Jeu - 17 Nov 2022 - Tête à tête
______________________________________________________________________________________________________________________
Jeu - 17 Nov 2022 - Tête à tête
Pascal m'attendait à l'intérieur. Mon coeur tapait à fond, et quant je l'ai vu, j'étais près de l'évanouissement. Il me plait toujours autant et fait battre mon pauvre petit coeur. Il souriait et discutait avec la serveuse qui lui souriait d'un air béat. Oui, c'est vrai c'est un beau mec classe. Il s'est levé à mon arrivée pour me tirer ma chaise. J'ai souris, incapable de parler.
Pascal était souriant et semblait détendu. J'espère que ce n'était pas juste une façade avant de me porter l'estocade!
Les questions se bousculaient dans ma tête. On avait tellement de choses à se dire, qu'au début, on se marchait dessus et parlait en même temps. On a dû se calmer pour pouvoir enfin aligner 2 mots. Je fondais devant ses yeux verts, son sourire ravageur. Aïe, pourvu qu'il n'aille pas me réduire en miettes avec ses mots... Je l'aimais tant... Tellement fort...
Pascal m'a demandé si j'en étais sorti de mes anniversaires. Il savait que j'avais une grande famille, et que ce mois-ci les anniversaires se comptent par 2. C'est-à-dire, 2 le même jour; 1er nov. Dania et Maël, 10 nov-Nat & Khélia, 13 nov-David et David (neveu d'Aurore), 30 nov-mon frère et ma nièce Lilice.
Et encore quelques individuels entre 2... Lourd mois, autant financier que pour les festivités!
Je crois que la Natacha de notre groupe a aussi son anniversaire. Me rappelle pas, mais j'ai rien demandé. Je brulais de lui demander pourquoi il avait voulu me voir, mais je n'osais pas. Du coup que je l'obligeais à me flinguer en plein coeur. Donc, je n'ai rien dit. Pascal souriait et j'avais l'impression qu'il me faisait du charme.
Mais, si ce n'était pas le cas, et qu'il comptait m'achever avec le sourire... Je me méfiais... C'est pas son genre, mais qui sait!
Bon, impossible de me retenir complètement. Enfin, les mots sont sortis tous seuls en fait. Dès que j'ai prononcé le nom de Thomas, Pascal a froncé les sourcils et il a dit qu'il ne voulait pas en parler. Il ne voulait pas parler de ça, qu'il avait juste voulu me voir. Raaaah, mais maintenant que j'avais tout gâché, impossible d'ignorer notre problème...
Pascal a fermé les yeux en poussant un gros soupir. Merde. Merde et merde. Que je suis CONNE. J'aurai dû le laisser en parler en 1er, si c'est ce qu'il cherchait. Pourquoi aller scier moi-même la branche sur laquelle j'étais perchée? Non mais, non! Je me flagellais de l'intérieur. Je n'arrivais pas à croire que j'étais aussi tarte.
Tu m'as dis qu'il ne s'était rien passé... J'sais pas, j'ai de la peine à le croire... Oui, je sais, pourquoi? Parce que Thomas, après avoir aussi dit qu'il ne s'était rien passé, a voulu savoir quelques semaines plus tard, si on avait rompu. Je n'ai pas eu le temps de répondre, qu'il m'a fait clairement comprendre, que si on avait rompu, je n'allais pas lui en vouloir de faire de toi sa maîtresse... Pascal a plongé son regard verts dans mes yeux, J'avais envi de lui tordre le cou... J'étais furieux.
Je voyais bien qu'il fulminais. J'étais un peu surprise que Thomas ait dit un truc pareil. Mais, c'est vrai que... Bref. Après un petit silence pour se calmer, Pascal m'a dit que là, il s'est dit que, forcément, il s'était passé quelque chose entre nous.
Puis, il s'est demandé si je l'aimais vraiment. C'était plus comme s'il se parlait à lui-même... Nos regards ont croisés le fer...
Pascal était certain que je savais pertinemment qu'il allait très mal le prendre. Que je savais qu'il n'arrivait pas à le digérer. Pour lui, c'était comme si Thomas lui avait volé quelque chose. Avec quelqu'un d'autre, il aurait pu arriver à passer dessus, mais pas Thomas, Paul, Michael, des personnes qui savaient à quel point il m'aimait. Ça le blessait terriblement. Il avait perdu confiance.
Il était aux États-Unis env. 4 mois, et entre temps, d'après ce qu'il apprend et réalise, je tournais si facilement la page. Ha, il n'est plus là, hop, on change d'homme. Il m'a demandé carrément si je l'aimais vraiment, mais alors que j'allais lui répondre, il a dit qu'il ne voulait pas parler de ça.
En fait, Pascal ne voulait pas entendre ma réponse. Pascal a répété qu'il voulait seulement me voir, passer une bonne soirée ensemble, et voilà qu'on remet ces histoires sur le tapis. Il voulait qu'on parle d'autres choses. Puis, inconstant, il m'a demandé si j'avais aussi envie de le voir, ou si c'était seulement lui.
Je ne savais pas quoi dire. Heureusement qu'il me connait, parce que je n'ai jamais été très loquasse. Pour éviter de dire des bêtises, je préfère réfléchir avant d'ouvrir la bouche. Autant garder le silence. On a essayé de parler d'autres choses, mais Pascal tenait à savoir pourquoi je n'avais jamais utilisé la carte du "Time Out or Break".
Si j'avais eu envie d'être prêt de lui, il l'aurait senti ou j'aurai utilisé notre carte de "pause". Mais au contraire, je l'avais évité, je ne l'approchait pas, ne lui parlais pas. S'il m'avait manqué autant que je lui avais manqué, j'aurai utilisé cette carte. Il aurait préféré qu'on ne parle pas de tout ça.
Pascal ne l'a pas dit, mais il pensait certainement que j'avais gâché la soirée. On a essayé de parler d'autre chose, mais je voyais bien sur son visage, dans ses yeux, qu'il ne pensait qu'à ça. Comme on avait fini de manger, il ne m'a pas proposé d'aller faire un tour, et clair, je voyais qu'il voulait s'en aller.
Mais qu'est-ce qui m'a pris de parler de Thomas bordel... Quant on commence à faire des conneries, on arrête plus... C'est vrai que j'aurai pu utiliser cette carte de "pause", mais la vérité, c'est que je n'y avais pas du tout pensé! J'étais tellement obnubilé par ma terreur, par la rupture, que... J'étais impardonnable. Et maintenant qu'il en avait parlé... Je n'oserais pas l'utiliser...
______________________________________________________________________________________________________________________