pas cherché à me voir. Qu'il se foutait pas mal d'être avec moi ou pas. Alors la moutarde est montée, et je n'avais pas envie de lui faire de fleurs. Je serais bien conne, même la Reine des Idiotes, d'accepter de fermer les yeux.
Et quoi? Me montrer tendre? Toute amoureuse? D'un type qui se fiche de ma gueule? Qui se fiche pas mal de me laisser en plan? Qu'il faisait des galipettes avec sa femme, Caro et dieu sait qui encore, pendant que j'attends sur l'étagère du coin qu'il veuille bien m'accorder un peu de son temps? Non merci. La fureur avait trouvé son homme... moi.
- Oui, c'est con... mais ça ne change pas le fait que tu n'avais pas envi de me voir, sinon, tu aurais trouvé le moyen...
Dire qu'on avait passé la nuit à se chercher, à fricoter. Je m'étais sentie maître du jeu. Je l'avais chauffé et laissé sur sa faim. Je n'avais pas l'intention de coucher avec lui. Trop facile. Et heureusement, parce que là, je me sentais stupide, ridicule, humiliée, et sale. Donc, si j'avais couché avec lui, je me sentirais pire.
Je me faisais un point d'honneur à me montrer clame, pondérée. Maitresse de mes sentiments. Aucune larmes, aucune grimace. Je ne voulais pas lui faire le plaisir de montrer que cette distance, cette séparation me faisait souffrir. J'espère qu'il souffrira bien plus pour nous 2. C'était de sa faute si on en était là. Ça, je voulais qu'il le comprenne.
Pascal me suppliait, demandait ce qu'il pourrait faire pour se rattraper, pour me faire changer d'avis. La seule chose qui clignotait dans ma tête, c'est qu'il n'avait pas eu assez envi de me voir pour bouger les montagnes. J'étais en colère. Je l'ai laissé me prendre la main. Même laisser un sourire effleurer mes lèvres qu'il avait si vivement embrassé hier soir.
Mais, le coeur en berne, je le regarder chercher à me convaincre qu'il ferait n'importe quoi pour changer les choses. Mais c'était un peu trop tard. Je ne ressentais pas de pitié. Je ne croyais pas un mot de ce qu'il disait, mais je faisais l'effort de ne pas le lui montrer. Chaque mot qui sortait de sa bouche n'était que mensonge.
Il avait bien trouvé le temps de voir Caro, coucher avec Caro (je le sais, elle me l'a dit), voir Natacha, couché surement avec Natacha, mais moi? Niet... Alors non. Il pouvait continuer à causer, ça creuser encore plus le faussé. Il n'avait pas cherché à me voir plus, donc tout ce qu'il disait me coulait dessus... Bla-bla-bla... continue Pascal, mais c'est inutile... C'est perdu d'avance.
Je voulais le laisser croire que peut-être, après réflexion, je pourrais changer d'avis. Il me fallait juste un peu de temps. Mais en même temps, mais lui rappelait que c'était trop tard. Il aurait dû y penser avant. Il aurait dû faire ces efforts bien avant, quant j'étais encore bête et attendait comme une cloche...
Comme Pascal n'avait pas réussi à avoir ce qu'il voulait, il voulait qu'on reste encore une nuit. Je n'avais rien à perdre, alors j'ai accepté. Je l'ai laissé téléphoner à Thomas pour le boulot.
Thomas lui a rappelé qu'il avait un rendez-vous important dans la matinée. Ils ont encore discuté un moment. Thomas cherchait à savoir où il était. Pascal ne lui a pas dit. Heureusement, sinon, gros risque de voir Jess débarquer avec les gosses!
Mais, oh surprise, il était prêt à faire l'impasse dessus pensant réussir à me faire changer d'avis! Aucune chance. On est sorti manger, je l'ai laissé me prendre la main, me tenir par la main, me faire des bisous dans le cou. J'adore quant il me prend la main, je me suis juste rappelée de clamer ma joie... Il croyait que j'étais aussi facile? Simplette peut-être?
En rentrant, on a traîné sur la terrasse à discuter et boire du vin. J'aime pas le vin.
Cette nuit, je ne savais pas encore si j'allais le laisser fricoter avec moi. Mais une chose est sûre, tintin pour la baise... Dire qu'il me mentir encore, en disant qu'il n'avait pas touché Jess... Lui qui ne tient pas plus de 24h sans baiser! Il me prend vraiment pour la plus grosse tartelette de la planète! Je suis idiote, mais pas à ce point là.
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