Lun - 10 août.2020 - Son anniversaire
______________________________________________________________________________________________________________________
Lun - 10 août.2020 - Son anniversaire...
Toute excitée, j'avais réservé dans un des meilleurs restaurants de la côte. Je voulais que Pascal puisse goûter quelque chose de spécial. La spécialité de ce restaurant ce sont les Malakoff; pommes-de-terres au fromage. C'est un pur délice, et je suis certaine que Pascal n'en a jamais mangé. C'est servi avec des pavés de bœuf, tendre à souhait.
Le bœuf, bien bien cuit pour moi, j'en aurai bien repris un autre, mais, mon estomac n'aurait pas supporté.
Pascal a adoré. Pour le désert; des fruits et un gâteau d'anniversaire (genre gâteau de mariage). Le désert, hum, c'était peut-être plus pour moi. J'avais choisi le gâteau, parce que j'adore. Et c'était à tomber les chaussettes. C'était plus que bon.
Si sa présence ne me rendait pas nerveuse, j'aurai pu dévorer plus de la moitié du gâteau.
Après, on a été sur Rolle, pour faire une petite balade au bord du lac, question de digérer un peu aussi. Puis, pris un verre sur la terrasse d'un Pub, avant de rentrer. C'est lundi, donc on ne pouvait pas traîner dehors toute la nuit. Pascal voulait que je reste dormir chez lui, mais, je savais que Caro risque de le prendre mal.
Je sais qu'elle l'attendais chez lui. On s'était parlé plus tôt. Par correction, je l'ai prévenu qu'il passait la soirée avec moi.
Pascal lui avait pourtant dit de ne pas l'attendre, et qu'ils se verraient le lendemain. Mais, je connais Caro! Pascal a tellement insisté, que pour finir, je l'ai laissé me convaincre.
Après tout, c'était son anniversaire. J'étais curieuse de voir ce qu'il allait faire en la trouvant plantée là à l'attendre, alors qu'il ne rentrait pas tout seul.
Caro n'a pas été enchantée de me voir. Je lui avais dis qu'on mangeait seulement ensemble et que je ne pouvais pas dormir chez lui, parce que j'avais mon neveu à la maison. J'étais un peu embarrassée. Je crois qu'elle a dû penser que je le faisais exprès. Pascal l'a raccompagnée un bout.
Restée seule, j'ai vu son petit paquet cadeau, les bougies sur la table à manger, le gâteau d'anniversaire, les ballons en forme de cœur accrochés aux chaises autour de la table, etc. Ciel, elle a dû être tellement déçue. Je me suis sentie un peu mal de lui faire un coup pareil. Je me demande ce qu'elle lui a offert...
Je lui ai offert une cravate et pince à cravate, gravé de ses initiales. Pas très originale! J'hésitais avec un porte-clés gravé de nos initiales aussi. Puis, j'ai décidé que ce serait pour Noël ça. J'ai vu dans une série que la cravate avait une signification symbolique; l'envie de lui nouer la corde au cou, le posséder, le faire mien...
Voilà pourquoi je lui ai offert une cravate; lui rappeler qu'il m'appartient, que je lui appartient...
Samedi soir, j'ai fait mon apparition au restaurant-bar- terrasse où Thomas et quelques amis avaient invité Pascal pour son anniversaire. C'est un restaurant asiatique au bord du lac, avec lanternes et tout le folklore asiatique. Je connais le restaurant, mais je n'y avais jamais mis les pieds.
Parce que c'est trop cher. Trop cher pour ma bourse. J'avais parlé avec Thomas, donc je connaissais un peu le programme. Vers les 23h, ils lançaient des ballons auxquels on accroche ses vœux. Une coutume asiatique. Je voulais être là-bas avant. J'avais passé toute la journée à me reposer et me préparer pour faire mon entrée en scène.
Comme je connais l'endroit, je pouvais les voir, et j'ai attendu qu'ils aient terminé de manger et qu'ils passent au bar pour débarquer. J'avais laissé ma voiture au parking du Théâtre.
Pascal me tournait le dos, et Michael a été le 1er à me voir arriver. Je pense qu'il a dû dire mon nom à haute voix et Pascal s'est retourné. Mon cœur a fait un bond dans ma poitrine. Ciel, je l'aime ce type. Je le trouve tellement beau. Je n'arrive toujours pas à réaliser qu'il fait partie de ma vie. Je suis toujours sous son charme et mon cœur avec.
En quelques enjambées, il était là, devant moi, avec son sourire à faire tomber les chaussettes. Il m'a serré dans ses bras, là, au milieu du restaurant, entre les tables. Ce qui fait que tout le monde s'est mis à regarder.
Pas une très bonne idée, mais bon!
J'ai senti mes jambes se dérober. J'avais envie de lui passer les bras autour du cou, l'embrasser, me serrer encore plus fort, mais je n'ai pas osé.
Pascal a chuchoté à mon oreille que je lui avais tellement manqué. Qu'il n'arrivait pas à croire que j'étais là. Puis, son beau visage et ses beaux yeux verts m'ont demandé si j'allais bien. Mais ça ne demandait pas de réponse. C'était une évidence que c'était fini avec ce virus, sinon, je ne serais pas là.
Je frissonnais un peu. Pas parce que j'avais froid, non, c'était d'entendre sa voix caressante et ses mains autour de mon visage. Je me sentais comme une petite chose mignonne qu'il adorait. Pascal m'a à nouveau serré contre lui. A l'oreille, il m'a demandé si j'avais envie qu'on se casse d'ici, rien que les 2.
Puis, il m'a prise par la main et m'a ramené au bar vers les autres.
Thomas, toujours aussi expansif, m'a fait un gros bisous et m'a aussi serrée dans ses bras, en disant comme il était content de voir que j'allais bien. Pour les autres, j'ai fait un signe pour dire bonsoir. Je ne voulais pas me mettre à faire la bise à tout le monde.
Il ne fallait tout de même pas oublier que le Covid-19 rôde toujours.
Bekky et Caro sont venus me prendre par les bras, et j'ai été séparée de Pascal. Toujours avec le sourire, il ne me quittait pas des yeux. Je lui ai rendu son sourire. Mais, snif, j'aurai voulu rester vers lui. J'aurai voulu lui laisser ma main. J'aime quant il me tient par la main. Je crois que ma main est un canal érotique.
Je sais d'emblée, si un mec me prend la main, si j'ai envie de coucher avec lui ou pas.
Si je ne ressent rien, c'est clair qu'il ne se passera jamais rien avec, point. Je crois que mes sentiments passent par ma main! Bizarre, non?! Le sourire d'abord, la main ensuite. Parfois le sourire passe, mais le contact par la main, je sais où j'en suis direct.
Pascal m'a embarquée chez lui. On n'en a pas discuter, cela semblait couler de source. Encore une nuit au 7ème ciel...
Le lendemain, j'étais un peu surprise de voir ma voiture parquée devant. Je l'avais carrément oubliée. Quant j'ai posé la question à Pascal, j'ai compris pourquoi il m'avait demandé mes clés. Ils avaient prévu des chauffeurs pour les reconduire après une soirée certainement arrosée.
Mais puisque j'étais là, Pascal a demandé à un des chauffeurs de ramener ma voiture à la place.
Thomas me trouvait superbe avec ma perte de poids. Perte de poids due à la maladie. Mais, moi, j'enviais les formes de Caro, parce que Pascal adore les femmes enrobées. Bon, on ne peut pas dire que j'étais plate, loin de là, mais pas assez enrobée. Pas assez voluptueuse. Pourtant, Pascal n'a rien dit.
______________________________________________________________________________________________________________________