Jeu - 03 Déc 2020 - Savoir sans savoir

Publié le par JaneDo

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Jeu - 03 Déc 2020  - Savoir sans savoir

6h chez Didine pour ses paperasseries. En fait, 1 seule lettre sur laquelle on a travaillé pendant 6h! Heureusement que j'avais l'excuse de devoir partir pour aller chez Landi avant la fermeture. Elle a voulu qu'on aille ensemble, parce qu'il y en avait un près de chez elle. Je ne serais jamais arrivée à celle de Moudon à temps!

Natasha, la femme qui lui fait du bureau, est arrivée vers 12h30. Elle est repartie en voyant que j'étais là. Je n'ai atterri chez moi qu'à 20h. Épuisée.

Dire que j'ai promis de passer chez elle pour l'aider 2x par semaine. Ma faute, totale idiote, je me prends moi-même dans les filets qui m'énervent. Toujours été comme ça.

Bon, j'adore ma sœur, alors voilà... J'adore ma famille. Merci mom, merci Dad.

Je suis passée à ma maison pour ramasser quelques affaires et j'ai filé chez Pascal. Je suis peut-être rentrée, mais Pascal ne pouvait pas me toucher. Ça risquait de faire péter ma cicatrice. Je me suis sentie obligée de lui montrer. La vue de la cicatrice, la blessure, l'a fait frisonner.

Depuis, Pascal marche sur des œufs et fait hyper attention même quand il me prend contre lui. Le pauvre, ça me fait rigoler... Il évite de me serrer trop fort, et ne passe plus ses bras autour de ma taille.

Pascal ne voulait pas monter à Gstaad ce week-end. Il pense que sa place est près de moi. Il savait que Thomas m'avait demandé de céder ma place. Je lui ai dis que ça irait. Je sais qu'il adore les sports d'hiver. En fait, les spots tout court. Il aimait être avec ses copains. Loin de moi l'idée de l'en privait.

Pascal dit qu'il n'y avait pas assez de neige pour skier. Contrairement à ce que je pensais, il avait l'air de vouloir passer un week-end en tête à tête, loin de la foule. En autarcie. Que les 2. Tout à coup, il m'a dit qu'il allait demander à Caro de rester, et que je monte avec lui.

Bien sûr, ça m'embêtait un peu de le voir partir avec Caro tout le week-end. En même temps, être seule le week-end, ça me va aussi. En plus, vu mon état, il ne pouvait pas me toucher. J'ai hésité. Il fallait que je réfléchisse. Finalement, je lui ai dit d'y aller sans moi.

En rigolant, je lui ai rappelé qu'on ne pouvait pas faire l'amour pour l'instant, que j'étais sûre que Caro ne se gênerait pas de lui faire des avances. Ça ne l'a pas fait rigoler. Je pouvais lire de la culpabilité sur son visage. Pascal m'a demandé comment je pouvais plaisanter avec ça.

Je lui ai rappelé que qu'on était ensemble, Caro, lui et moi, pendant des années. Que je ne pensais pas que c'était si facile de se séparer après si longtemps. Je ne voulais juste pas qu'on me prenne pour une idiote et qu'on fasse les choses dans mon dos. J'espérais juste qu'ils soient discret.

Je devinais qu'ils étaient "ensemble" à Gstaad. C'est difficile de résister à Caroline. Je sais bien qu'il l'aime toujours. Pascal avait rougi, j'ai fait semblant de ne rien remarquer.

J'ai précisé que j'espérais qu'ils fassent tous les 2 attention, que personne ne puisse deviner ce qui se passe.

Je ne voulais pas passer pour l'idiote de service. Je ne voulais pourtant pas de confirmation. Je lui ai dis que j'aimerai bien qu'ils fassent tout pour que je ne puisse ni le sentir, ni m'en douter non plus. Je sais que c'était difficile. Je voulais éviter de me sentir prise de jalousie.

En me levant pour aller me faire un dernier café, je lui ai dis que je n'étais pas dupe de l'arrivée de Caro tout à l'heure.

Pascal restait tétanisé, la tête basse. Tout à coup, il a dit qu'il avait quelque chose à me dire. J'ai tout de suite devinais qu'il pensait avouer ce que j'avais vu l'autre jour. Je l'ai coupé en lui rappelant que je ne voulais pas de confirmation. C'était préférable d'avoir des doutes. Je préfère.

Je ne voulais absolument pas qu'il m'avoue quoi que ce soit. Sinon, après ce sera l'enfer. Qu'est-ce qui l'empêcherait de me dire en face qu'il allait chez elle. Je ne voulais pas de ça. Je ne pouvais pas l'empêcher de tenir à Caro, ni de l'aimer alors autant fermer les yeux. Tant qu'il agissait normalement avec moi et me chérissait, ça me suffirait.

Je savais très bien que demain, au boulot, il aurait tout le temps de parler avec Caro...

Je ne pouvais rien y faire. Je n'aurai peut-être pas dû en parler sans réfléchir. Je risquais de regretter tout ce que j'ai dis. C'est pour ça qu'en général, je la ferme et réfléchi avant de parler. Là, j'avais peut-être parlé trop vite.

Je voulais tellement me montrer cool, que j'ai peut-être moi-même tiré la flèche dans mon propre coeur. Quelle tarte!

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