Lun - 22 Nov.2021 - Confrontation (2)
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Lun - 22 Nov.2021 - Confrontation (2)
Pascal pensait que j'étais fâchée contre lui, probablement parce qu'il avait passé la soirée ailleurs. J'avais soigneusement évité d'en parler. J'aurai pu pourtant. Il a dit qu'il avait voulu y aller, et ne le regrettait pas. Il estimait n'avoir rien fait de mal. C'était sympa, et il ne voyait pas pourquoi il aurait dû se sentir coupable.
Il avait simplement oublié l'heure. Même s'il avait peut-être pensé qu'ils auraient dû nous rejoindre au Bar comme promis, personne n'a eu envi d'abréger la soirée, et il avait eu envi de rester.
- Tu n'avais pas envi de passer la soirée avec moi?
- Si, mais j'avais aussi envi de rester. Je n'allais pas détaller juste parce que tu n'étais pas là...
- Tu aurais pu me demander de vous rejoindre?
- Pourquoi? J'aurai dû me sentir coupable? Il a penché la tête sur le côté, me fixant toujours. Je ne me suis pas senti coupable.
J'ai pensé; "oui, tu aurais dû te sentir coupable". Mais, une fois qu'il m'a rappelée le nombre de fois où je suis sortie de mon côté, avec les filles, JD, son pote, et autres... Je n'étais pas rentrée ventre à terre, parce que je me sentais coupable. Parfois, je n'étais pas rentrée du tout, et avait été, soit-disant, dormir chez moi, ou chez Caro, ou...
Bref, Pascal ne se sentait pas coupable et estimait n'avoir rien fait de mal. Et à la réflexion, Pascal avait raison, je ne pouvais pas lui lancer la 1ère pierre. J'étais surprise qu'il se souvient si bien de tout ça, des fois où je l'avais un peu oublié. Je n'avais jamais pensé que je faisais quelque chose de mal.
Euhm, en fait, Pascal avait raison... C'est vrai que javais fait la même chose. Et pas qu'une fois. Ces soirs là, je passais une bonne soirée, ou n'avais pas eu envie de partir. Je n'avais pas ressenti de culpabilité, et n'avais pas coupé court à ma soirée, juste parce qu'il n'était pas là. Pascal n'avait pas tord, mais j'étais contrariée qu'il se soit amusé sans moi.
Avec ma tête de petite fille prise en faute, j'ai fini par reconnaître qu'il n'avait pas tord. Que j'étais probablement jalouse qu'il se soit amusé sans moi. Il m'avait manqué. Caro nous regardait en essayant de se rendre invisible. Apparemment, elle n'avait pas envie de partir de là. D'ailleurs, on avait fini par l'oublier, jusqu'à ce qu'elle dise qu'il aurait dû se sentir coupable.
Elle a aussitôt regretté d'avoir parlé, m'a jeté un regard affolé, parce que Pascal lui a demandé de partir. J'ai détourné les yeux. C'était lâche. C'était horrible de la laisser en plan, elle était aussi concernée. Caro avait elle aussi ressenti le même sentiment d'abandon. Elle pouvait rester.
Pascal nous a raconté son vendredi et samedi soir en gros. Aucune des filles n'auraient osé se jeter à sa tête. Donc, ils n'ont fait que discuter, alors que Michael... ben, Michael faisait ce que Michael voulait. Ça ne le regardait pas. Il savait parfaitement que celle avec qui il a plus discuté, attendait que ce soit lui qui fasse quelque chose.
Donc, il savait qu'il était tranquille. Pas de baisers, d'attouchements, rien. Il nous a assuré qu'il n'avait rien fait qu'il ne puisse raconter.
Ok, je voulais bien le croire. Je pense que c'était pour ça qu'il avait tenu à ce qu'on discute. Pascal n'avait rien à se reprocher. Donc, il ne cherchait pas à me jeter, ni à me culpabiliser, ou à provoquer une dispute. Ouf. J'avais tout faux et je m'étais fait des films. Et si j'étais rentrée, j'aurai passé la semaine à baliser et à imaginer des choses.
On a parlé de notre expérience "week-end", et admit qu'on s'était fait chier parce qu'il n'était pas là. Ça l'a amusé et fait rigoler; "Alors je vous ai manqué, hein?". Pascal a semblé perplexe que je veuille rentrer chez moi, mais j'avais dis à Caro que je lui laissais le champ libre. J'étais encore tendue, et aussi, j'ai prétendu que je devais vraiment me lever demain matin.
Ben, ils n'ont pas attendu longtemps avant de se jeter l'un sur l'autre... On dirait qu'ils attendaient juste que je tourne les talons!
Ils s'entendaient si bien, qu'une vague de jalousie m'a douchée. Je ne pouvais pas les regarder et conduire. Tant mieux. Mais je les entendais. Leurs soupires et le reste me tordaient l'estomac. Je devinais leurs baisers, ses mains qui caressaient son corps. Ce n'était pas moi.
Pourtant, je devrais avoir l'habitude depuis le temps.
Pendant tout le trajet, ils n'ont fait que s'embrasser et baiser. Presque non-stop. A la maison, je me suis enfermée dans ma chambre pour les écouter discuter avant de s'endormir. Caro lui a fait le reproche de nous avoir abandonnée. On allait au chalet pour être ensemble, et il est parti avec un autre groupe. Pas cool. Pascal l'a fait taire en l'embrassant. Il l'appelait Babe, comme moi.
Et ils ont remis ça... Mais bon, cette fois, après l'amour, ils n'ont pas mis long à s'endormir. J'aurai voulu être à la place de Caro!
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